OBSTRUCTION DU JABOT
la journée un endroit chaud, comme une étable, un tas de fumier, leur ardeur génésique ne diminue pas avec les premiers froids. Sur la glace où ils poursuivent les femelles,, elle se consume en velléités. Leur appendice reproducteur, en contact fréquent avec la glace et l'eau glacée, se trouve plus ou moins gelé et il n'est pas rare de le voir rester pendant extérieurement. Il est facile de Je refouler doucement à sa place après l'avoir huilé ; mais, que la congélation n'ait été que partielle, ou qu'elle soit totale, la faculté reproductrice n'en est pas moins le plus souvent abolie. Cet accident est la cause fréquente de la stérilité chez les canards.
Congestion apoplectique.
Elle se produit quand, après avoir soumis les animaux à une longue course pour les attraper, on leur met la tête en bas. Elle a encore pour cause une alimentation très riche et échauffante qui amène de l'embonpoint. On la voit encore se produire sous l'influence des fortes chaleurs de l'été.
Une saignée faite au moment même où se produit la congestion, par une grande incision de la crête ou des barbillons, peut empêcher une terminaison fatale.
Obstruction du jabot.
L'obstruction du jabot est le résultat de l'ingestion en grande quantité d'aliments secs ou de feuilles vertes dont l'entassement provoque l'inertie des parois musculaires.
Elle est assez fréquente chez tous nos oiseaux domestiques et a presque toujours pour cause une privation momentanée de nourriture ou un jeûne prolongé, résultat d'un long voyage, d'une séquestration accidentelle, ou d'un oubli de ceux qui sont chargés de pourvoir à l'alimentation. Les animaux se jettent alors avec voracité sur la nourriture qu'on leur offre et le jabot fait l'office d'un sac inerte.
On évite l'obstruction du jabot en donnant aux oiseaux ayant ainsi jeûné ou qui ont besoin d'apaiser une faim extraordinaire une nourriture très aqueuse et non fermen-
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tescible sans aucune boisson. Le pain mouillé est la meilleure de toutes dans ce cas.
Lorsque Fobstruction du jabot s'est produite, on peut essayer •de la traiter en malaxant Torgane très légèrement après avoir fait prendre à Tanimai une petite cuillerée d'huile. L'incision •dans le sens de l'œsophage est, le plus souvent, le seul traitement efficace. 11 n'y a aucun danger à la pratiquer. Après avoir vidé le jabot, on recoud la plaie avec du gros fil. 11 suffit ensuite d'humecter la plaie pendant plusieurs jours avec de l'eau crésylée à 5 p. 100 ou contenant tout autre antiseptique. Il y a lieu de ne donner pendant ce temps, pour que la •cicatrisation soit rapide, qu'une faible quantité d'une nourriture ayant peu de consistance.
Empoisonnements,
On a signalé des cas d'empoisonnement chez nos oiseaux domestiques dus à la graine de nielle (Agrostemma Githago), à des gesses etvesces sauvages, à la mercuriale, au seigle ergoté, ^ux feuilles d'if, de cytise, de ciguë, de muguet.
Ceux qui se sont livrés à l'autopsie d'oiseaux que l'on sup- {posait empoisonnés ont toujours tendance à attribuer à une •des matières retrouvées dans le corps des animaux la cause •de leur mort ; aussi la liste des graines et plantes soi-disant vénéneuses est-elle longue î Si toutes celles signalées notamment par Gornevin, qui fait autorité en la matière, étaient aussi vénéneuses qu'il le dit, les cas^ d empoisonnement seraient assurément plus fréquents qu'ils ne le sont. L'ingesttion de feuilles vertes quelconques par les canards et les oies [provoque souvent par son abondance la mort des animaux. Celle-ci résulte bien plutôt d'une obstruction amenant une fermentation que d'un empoisonnement proprement dit. Les graines vénéneuses ne sont réellement à craindre pour les oiseaux de basse -cour que lorsqu'elles sont réduites en farine; la nielle des blés, le seigle ergoté, les gesses et vesces sauvages sont celles qui doivent être surtout rejetées de la mouture.
Les empoisonnements accidentels par ingestion de pâte phosphorée destinée à tuer les rats sont faciles à éviter.