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EMBALLAGE DES PRODUITS

vertébrale. 11 s'arrête dès qu'il sent, sous le pouce droit, uir petit craquement indiquant la rupture des vertèbres ; un battement d'ailes, et c'est tout ; le poulet n'a plus ensuite que quelques mouvements réflexes nerveux. Il se produit alors unphénomène assez curieux : sous l'influence de cette rupture, tout le sang afflue vers la tète et forme à la gorge une poche de la grosseur d'un petit œuf, sans qu'il s'en écoule une seule goutte par le bec ; et, sauf cette partie qui prend une teinte violacée assez désagréable, toute la chair du corps est à peu près aussi blanche que si le poulet avait été saigné.

« Les marchands de volailles anglais prétendent que cette méthode a l'avantage de ne pas faire de plaie et de favoriser ainsi la conservation des poulets pour les transports.

« Sans contester cet avantage, nous préférons la méthode française avec laquelle on nous envoie aux Halles de Paris des poulets magnifiques et tout aussi appétissants que ceux des meilleurs marchés de Londres. »

Emballage des produits.

Les œufs peuvent être expédiés de façons très différentes suivant les quantités à transporter. Tandis que l'emballage de vingt, cinquante ou tent œufs nécessite des caisses relativement solides et l'isolement de chaque œuf, celui de 25 à 30 kilogrammes d'œufs réunis ensemble peut être plus sommaire. Le volume et le poids des colis obligent alors en effet à les porter et déposer dans la position où on les a pris, tandis que les petits colis sont fréquemment jetés ou placés dans des positions variables.

Pour de faibles quantités d'œufs à transporter par chemin de fer, il n'y a que deux sortes d'emballages qui conviennent : la caisse en bois, où l'isolement des œufs est fait avec de la sciure de bois, et la caisse en carton ondulé divisée en petits compartiments.

Dans le premier cas, la sciure de bois ne doit pas être humide, ni provenir d'essences pouvant donner une odeur quelconque aux œufs. La sciure de peuplier et celle de sapin du Nord conviennent bien. 11 est nécessaire qu'elle soit bien

UO COiNDITIONS ÉCONOMIQUES DE L'AVICULTURE.

Jtassée avec les doigts et que les trépidations au cours du voyage ine puissent occasionner un nouveau tassement.

Les boîtes en carton ondulé, que l'on fabrique à très bon •marché depuis quelques années, ne nécessitent l'emploi 4'aucune substance isolante. Les œufs sont simplement placés un à un dans les compartiments qui y existent. Par mesure -de précaution, on les enveloppe parfois de papier. Cet eml)allage est assurément celui qui convient le mieux pour des envois directs et réguliers aux consommateurs, car il peut servir un assez grand nombre de fois sans être aucunement abimé et ne nécessite qu'une main-d'œuvre très «réduite.

Pour les expéditions de grandes quantités aux Halles de Paris et sur les grands marchés de Londres, le producteur a toujours avantage à se conformer aux habitudes commerciales et à adopter les emballages ordinairement employés.

A Paris et à Londres, les caisses contenant 720 œufs (six gros cents de 120) ou 1440 œufs sont les plus communes. Celles de 720 ont 0™,90 de longueur, 0™,40 de largeur et O™,40 de hauteur. Celles de 1 440 œufs ont une double séparation centrale permettant de les scier en deux et d'en faire immédiatement deux caisses; elles ont 1",90 de longueur, 0"»,45 de largeur et 0™,28 de hauteur.

Les œufs n'y sont séparés les uns des autres que dans le sens de la hauteur, c'est-à-dire qu'ils y forment plusieurs lits séparés les uns des autres par de la paille d'avoine, de blé ou de seigle. Le foin est proscrit parce qu'il peut donner un goût particulier aux œufs; il en est de même de la sciure et de la menue paille, qui ont en outre l'inconvénient de se tasser au cours du voyage.

On emploie encore fréquemment des boîtes contenant 500 ou 1 000 œufs, ainsi que des cageots en bois et en osier.

L'emballage des volailles vivantes destinées àla consommation se fait généralement dans tous les pays en cageots plats à claire-voie sur leurs faces latérales. Les barreaux d'osier ne doivent pas y être écartés de plus de 2 centimètres pour que les volailles ne puissent passer leur cou au travers. Le fond et le couvercle doivent être tressés assez serré pour

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qu'aucune saleté ne puisse lomber d'un cageot dans un autre, lorsqu'ils sont empilés les uns sur les autres.

Leur hauteur varie de 0»,30 à 0»,35 ; elle doit être réduite suivant la grosseur des poulets par une litière plus ou moins abondante de paille, dans le but de les forcer à rester accroupis et de les empêcher ainsi de se battre.

Les volailles destinées à la reproduction doivent être emballées tout différemment. Elles doivent avoir de l'aisance et ne pouvoir s'abîmer mutuellement. Les mâles doivent autant que possible être séparés des femelles et voyager isolément. Pour réduire les frais de transport, étant donné surtout l'espace dont chaque bête doit disposer, il faut employer des caisses légères ou des paniers à claire-voie que l'on munit intérieurement de toile.

Quant aux volailles tuées et plumées, elles sont généralement placées sur de la paille dans des cageots plats identiques à ceux employés pour le transport des volailles vivantes. On les met au plus sur deux rangs superposés, les unes à côté des autres.

La forme et les dimensions de ces cageots varient beaucoup suivant les pays. La vente en gros se faisant généralement par demi-douzaine, notamment aux Halles de Paris, on facilite beaucoup les opérations sur le marché en emballant les volailles tuées par six, douze, dix-huit ou vingt-quatre.

On a beaucoup recommandé depuis quelques années d'imiter les expéditeurs canadiens, qui emploient des caisses hermétiquement closes et y placent les volailles tuées les unes à côté des autres et enveloppées de papier blanc. Nous estimons que ce mode d'emballage n'est avantageux qu'autant que les colis doivent séjourner pendant quelque temps dans une chambre frigorifique.

Débouchés.

Pour obtenir la plus forte rémunération possible de son travail, le producteur doit se livrer à une étude constante des débouchés.

11 ne doit pas ignorer que certaines qualités sont plus recherchées en un endroit qu'en un autre et que les prix

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baissent ou diminueni invariablement à certaines époques* Ainsi les œufs de poules à coquille colorée se vendent en moyenne à Londres 2 francs de plus le cent que les œufs à coquille blanche. Par un simple triage, il est facile de profiter de cette différence, si les cours sont les mêmes à Paris et à Londres, puisqu'à Paris on ne tient aucun compte, dans le commerce de gros, de la coloration des œufs.

Aux Halles de Paris, l'ouverture de la chasse provoque une baisse très sensible sur le prix des volailles. Par contre, les fêtes de Noël, à Parîs et surtout à Londres, sont la cause d'une augmentation assez forte des prix. Cependant, depuis quelques années, elle est moindre, parce que la plupart des producteurs, connaissant cette cause de plus value, ont fait de nombreux envois pour cette date.

Les variations qui se produisent dans l'offre et la demande sont aussi très importantes à connaître pour le producteur. Comme pourla plupart des denrées, les prix d'achat et de vente en campagne subissent l'influence ou résultent même des cours sur les grands marchés. On ne saurait les apprécier exactement sans connaître tout d'abord les conditions de vente.

Vente des œufs aux Halles de Paris.

Les ventes en gros aux Halles centrales sont régies par la loi du 11 juin 1896 et par les décrets des 23 avril 1897 et 27 juillet 1898. Elles sont opérées par des mandataires inscrits au Tribunal de commerce après enquête et avis du Préfet de police.

Les mandataires ont un cautionnement déposé à la caisse municipale et sont responsables envers les expéditeurs des marchandises que ceux-ci leur ont envoyées. Leurs opérations sont soumises au contrôle de la Préfecture de police.

Tout expéditeur de marchandises aux Halles peut, pendant un délai de trois ans, transmettre à cette Administration, aux fins de vérification, les volants ou bordereaux de vente qui leur ont été adressés par les mandataires.

La Préfecture de police fait afficher chaque jour dans les marchés de gros, après la clôture des ventes, le cours atteint par chacune des espèces de denrées.

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