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VENTE DES ŒUFS ET DES VOLAILLES EN ANGLETERRE

Les départements contribuant le plus à Tapprovisionnement de Paris en volailles sont, dans l'ordre de leur énumé ration, pour les :

Poulets. — Eure-et-Loir, Ain, Côte-d'Or, Eure, Loire-Inférieure, Seine-et-Oise, Saône-et-Loire, Indre-et-Loire, Loiret.

Dindes, — Eure-et-Loir, Loiret, Indre, Cher, Loir-et-Cher, Orne.

Oies. — Sarthe, Eure-et-Loir, Vienne, Indre, Cher, Loiret.

Canards. — Loire-Inférieure, Vendée, Sarthe, Eure-et-Loir, Loiret.

Pigeons. — Saône-et-Loire, Somme, Nord, Pas-de-Calais, Jura.

Les arrivages de l'étranger sont relativement peu importants. Les pigeons d'origine italienne en forment la plus grande partie.

Vente des œufs et des volailles en Angleterre.

A Londres et dans toutes les grandes villes d'Angleterre, la vente en gros de toutes les denrées agricoles se fait par l'entremise de commissionnaires qui ne sont pas tenus au dépôt d'un cautionnement et qui louent leurs emplacements à la semaine. 11 y a donc lieu pour les expéditeurs de ne s'adresser qu'à des maisons de commission oJGTrant des garanties. La commission perçue est généralement de 5 p. 100.

L'Angleterre offre un débouché d'une importance extraordinaire pour les produits avicoles. Elle a importé, en 1902, 2.269.358.000 d'œufs représentant une valeur de 158 millions de francs. En 1863, elle n'en importait que pour 20 millions de francs; en 1873, 58 millions ; en 1883, 68 millions ; en 1893, 96 millions, et en 1903, 167 millions.

Défalcation faite des envois italiens que la douane anglaise met au compte de la France, notre exportation d'œufs en Angleterre ne s'est élevée en 1903 qu'à 11900000 francs, contre 14240000 en 1900 et de 20 à 24 millions de 1887 à 1893.

Les principaux pays qui approvisionnent l'Angleterre en œufs sont, par ordre d'importance : la Russie, pour 47 mil-

lions de francs en 1903 ; le Danemark, pour 41 millions ; l'Allemagne, r Au triche-Hongrie, la Roumanie, pour 25 millions ; la Belgique et Fltalie, pour li millions ; la France et lltalie, pour 16 millions; le Canada, pour 5 millions; enfin l'Egypte, le Maroc, les États-Unis, la Hollande et l'Espagne, pour 12 millions.

Notre exportation d'œufs en Angleterre a donc fortement diminué pendant ces dix dernières années, malgré l'accroissement de la demande. Bien qu'il faille attribuer une partie de cette diminution à notre organisation commerciale défectueuse, à la façon dont nos produits sont présentés, à l'élévation de nos tarifs de transport, il faut reconnaître que cela résulte aussi de l'augmentation de notre consommation. Notre production a augmenté, mais n'a pas répondu suffisamment à la demande.

L'Angleterre offre aussi un débouché assez grand à nos volailles, puisqu'elle en a importé environ 30 millions de francs en 1903. A vrai dire, nos produits ne sont pas concurrencés par ceux de l'Italie, du Danemark, de la Russie, de la Hongrie, du Canada et de l'Australie, dont la qualité n'est pas comparable à celle des nôtres. Us n'ont à lutter qu'avec ceux de l'Angleterre elle-même et de la Belgique.

Nos envois y diminuent cependant d'une façon constante. De 3442000 kilogrammes que nous expédiions en 1896, nous n'avons envoyé que 2069000 kilogrammes en 1902.

Importations et exportations françaises.

Rien ne rend mieux compte de l'importance de la consommation que la comparaison du chiffre des importations et des exportations faites chaque année. Tandis que nos importations d'œufs, de volaille et de gibier s'élevaient vers 1880 à 7 millions de kilogrammes, elles atteignaient, en 1890, 9 millions et, en 1900, 11 millions. Elles ont même passé en 1901 à 12 millions et en 1902 à 15 millions de kilogrammes.

Nos importations d'œufs ont donc doublé dans l'espace d'une vingtaine d'années. Nos exportations d'œufs ont, au contraire, considérablement diminué. De 1880 à 1890, elles

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