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Crète en forme de cornes (coq de La Flèche

Jambe, — Région correspondant au tibia.

Tarse. — Par suite de l'absence du tarse proprement dit (talon chez l'homme, jarret chez le cheval, composé chez le premier de sept os, chez le second de six os dont les principaux sont le calcanéum et l'astragale), le métatarse fait suite au tibia. En raison de l'habitude prise par les aviculteurs, nous continuerons à appeler tarse cette région, en ne voyant dans ce mot qu'une abréviation de celui de métatarse. Les termes de jarret, calcanéum, employés par quelques auteurs pour désigner l'articulation du tibia avec le tarse, nous semblent devoir être rejetés, de même que celui de coude, complètement impropre. Celui d'articulation tibio-tar sienne est le seul qui convienne dans ce cas.

Patte. — Ensemble du tarse et des doigts.

Épaule. — Ce terme est un de ceux qui sont le plus différemment employés dans les descriptions avicoles. L'épaule, à moins de lui donner une signification autre que chez toutes les espèces animales, ne peut vraisemblablement désigner que la région correspondant à l'omoplate, à l'os coracoïdien et à la fourchette (Voy. fîg. 2). La pointe de l'épaule est formée par la réunion de ces trois os. On ne peut considérer comme faisant partie de l'épaule l'espace compris entre les deux branches de la fourchette. C'est également une erreur que de considérer le bord antérieur de l'aile ou pommeau de Vaile comme faisant partie de l'épaule. Pour exprimer que les deux pointes des épaules sont écartées, ce qui est l'indice d'un grand développement des muscles releveurs de l'aile, on ne doit donc pas dire épaules larges, mais épaules écartées, et, dans un cas contraire, épaules rapprochées, resserrées, et non épaules étroites.

Il n'est pas sans intérêt de remarquer que l'espacement des épaules peut avoir pour causes, soit la largeur même de la cage thoracique sur laquelle sont accolées les omoplates dans une direction oblique de dedans en dehors, soit la longueur même de ces deux os, c'est-à-dire leur proéminence en avant du thorax (épaules saillantes).

Poitrine. — La cage thoracique ou poitrine ne donne lieu par elle-même à aucune considération zootechnique en avi-

culture, car ses faces latérales se trouvent entièrement recouvertes par les ailes, et sa partie antérieure est masquée par la fourchette et les muscles releveurs de Taiie. Les expressions de poitrine ouverte, large, carénée, ample, saillante, arrondie, sont cependant courantes. C'est à tort évidemment, car elles ne visent à indiquer que le plfts ou moins grand écartement des épaules, la position de la fourchette et le développement des muscles pectoraux qui flanquent le bréchet de chaque côté. La description exacte de cette région ayant une importance capitale en aviculture, il est encore plus utile de fixer la valeur des termes propres à l'apprécier que pour toute autre.

Nous ferons remarquer tout d'abord que la partie visible du bréchet est d'autant plus grande que les oiseaux, vus de profd, se redressent davantage ou que leur port naturel se rapproche plus de la verticale ; que les coqs ont une position naturelle plus redressée que les poules ; enfin que le dos et la crête inférieure du sternum sont des Ugnes presque parallèles. Le port dressé est évidemment l'indice d'un grand développement des muscles pectoraux abaisseurs et releveurs de Taile, car il exprime la nécessité pour l'oiseau de maintenir son centre de gravité dans le plan vertical passant par les deux pattes. 11 ne s'ensuit pas que seuls les oiseaux dont le port est dressé aient ce développement des parties comestibles les plus recherchées poussé au maximum. 11 suffit, en effet, que la partie du corps située en arrière des articulations du fémur avec le bassin soit aussi très développée pour qu'il y ait un contre-balancement des parties antérieures et que les lignes du dos et du bréchet soient en conséquence presque horizontales.

En disant que la poitrine est large, ouverte, ample, on ne cherche qu'à exprimer la distance qui sépare les pointes des épaules ; ce ne sont donc que des expressions tout au plus synonymes d'épaules écartées. Le terme poitrine saillante correspond aussi à ce que nous avons qualifié d'épaules saillantes ; quant à ceux de poitrine carénée, descendue, ils expriment une direction en avant très accentuée de l'extrémité libre de la fourchette ; la poitrine paraît alors bombée en avant.

bras, — Région correspondant à l'humérus.

Avant-bras. — Région correspondant au radius et au cubitus.

Fig. 24. — Morille (pigeon Carrier) (Gornevin).

Main. — Région correspondant au métacarpien et aux phalanges.

Caroncule. — Proéminence charnue, érectiie ou de nature

Fig 25. — Huppe cbouriiïée (poule Houdan).

cornée qui, chez les dindons et les oies, prend naissance au-dessus du bec.

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Morille (fig. 24). — Proéminence charnue située sur le bec même chez les pigeons.

Fanon. — Prolongement de la peau en dessous de la poitrine et de l'abdomen.

Parmi les caractères dus au plumage, nous mentionnerons les suivants :

Huppe, — C'est un ensemble de plumes plus ou moins dressées au-dessus de la tète. Chez les coqs, elles sont effilées à leur pointe, tandis qu'elles sont rondes chez les poules. La huppe repose généralement sur une éminence osseuse du crâne de forme hémisphérique et d'épaisseur faible comme Test une boursouflure dans le verre. On la dit ronde, lorsque toutes les plumes ont la même forme, ne varient que par leurs dimensions, et semblent sappuyer les unes sur les autres; ébouriffée (fig. 25), quand, au contraire, il y en a de formes diverses, et qu'elles s'incurvent différemment au-dessus de la tète.

Gorge. — C'est l'ensemble des plumes qui prennent naissance dans la région ainsi désignée en anatomie et qui ont une direction de haut en bas et d'arrière en avant telle qu'elles forment une sorte de boule de plumes à la partie supérieure du cou, en dessous du bec.

De ce fait que la huppe ou la gorge sont l'apanage d'une race ayant des qualités essentielles qui la font classer parmi les meilleures races de produit, le snobisme exige trop souvent, à notre avis, qu'elles soient le plus développées possible. Nous ne sommes nullement opposé à Textension du nombre des variétés, à toutes les manifestations du goût des amateurs qui peuvent consacrer leur temps et leur argent à ces recherches assurément très intéressantes, mais il appartient aux agriculteurs éleveurs et à leurs associations de faire la distinction des améliorations productrices d'utilités, de celles qui n'en procurent aucune. 11 leur faut veiller à ce que, dans les concours et expositions, le snobisme ne contribue pas à la dépréciation d'excellents reproducteurs. Pour les races de Houdan et de Crèvecœur, par exemple, races excellentes à différents points de vue, il faut éviter que quelques amateurs ne cherchent à augmenter sans cesse, par une sélection bien

entendue, le développement de la huppe, apanage inutile de ces races, et ne contribuent ainsi qu'à exagérer ce qui peut être considéré déjà comme un défaut dans leur exploitation .

Favoris. — Ce sont des petits bouquets de plumes qui prennent naissance au bord inférieur des joues, sur le côté de la gorge, et ont une direction presque horizontale, les faisant paraître piqués sur les faces latérales du cou.

Coquille. — Sorte de huppe particulière aux pigeons, dirigée d'avant en arrière et de bas en haut, prenant naissance sur la nuque et terminée en pointe effdée.

Capuche ou capuchon. — Sorte de huppe particulière aux pigeons, constituée par un ensemble de plumes qui, partant de derrière et des côtés de la tête, se relèvent, s'incurvent et lui forment un capuchon.

Cravate. — Se dit des plumes frisées, situées sur la ligne médiane et antérieure du cou chez le pigeon.

CamaiL — C'est la partie du plumage qui, prenant naissance sur Je cou, vient recouvrir une 'partie du dos et des épaules. Les plumes en sont toujours longues et étroites et se terminent en pointe effdée.

Plastron. — Se dit de la partie du plumage qui commence au-dessus du jabot, s'étend un peu au delà de la pointe des épaules et se termine sur le milieu du bréchet.

Lancettes. — Plumes longues et effilées qui prennent naissance sur les reins, retombent sur les plumes .'duveteuses de Ja cuisse et couvrent souvent l'extrémité des ailes.

hémiges primaires ou grandes pennes de Vaile (fig. 26). — On désigne ainsi les grandes plumes raides dont Ja naissance a lieu au niveau des phalanges et du métacarpien principal, celles en un mot de l'extrémité libre de l'aile.

Elles se replient souvent les unes sur les autres au point même de disparaître sous les rémiges secondaires, lorsque l'aile est complètement pliée. Leur ensemble constitue Je vol.

Rémiges secondaires. — Ce sont les grandes plumes raides qui prennent naissance au niveau du radius.

Tectrices ou couvertures des ailes. — Elles se divisent en grandes, moyennes et petites tectrices. Les grandes recouvrent les rémiges secondaires ; elles sont elles-mêmes recouvertes à

leur base par les moyennes tectrices et celles-ci par les plus petites. Ces dernières partent de la partie antérieure de l'aile ou pommeau de l'aile.

Tandis que les rémiges primaires et secondaires sont implantées sur une même ligne brisée constituée par le bord postérieur de l'avant-bras et des phalanges » les tectrices sont réparties sur toute la surface extérieure de l'aile.

Grandes faucilles. — On désigne ainsi les grandes plumes cle la queue, au nombre de deux, qui surmontent toutes les autres de cette région.

Petites faucilles, — Ce sont toutes les plumes qui, ayant la même forme allongée et recourbée que les précédentes, semblent les supporter.

Rectriccs. — On désigne ainsi toutes les plumes raides de la queue, qui, en plus des faucilles ou lorsque celles-ci n'existent pas, font office de gouvernail pendant le vol des oiseaux.

Manchettes. — Groupe de plumes raides dirigées d'avant en arrière et partant de l'extrémité supérieure des tarses.

Les aptitudes. — Indices extérieurs.

Nous avons déjà indiqué, en faisant l'étude des caractères extérieurs, que la forme ou l'étendue de quelques régions étaient les indices de certaines aptitudes. Il n'est pas sans intérêt de procéder à une recherche dans un sens opposé, de voir toutes les aptitudes que l'on peut rencontrer chez nos oiseaux domestiques et de savoir en quoi elles consistent.

Aptitude à la ponte. — C'est la propension marquée à une grande production d'œufs. Elle se manifeste très différemment selon les races. Tandis que certaines donnent des œufs seulement à partir du mois de mars sous notre climat, et la plus grande partie de mars à juin, d'autres pondent presque autant dès les mois de décembre et de janvier.

L'aptitude à la ponte est, comme nous l'avons vu (p. 25), le corollaire de l'activité de l'appareil digestif et d'une nutrition facile. Ceci étant admis, on ne peut que conclure à la possibilité de la développer et de la rendre héréditaire. Elle

Fig. 26. — Formes extérieures.

4, crête; 2, crétillons; 3, joue; 4, oreillon ; 5, barbillon ; 6, camail ; 7, plastron; 8, dos; 9, lancettes; 10, petites tectrices ou petites couvertures ; il, moyennes tectrices ; 12, grandes tectrices; 13, rémiges secondaires; 14, rémiges primaires; 15, grandes faucilles; 16, petites faucilles; 17, rectrices ; 18, abdomen; 19, cuisse; 20, articulation ti bio-tarsienne ; 21, tarse; 23, ergot.

est, en principe, opposée à l'aptitude à Fengraissement, car la faculté de transformer en œufs une grande quantité de principes nutritifs exige, pour qu'il n'y ait pas production

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de graisse, beaucoup d'exercice et une variété dans l'alimentation à laquelle il est difficile, pour ne pas dire impossible, de satisfaire artificiellement. La bonne pondeuse est, en résumé, une coureuse, qui sait et doit trouver une nourriture aussi abondante qu'appropriée dans les champs au travers desquels on lui donne la liberté de courir. Maintenue en parquets étroits ou même dans des cours restreintes où son alimentation est peu variée, elle y prend de l'embonpoint, perd de sa vigueur, et tend à transformer en chair et en graisse des matériaux dont elle eût fait auparavant des œufs. S'il en est ainsi pendant plusieurs générations, la meilleure race pondeuse perd son aptitude à la ponte. C'est pour cette raison qu'il faut être très réservé au sujet de cette aptitude pour les différentes races, car ce n'est souvent la qualité que d'une famille.

Quelques auteurs ont essayé d'établir qu'il y avait une conformation spéciale caractérisant la bonne pondeuse. lisse sont toujours bornés à prendre une race renommée pour cette aptitude et à la donner comme type. 11 n'y a aucune raison pour qu'une bonne pondeuse n'ait pas la chair fine et, réciproquement, que le développement des parties les plus recherchées pour la table, la précocité, l'aptitude à l'engraissement, ne puissent s'allier à l'aptitude à la ponte. 11 suffirait, du reste, de constater que plusieurs races, comme celles de Houdan, de Mantes, de Bresse, possèdent ces deux qualités à des degrés différents. Des épaules saillantes et écartées, une poitrine développée n'influent pas sur l'activité de la grappe ovarienne.

On a dit aussi que l'abondance et la finesse des plumes qui sont dirigées d'avant en arrière et recouvrent l'abdomen en remontant jusqu'au croupion, plumes dont l'ensemble a été improprement appelé cul (Tavtkhaut, étaient des signes d'une aptitude à la ponte très développée. On a eu encore à ce propos le tort de généraliser. On ne saurait nier cependant que, depuis le début jusqu'à la fin de la ponte, cette région ne présente une légère augmentation de volume et que les plumes ne soient en quelque sorte un peu redressées, ce qui les fait paraître plus fines. En admettant que cela puisse être érigé en règle, il n'y a pas là l'indice d'une aptitude, mais seulement l'indice de l'activité d'une fonction,

Aptitude à la production de la chair. — Encore moins que pour nos grands animaux domestiques, on ne doit pas la confondre en aviculture avec l'aptitude à l'engraissement. On consomme, en effet, une grande proportion de poulets, de canetons, de dindonneaux, etc., dont on dit qu'ils sont en bon état, voire même qu'ils i^onimaigres, plus par opposition à ceux qui sont engraissés que par absence de graisse dans leurs tissus.

Parmi les différentes races de volailles, il y en a possédant cette aptitude et qui ont des mœurs sédentaires, tandis que d'autres ont des mœurs vagabondes. Nous indiquerons ailleurs que les unes et les autres répondent à des conditions de production différentes. Néanmoins, ne possèdent l'aptitude à la production de la chair que celles chez lesquelles elle est fine, savoureuse, blanche, tendre, recouverte d'une peau également fine et tendre ; chez lesquelles les morceaux les plus recherchés, constitués par les muscles abaisseurs et releveurs de l'aile, sont fortement développés ; chez lesquelles les parties comestibles des membres postérieurs, cuisse et jambe, n'ont que peu de fibres tendineuses. La réduction relative du squelette, si prisée chez les animaux de boucherie, n'a ici qu'une importance minime.

L'aptitude à la production de la chair ainsi caractérisée n'est cependant complète qu'autant que l'appareil digestif est susceptible d'une gi^ande activité et que l'augmentation journalière du poids du corps est non seulement grande, mais qu'elle résulte encore d'une plus faible quantité de principes nutritifs.

Nous avons donné déjà des explications sur les relations qu'il y a entre l'aptitude à la production de la chair et la couleur du plumage ou des pattes (p. 38).J

Aptitude au développement précoce» — En zootechnie, la précocité a pour caractéristique essentielle la soudure hâtive des épiphyses des os qui coïncide avec l'achèvement de la dentition. En aviculture, il ne peut en être ainsi, puisque la soudure des os a lieu presque aussitôt après la naissance, et qu'il n'y a pas de dentition. Il nous semble que ne peut être qualifié de précoce que l'oiseau dont le poids augmente chaque jour d'une quantité relative-

ment grande eu égard à la moyenne des principes nutritifs généralement absorbés dans le groupe que Ton considère. Le plus précoce est, sans contredit, l'oiseau pour lequel le rapport des augmentations journalières de poids vif au poids de principes nutritifs absorbés est le plus grand. C'est à tort, évidemment, que l'on prend pour caractéristique de la précocité les premières manifestations de rapprochement sexuel. A défaut d'observations précises et nombreuses sur les volailles, le peu de relations qu'il y a chez nos mammifères domestiques entre l'achèvement complet du squelette et les premières manifestations sexuelles doit suffire à faire adopter cette manière de voir. Pour l'espèce galline, on se sert, du reste, couramment de mots différents pour indiquer que des sujets sont aptes à se reproduire et n'ont cependant pas acquis leur entier développement. Les futurs coqs sont des coquelets ; les futures poules sont des poulettes. Si l'on ne tient pas compte du sexe, les uns et les autres sont des poulets.

Aptitude à l'engraissement. — Elle est caractérisée, indépendamment de tout ce qui constitue l'aptitude à la production de la chair, par la possibilité de soumettre l'appareil digestif à une gymnastique intense et d'en obtenir une transformation relativement facile en graisse. Il faut cependant encore que celle-ci s'infiltre dans les muscles, ne se dépose pas tout d'abord sous la peau et qu'elle soit fine, plutôt dure que molle, et blanche. Cette aptitude ne s'allie généralement pas à un caractère vagabond, car l'engraissement exige l'immobilité, et il faut que l'oiseau qui vient à y être soumis soit d'un caractère tel que la réclusion ne commence pas par avoir un effet déprimant sur sa santé.

Il est à remarquer que souvent les bonnes pondeuses, soit à la fin d'une période de ponte, soit à la fin de leur carrière, s'engraissent avec facilité en raison de l'activité de leur appareil digestif. Elles n'en possèdent pas toujours pour cela l'aptitude à l'engraissement proprement dite, si leur graisse et leur chair ne répondent en rien aux conditions requises.

Aptitude à l'incubation. — Elle est naturelle et l'état de

domesticité ne semble jamais avoir contribué à l'augmenter. Nous ne pensons pas que l'on ait jamais fait une sélection ayant uniquement pour base cette aptitude. On constate seulement que certaines races ont perdu presque complètement l'instinct de couver. Il n'existe aucun indice extérieur de cette aptitude.

Aptitudes spéciales diverses. — Parmi nos oiseaux domestiques, quelques-uns sont recherchés pour leur aptitude au combat, au chant, à l'orientation et au vol soutenu. Tous les coqs peuvent se battre, tous chantent, tous les pigeons roucoulent et tous possèdent le sens de l'orientation, mais il en est qui se distinguent nettement des autres par une aptitude réelle à chacun de ces points de vue.

Les Combattants ont une taille élevée, un port dressé, des membres postérieui^ très longs, un cou non moins allongé, une queue étroite et courte, des plumes collées au corps, une vivacité et une méchanceté bien caractéristiques.

Des éleveurs se sont adonnés à sélectionner au point de vue du chant certains coqs (races d'Elberfeld, des Barbus d'Anvers), des pigeons (pigeons rieurs). Les canards Mignons ont comme spécialité d'être utilisés comme « appelants » dans la chasse au canard sauvage. L'aptitude est dans chacun de ces cas tout à fait spécialisée et n'est décelée par aucun caractère extérieur.

Enfin, le pigeon voyageur est parvenu, à la suite d'entraînement et de sélection, à s'orienter rapidement vers son nid, même transporté à plus de 1000 kilomètres, et à parcourir cette distance dans un temps très court. Le pigeon apte à voyager est en conséquence fort bien musclé, n'a aucun attribut inutile à son rôle et possède une rusticité lui permettant de résister aux diverses phases de l'entraînement.

Ces diverses aptitudes ont été l'objet d'une spécialisation ; elles sont exclusives do toutes autres et ne comportent pas de variantes comme les aptitudes à la ponte et à la production de la chair, par exemple.

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