PRÉPARATION A LA MISE EN INCUBATION
résultats que les systèmes dont ils dérivent et qui avaient été fort étudiés avant d'être présentés au public. Avant que de les passer en revue, nous allons examiner les conditions dans lesquelles doivent se trouver les œufs avant leur mise en incubation et pendant l'incubation.
Préparation à la mise en incubation.
Tous les œufs fécondés ne sont pas également bons pour l'incubation.
Certains renferment des spores microscopiques de champignons, d'autres ont déjà été couvés pendant quelque temps, d'autres encore ont une coquille graveleuse d'une épaisseur anormale, il est possible, et par cela même nécessaire, de les éliminer en procédant à un mirage. On doit rejeter aussi les œufs d'une grosseur anormale qui n'est pas celle de la race à laquelle ils appartiennent, de même que les œufs difformes et ceux qui sont tachés de plaques rousses analogues aux taches qui se voient fréquemment sur le visage et qu'on nomme taches de son. Les œufs qui proviennent de femelles trop grasses ou anémiées et dont le gernie manque en conséquence de vitalité, de même que ceux qui sont pondus depuis trop longtemps et ceux qui ont été soumis à des secousses violentes, ne doivent pas être employés.
Notons en passant qu'il n'existe aucun moyen de voir s'il y a eu fécondation préalablement à toute incubation.
La question de savoir au bout de combien de temps les œufs commencent à être défectueux et à fournir une proportion notable de germes ne pouvant achever toute leur évolution, a toujoui's été l'objet des préoccupations des éleveurs. A défaut d'expériences précises, rechercher les œufs récemment pondus, éliminer ceux qui sont âgés de plus de quinze jours, doit être leur règle. Pour que le germe conserve son entière vitalité, il faut que l'œuf ne soit jamais exposé à avoir une température supérieure à 30° C, qu'il ne séjourne jamais à une température moyenne dépassant 20<> C, qu'il soit enfin dans une atmosphère dont l'état hygrométrique soit voisin de 0,70, ni sèche ni humide en un mot, pour qu'il n'éprouve
aucune perte de poids et pour que les dimensions de la chambre à air restent constantes. Il faut, en outre, qu'ils ne soient pas en contact avec des substances desséchantes, pulvérulentes, grasses ou humides, obstruant les pores de la coquille et empêchant les échanges d'air. Le son, à cause de la farine qu'il contient, est souvent défectueux; il en est de même des sables pulvérulents, des sciures de bois très fines.
L'œuf qui doit être mis en incubation ne doit pas non plus avoir été en contact avec des produits possédant une odeur quelconque, dont le moindre effet est généralement d'être anesthésiante, ni avec des matières ayant des propriétés corrosives, fussent-elles peu accentuées, comme la sciure de bois de certaines essences. Les grains secs, à la condition d'être sans odeur, et les sables de rivières séchés à l'air constituent assurément le support le plus convenable.
Lorsqu'on dispose d'un cellier dont les variations de température sont faibles, où Tair ne se renouvelle que lentement et ne provoque qu'une évaporation très réduite, il suffit d'y entasser les œufs les uns sur les autres dans des caisses ou des corbeilles. Ils se trouvent être ainsi dans les conditions les meilleures.
Les trépidations dues au transport par voiture ou par chemin de fer ne sont généralement pas nuisibles. On a remarqué toutefois que, lorsque les chocs étaient assez violents pour briser quelques œufs dans un colis, les embryons de ceux qui étaient intacts extérieurement n'en étaient pas moins altérés en plus ou moins grand nombre. On a observé aussi que, quelle que soit la durée du voyage, il était nécessaire et suffisant de faire reposer les œufs pendant vingt-quatre heures avant de les mettre en incubation.
Pondus récemment ou déjà depuis quelque temps, les œufs mis en incubation doivent être préalablement débarrassés des matières qui les recouvrent. On les trempe à cet effet dans de l'eau tiède et on les essuie immédiatement.
Conditions à réaliser pendant ï incubation.
Conditions thermiques. — En indiquant précédemment que la durée de l'incubation pouvait varier quelque peu pour la même
espèce, nous avons fait ressortir qu'elle dépendait surtout de la chaleur fournie aux œufs. 11 ne serait assurément pas difficile de donner une expression plus scientifique de cette durée et de déterminer le nombre de calories nécessaires à l'évolution des embryons pour chaque espèce. Cette recherche n'a jamais été tentée dans les laboratoires de physiologie et nous devons pour l'instant nous contenter des indications données par la pratique. Elle indique que, pour chaque espèce, il y a une température moyenne qui est la meilleure (optimum). Elle est de 40° C. pour les œufs de poules, de dindes et de pintades, de 390 C. pour les œufs de canes et d'oies. Cette température résulte de la moyenne de toutes les températures prises au cours de l'incubation. La pratique indique encore que la température optimum journalière s'accroît du commencement à la fin de l'incubation dans une limite comprise entre 1 à 2 degrés. Pour les œufs de poules, elle passe donc de 38<>,5 C. à 40°,5; pour les œufs de canes et d'oies, de 38° C. à 39^,5.
En observant ce qui se passe dans l'incubation naturelle où la couveuse abandonne ses œufs pendant un quart d'heure au moins chaque matin, et souvent deux fois par vingt-quatre heures, on voit qu'il n'y a pas une température constante pendant une période de vingt-quatre heures. On ne peut donc représenter schématiquement la température optimum au cours de l'incubation par une ligne droite partant de 38°, 5 le premier jour et finissant à 40°,5 le vingt et unième jour pour les œufs de poules. Pour fixer les idées, nous dirons qu'un thermomètre enregistreur placé dans la couveuse idéale où tous les œufs fécondés éclosent tracerait une ligne courbe dont le point culminant serait 40°, 5 ou 40° et les points les plus bas 34°, 33° ou 32° (fig. 28).
Notre opinion sur la nécessité de ne pas donner aux œufs une température constante du début à la fin de l'incubation est basée sur l'examen comparatif des relevés de la température dans un millier d'incubations artificielles. Elle se trouve corroborée par les lignes suivantes de M. Rémy Saint-Loup (1 ) :
« L'élévation, à un certain degré, de la température des cel-
(1) Rémy-Saint-Loup, Les oiseaux de basse-cour, J.-B. Baillière,
Iules formatrices et nutritives détermine leur activité. Cette activité est, en somme, une forme de mouvement en relation directe avec celte force extérieure, la chaleur. Une fois le mouvement déterminé, l'embryon se constitue par multiplication des cellules, et cela aux dépens de matériaux nutritifs accumulés dans l'œuf.
sa
heuret 7
d $ io Éi n î
td4567B9
Fig. 28. — Courbe de la température pendant i de vingt-quatre heures.
t une période
« Sans chercher ici la cause des différenciations organiques que Ton explique par la force héréditaire, nous pouvons constater que deux causes entrent en jeu pour produire l'évolution : l'une est représentée par la chaleur, l'autre par les matériaux nutritifs. La cause extérieure doit-elle agir constamment pour fournir une impulsion uniforme et continue au mouvement vital, ou bien doit-elle agir d'une manière intermittente, pour permettre l'action des phénomènes d'assimilation ?
dbyGoogk
« A prioHj si l'on s'en rapporte aux expériences de physiologie générale, on dira, contre l'opinion vulgairement admise, que, dans la vie embryonnaire, les activités vitales produites par la chaleur extérieure et celles qui dérivent de la nutrition doivent se succéder et non se surajouter, et que, par conséquent, l'embryon, pour se développer, ne doit pas être soumis à une température absolument constante.
« Cette proposition, contestable tant qu'elle ne s'appuie que sur des déductions théoriques, prend une réelle valeur si l'on observe les faits d'expériences instituées, ou même par la seule observation attentive de l'incubation naturelle.
« En fait, il arrive souvent, lorsque les œufs sont soumis à l'incubation artificielle, que le sac vitellin n'est pas retiré dans l'abdomen au moment où le poussin devrait éclore. Cette constatation, désagréable pour l'aviculteur, a été faite par des savants qui ont recherché les causes de l'anomalie, et divei^ses explications ont été données pour en rendre compte. M. le professeur Dareste, qui a traité avec une haute compétence de bien des questions de ce genre, attribue le défaut de pénétration du jaune dans la cavité abdominale à la formation d'adhérences contractées par l'enveloppe du sac avec l'allantoïde. Ces adhérences elles-mêmes sembleraient dues à l'immobilité de l'œuf pendant l'incubation.
« Dans la généralité des cas, les adhérences m'ont paru assez faibles pour être détruites par l'interposition d'une goutte d'eau tiède et je les ai vues se produire dans des œufs qui avaient été régulièrement retournés pendant l'incubation. Souvent encore j'ai pu constater l'incomplète absorption sans la moindre adhérence. 11 m'a donc semblé, sans pour cela méconnaître les inconvénients de l'immobilité des œufs, que le défaut de pénétration du jaune devait avoir une autre cause. On a d'ailleurs mal interprété les enseignements fournis par les recherches de M. Dareste ; certains inventeurs ont imaginé des appareils destinés à marquer les œufs aux deux extrémités d'un petit axe, pour que dans la pratique il fût possible de placer les œufs deux fois par jour dans des positions absolument opposées. C'était encourager l'excès contraire au défaut signalé.
« Que les œufs soient retournés ou non, une surélévation de température à 43<*, maintenue pendant une heure, n'empêche pas l'évolution des embryons, mais dans ce cas tous les poussins ont présenté cette apparence d'être inachevés, due à la saillie du sac vitellin, et cela après le vingt et unième jour d'incubation. La surélévation de température agit de deux manières. D'une part, en provoquant une trop grande évaporation des liquides de l'œuf et par suite en facilitant les adhérences ; d'autre part, en produisant une accélération de la genèse cellulaire et de la genèse organique. Cette accélération a pour résultat d'achever trop vite la structure du corps de l'animal qui a terminé sa croissance embryonnaire, sans avoir absorbé une assez grande portion des matériaux nutritifs contenus dans le sac vitellin.
« La cavité abdominale s'est constituée dans des dimensions 'trop exiguës pour que le jaune puisse s'y enfoncer, et la preuve c'est que, si on détermine par compression l'entrée forcée de la masse, l'abdomen est extrêmement gonflé, distendu et le poussin meurt étouffé. Si, au contraire, après avoir préparé une ligature de manière à limiter l'écoulement du jaune, on fait au sac une incision par laquelle on vide une partie du contenu, le poussin s'achève, cicatrise son ouverture ombilicale et peut vivre quelques jours. Si l'opération est faite avec un soin suffisant pour prévenir les inflammations ou les infections internes, le poussin devient poulet, mais chétif et triste poulet, plus intéressant pour l'expérimentateur que pour le gastronome.
« On produit tous les accidents dont nous venons de parler en enfermant les œufs dans une étuve à 40<* et en les laissant, retournés ou non, arriver au jour de l'éclosion sans abaissement de température. Ici encore les phénomènes normaux de l'évolution sont modifiés. Au lieu de phases intermittentes de multiplication cellulaire et d'accroissement par nutrition, la maturation cellulaire activée par la chaleur a prédominé. Les altérations ne sont pas imputables à d'autres conditions défectueuses de l'appareil d'incubation. Pour en être convaincu, j'ai placé des œufs de même origine sous deux poules. L'une des poules couvait en liberté sous les buissons d'un
CONDITIOiNS A RÉALISER PENDANT L'INCUBATION. 91
jardin, l'autre restait enfermée continuellement sur ses ceufs. La première couvée donna dix éclosions sur dix œufs ; la deuxième, sur le même nombre d'œufs, donna trois embryons morts du dixième au quinzième jour, cinq vivants et inachevés au vingt et unième jour, et deux poussins qui moururent le lendemain du vingt et unième jour.
« Toutes les fois que les refroidissements nécessaires ne se produiront pas dans le cours de l'incubation, l'organisme du poussin en sera atteint. Si, en eflFet, malgré l'accélération fiévreuse de la vie des cellules, une quantité plus grande de vitellus a été utilisée, et si la cavité abdominale a pu enfermer le reste de cette substance, le poussin, gorgé, pour ainsi dire, au maximum, ne tardera pas à mourir et voici par quel mécanisme.
« La pression des parois abdominales, après cicatrisation, chasse continuellement du vitellus dans l'intestin, si bien que cette matière pénètre jusque dans le jabot et, ce qui est plus grave, dans les caecums de l'intestin qu'elle distend, et qui se vident ensuite très difficilement. En disséquant des poussins morts dès les premiers jours de leur existence libre, j'ai toujours trouvé les caecums intestinaux distendus, enflammés, durs à tel point qu'il était difficile de les vider sans déchirure. On comprend que de pareilles formations ne peuvent manquer de troubler profondément l'organisme des jeunes oiseaux et doivent fatalement déterminer la mort. La croissance embryonnaire doit donc se faire lentement, non seulement pour que l'embryon ait utilisé la plus grande partie de son jaune et arrive à l'éclosion, mais encore pour que, ayant dépassé celte phase, il puisse demeurer bien portant. »
Pour terminer, nous attirerons l'attention sur les trois points suivants, à savoir : 1° que la température de l'œuf n'est pas exactement celle d'un thermomètre placé à côté dans la même atmosphère ; 2° qu'elle est notablement inférieure à celle de la poule sous laquelle il se trouve ; 3° que les œufs dans lesquels le développement de l'embryon s'effectue diminuent moins vite de température dans un milieu froid que les œufs non fécondés, et d'autant moins que l'incubation a déjà duré davantage.
Conditions de mouvement, — Nous avons vu précédemment que les oiseaux qui couvent cherchent toujours à donner une même quantité de chaleur à chacun de leurs œufs et que, pour y parvenir, ils ramènent de temps à autre, principalement en reprenant place dans leur nid, mais aussi à tout autre moment, les œufs de la périphérie vers le centre pour les mettre en contact plus direct avec leur corps.
Si tel était le seul but à atteindre, il n'y aurait nul besoin dans les systèmes de couveuses artificielles, où tous les œufs reçoivent une même température, de les remuer ou retourner de temps à autre. Mais M. le professeur Dareste a démontré que, dans la plupart des œufs conservant la même position, il finissait par y avoir adhérence des membranes qui enveloppent le fœtus et qu'il en résultait ou sa mort ou la formation d'un être anormal. D'après ses expériences, le moindre mouvement suffirait à l'empêcher. Ajoutons en passant que l'adhérence a même lieu dans les œufs non soumis à l'incubation.
Il nous semble complètement inutile de faire pivoter les œufs sur leur pointe ou leur gros bout; les faire tourner quelque peu autour de leur grand axe, les retourner, pour employer l'expression consacrée, suffit amplement.
Conditions relatives à la respiration. — En disant qu'il y a respiration au cours de l'incubation, on n'envisage certes que les échanges d'air qui se font entre l'œuf et l'atmosphère extérieure. On sait en effet que l'embryon, le fœtus, devrions-nous dire, offre beaucoup d'analogie dans son développement avec celui des mammifères, et que, pas plus que celui-ci, il n'a aucun organe lui permettant de respirer.
11 n'y en a pas moins, dans la transformation des matériaux de l'œuf sous l'influence de la température, élimination de matières excrémentitielles dont le dernier terme de décomposition ne peut être que l'acide carbonique. Pour mettre ce fait en évidence, il suffit de peser un œuf avant sa mise en incubation, et quelques jours après; on constate qu'il y a une perte d'environ 15 p. 100 du poids primitif; d'autre part, si l'on vient à recouvrir un œuf en incubation d'un enduit gras ou encore de silicate de potasse, on constate quelques
jours après que l'embryon est mort. Il s'agit donc bien plutôt d'une élimination qui ne s'est pas produite que d'une simple évaporation d'eau.
Dans l'incubation naturelle, cette asphyxie se produit quelquefois sous des poules ou des dindes trop assidues à couver. Tous les efforts des constructeurs de couveuses artificielles doivent tendre à éviter cette asphyxie, mais, ajouterons-nous, sans provoquer un dessèchement des matériaux constitutifs de l'œuf.
On a beaucoup discuté sur la question de savoir si les insuccès éprouvés avec certains appareils n'avaient pour cause qu'un défaut d'humidité de l'air ambiant, c'est-à-dire un état hygrométrique faible. Quelques auteurs, limitant leur examen aux membranes de l'œuf, ont prétendu, avec raison d'ailleurs, que le dessèchement n'était qu'apparent, qu'on ne le voyait qu'après la mort des poulets sur le point d'éclore, et, de plus, qu'il n'était pas possible, puisque le jaune et l'albumine en contact avec ces membranes étaient toujours fluides.
On ne peut cependant admettre que l'air qui rentre dans la chambre à air de l'œuf ne provoque pas, si son état hygrométrique est faible, une concentration des matériaux nutritifs, une diminution de leur fluidité, un dessèchement relatif. La discussion repose donc uniquement sur des mots !
Nous avons toujours été frappé de ce fait que les oiseaux domestiques et sauvages couvent leurs œufs avec un égal succès sous tous les climats, quelque desséchants que soient les vents régnants. Nous faut-il donc conclure que l'air en contact avec les œufs peut être relativement très sec sans inconvénient? Nous ne le pensons pas, car nous estimons que les plumes des oiseaux forment autour des œ.ufs une sorte de matelas au travers duquel l'air ne circule que très faiblement, en quantité juste suffisante pour empêcher l'asphyxie des embryons. Cette masse d'air confinée sous les plumes a vraisemblablement un état hygrométrique très grand par suite du contact avec le corps des oiseaux.
Sous prétexte d'assurer le renouvellement de l'air dans les couveuses artificielles, il faut donc prendre grand soin de
n'avoir plus qu'une atmosphère à état hygrométrique faible. Nous sommes sur ce point d'accord avec tous ceux qui ont pratiqué en grand l'incubation artificielle.
Les couveuses artificielles modernes.
Les couveuses artificielles, qu'on appelle encore des incubateurs, sont des étuves qui doivent satisfaire aux conditions primordiales suivantes :
1° Maintien de la température nécessaire, quelles que soient les variations qui se produisent dans l'atmosphère ;
2° Égalité de température pour tous les œufs;
3*» Aération suffisante ;
4° Maintien de l'état hygrométrique convenable ;
5° Facilité de nettoyage et de désinfection après chaque incubation ;
6° Construction durable et peu coûteuse ;
7° Frais de chauflFïige réduits au minimum.
Pour soustraire les appareils aux variations de la température extérieure, on y parvient de plusieurs façons, soit en leur donnant un volume relativement considérable et des parois mauvaises conductrices de la chaleur, soit encore en les plaçant dans un local où la température est déjà presque uniforme, soit enfin en y envoyant de la chaleur en quantité suffisante dès que leur température baisse. On combine généralement ces différents moyens.
Il est facile de concevoir que, pour satisfaire à de telles conditions, la construction des couveuses nécessite beaucoup de soins, et qu'il y a une limite au-dessous de laquelle toute économie devient préjudiciable au bon fonctionnement. Une couveuse, pas plus qu'une charrue, n'est un article de bazar.
D'après le mode de chauffage, on peut diviser, pour l'étude, les couveuses artificielles en trois groupes : les couveuses 1° à renouvellement d'eau chaude, 2° à thermosiphon, 3° à injection d'air chaud. De nombreux appareils permettent d'avoir recours à volonté à l'un des deux premiers modes de chauflFage.
Dans le premier groupe, couveuses à renouvellement d'eau
yGoogk