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ÉLEVAGE NATUREL

trous d'où ils ne peuvent sortir, et d'autres se trouvent égarés dans Famoncellement des fourrages où le nid était établi. Certes, elle sait les abriter contre les intempéries, leur trouver une nourriture suffisante, mais elle compte aussi de nombreux ennemis, les chats, les fouines, les rats, les pies, les éperviers, etc. ; elle ne peut connaître tous les dangers qui résultent de son existence à Tétat domestique, et son instinct, qui la ferait triompher, comme les oiseaux sauvages, de bien des difficultés, ne lui est que d'un faible secours dans notre monde civilisé. Dans son effarement, qui trouve des causes multiples, elle écrase souvent elle-même quelques-uns de ses petits.

L'oie et la cane conduisant une nichée d'oisons et de canetons ne sont pas plus heureuses et plus adroites que la dinde ou la poule chargées du même rôle. Elles commettent souvent la faute de l'emmener près d'un cours d'eau où elle se jette avec plaisir, mais d'où elle ne peut remonter tout entière, quelques-uns des jeunes nageurs s'étant épuisés en vains efforts contre le courant.

L'élevage des oiseaux de basse-cour ne peut être la source d'un revenu quelconque, s'il est complètement naturel, s'il est, en un mot, abandonné à lui-même.

Dans les premiers jours qui suivent la naissance des poussins, l'exploitant doit exercer une surveillance active. Pour éviter que la mère ne soit tourmentée par les allées et venues des gens et des bêtes autour d'elle et n'épuise ses poussins dans des courses prolongées, en quête d'un endroit tranquille, il faut commencer par la placer dans une sorte de cage en grillage, qu'on appelle une mue (fig. 42), ou dans des appareils d'élevage plus confortables, qui remplissent le même rôle. Ces mues, comme ces appareils, comportent des ouvertures en assez grand nombre pour que les poussins puissent passer facilement, soit pour venir se réchauffer sous les ailes de leur mère, soit pour courir au dehors chercher leur repas. Us permettent, en outre de leur donner une nourriture choisie, délicate et fortifiante, dont la mère voudrait prendre sa part, mais dont elle n'a nullement besoin.

Les mues ordinaires ont l'inconvénient de ne pas abriter la poule et ses poussins de la pluie, du vent et du soleil. Les

boites à élevage (fig. 43) réalisent au contraire ces conditions et permettent en outre d'enfermer complètement la nichée

Fig. 42. — Mue en grillage.

chaque nuit en abaissant tout simplement un panneau grillagé qui vient se placer devant les barreaux de bois.

Fig. 43. — Boîte à élevage.

Pendant les quinze premiers jours de leur existence, tous les jeunes oiseaux de basse-cour supportent très mal les intempéries. Les canetons et les oisons, qui semblent à première vue rustiques, sont fort sensibles à la pluie et au soleil.

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