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CONSIDÉRATIONS ÉCONOMIQUES SUR L'ALIMENTATION

ment pour leur croissance, de faire en sorte qu'ils n'engraissent pas, et aient une grande vigueur.

Bien que les expériences sur l'alimentation des volailles ne soient pas aussi précises que celles concernant l'alimentation des grands animaux domestiques, il est possible de donner quelques chiffres moyens d'une valeur relative, il est vrai, qui n'en sont pas moins très utiles.

Ainsi, on évalue que la quantité de matière sèche ingérée chaque jour par un poulet de trois mois pesant, vif, 1 kilogramme, est en moyenne de 70 grammes, ce qui équivaut à 80 grammes environ de grains ou de farine (1).

On estime, d'autre part, que l'augmentation journalière de poids vif est en moyenne, à trois mois, de 20 grammes pour une consommation de 80 grammes de grains. Chez les races précoces, elle est en moyenne :

Dans le !<"* mois de 4 gr. par jour pour 10 gr. de grains. Dule''au2e — 10 gr. — 30 gr. —

Du 2e au 3« — 15 gr. — 53 gr. —

Du 3e au 4e — 20 gr. — 80 g r. —

Un gramme de grain produirait donc en moyenne une augmentation de 0&',4 dans le premier mois, de 0«^,'S dans le deuxième mois, de 0g'*,27 dans le troisième, de 0e'',25 dans le quatrième. Ce n'est du reste là que l'expression, en chiffres, de celte loi commune à tous les animaux : Cassimilation des principes nutritifs est d'autant plus grande que les animfiux sont plus jeunes.

A l'âge adulte, caractérisé par les manifestations sexuelles, le développement du corps n'est pas terminé, mais il ne se fait plus que lentement; l'appareil digestif n'est plus en mesure de recevoir une ration continuellement croissante, et l'augmentation journalière du poids vif est en conséquence plus restreinte. Du quatrième au cinquième mois, par exemple, le poulet n'ingère pas davantage, s'il vit en pleine liberté, que du troisième au quatrième mois. Comme les déperditions sont proportionnelles aux surfaces, la même ration de 80 grammes de grains, au lieu de produire 20 grammes

(1) Rapports annuels sur les fermes expérimentales du Canada.

d'augmentation de poids vif, ne produit plus que 15 grammes environ.

Juger le moment où le poulet cesse de donner les plus fortes augmentations journalières de poids vif est excessivement important pour l'éleveur, car c'est à ce moment qu'il doit le livrer à la consommation et que son bénéfice est le plus grand.

On constate, comme pour tous les animaux, que les mâles atteignent généralement, au même âge, un poids vif supérieur à celui des femelles, qu'ils peuvent prendre une ration plus forte, non seulement d'une façon absolue, mais encore relative, et qu'ils montrent une faculté d'assimilation plus grande.

Si l'on ne tient compte que de la valeur des aliments, en raison du prix moyen des denrées en France, et en admettant que la totalité de la ration soit achetée, le prix de revient du kilogramme d'augmentation de poids vif, du deuxième au quatrième mois, varie de 0 fr. 45 à 0 fr. 60.

On a constaté expérimentalement que l'emploi du petitlait comme boisson contribuait à le diminuer de 3 à 4 centimes. Il en est de même des grains moulus sous forme de pâtées ; ils sont toujours mieux utilisés que le grain entier et la différence de prix qui résulte de la mouture est largement récupérée.

Élevage des dindonneaux.

L'élevage des dindonneaux peut se faire dans les mêmes conditions générales que celui des poulets, soit naturellement, soit artificiellement. 11 passe pour être beaucoup plus difficile, uniquement, nous hâterons-nous d'ajouter, à cause d'une assimilation trop fréquente du dindonneau au poulet.

On oublie trop souvent qu'il est quatre fois plus gros et que les éleveuses artificielles doivent être proportionnées à sa taille ou que les dindes qui mènent cinquante poulets ne peuvent guère abriter que quinze dindonneaux jusqu'au moment où ils peuvent se passer d'elles. Il souffre, en conséquence, très souvent du froid; il est enfermé dans des locaux trop chauds, et^ sous prétexte qu'il lui faut de l'exercice, on le fait passer

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