RACE ARDENNAISE
les races gallines, la Minorque est celle qui a la plus grande crête.
On en connaît deux variétés : la blanche et la noire à plumage uniformément Manc ou noir. Les tai^ses et les doigts doivent être brun noir.
Elle a les mêmes qualités que l'Andalouse. La prétendue race d'Ancône n'en est que la variété à plumage coucou.
Race Ardennaise.
La race Ardennaise est le résultat d'une sélection naturelle qui s'est faite dans le nord-est de la France. Elle est très petite, encore un peu plus que la poule italienne commune dont elle est évidemment parente et n'a pas plus de qualités qu'elle. A moins d'être précieusement conservée par les collectionneurs, elle est appelée à disparaître, à être remplacée dans les basses-cours par des races plus grosses ou meilleures à exploiter, comme la race de Bresse par exemple.
Ses caractères principaux sont : une crête simple, petite ; un bec court, des barbillons rouges, fins et de moyenne longueur; des joues rouges couvertes de petites plumes; des épaules courtes et resserrées ne donnant que peu de développement au plastron ; un dos court formant une ligne fortement inclinée en arrière ; une queue garnie de longues faucilles, des cuisses minces, des pattes fines de couleur bleu foncé.
Le coq a les plumes du camail et du dos rouge foncé ; les lancettes, les petites et les moyennes couvertures des ailes de la même teinte ; les grandes couvertures des ailes noires à reflets verts ; les rémiges noires ; les faucilles noires à reflets verts ; le plastron et le reste du corps noirs.
La poule est de couleur perdrix à peu près uniforme; l'ensemble du plumage est foncé et le jaune n'y a pas de reflets rouges.
La race Ardennaise est très rustique; elle est vagabonde, même farouche. Bien que la qualité de sa chair soit moyenne, sa trop petite taille et le peu d'ampleur de sa poitrine ne permettent pas de la recommander pour la production de la
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RACES GALLINES SÉLECTIONNÉES.
chair. Elle ne s'engraisse du reste pas facilement. Son aptitude à la ponte est moyenne et ses œufs ne pèsent guère que de 45 à 50 grammes ; elle ne peut donc être exploitée avantageusement pour la production des œufs.
Race d'Elberfeld,
C'est avec intention que nous plaçons la race d'Elberfeld à côté de FArdennaise et entre la Leghorn et la Dorking. Rien
Fig. 06. — Coq d'Elberfeld.
n'autorise à dire qu'elles dérivent l'une de l'autre et qu'elles n'ont pas été obtenues par des voies très différentes, mais elles ont des points de ressemblance tels que l'on peut passer de l'une à l'autre sans grande transition.
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RACE DE DORKliNG. 201
La race d'Elberfeld, qui est originaire du quadrilatère formé par les villes d'Klberfeld, de Dusseldorf, d'Aix-la-Chapelle et de (^oiogne, y est très répandue. On en connaît trois variétés principales : la dorée, V argentée {fig, 66) et la noire.
Pour la décrire, il suffit de dire que c'est un Dorking de petite forme, au moins aussi haut, par conséquent moins trapu ou plus élancé, ayant le même plumage et en différant surtout par des tai*ses bleutés au lieu d'être blanc rosé el quatre doigts au lieu de cinq.
Elle en a toutes les qualités, mais portées à un moindre degré, car elle a été l'objet d'une sélection moins suivie et •manque même d'homogénéité. • ;
On a donné quelquefois à l'Elberfeld le nom de « chanteur des montagnes » ; elle ne présente cependant Keii de bien particulier au point de vue du chant.
Race dé Dorking,
La race de Dorking, très répandue en Angleterre, y a été l'objet d'une «élection méthodique et bien suivie qui remonté bien probablement à la fin du xvni® siècle. D'après John Bailey, ce n'est qu'à partir dé ce moment que le nom de Dorking, village du comté de Surrey, se trouve du moins mentionné.
En France, on prononce le mot Dorking plus ou moins à l'anglaise : on dit doi'-quigne ; les Anglais disent dor-quine.
Pour apprécier, à leur juste valeur les qualités de cette race, -il est nécessaire de ne les examiner que dans les deux variétés qui sont de beaucoup les plus répandues : la variété drg'eMée etlac variété giHse du type Dorking à crête simple. Oir a en effet obtenu, de différentes façons, un dédoublement tle chacune des variétés argentée, grise, dorée, blanche et coùcou\ eiî àe'iix groupes, celui à crête simple et celui à crête plate.
La 'Béiection dé la race de Dorking a^ été surtout orientée vers l'augmentation du volume du corps^ eif évitant l'accroissement proportionnel des parties les moins recherchées par la consommation, les pattes et le cou. Elle peut prétendre à figurer parmi les colosses de l'espèce :■ elle est petite parmi
202 RACES GALLINES SÉLECTIONNÉES.
les hypermétriques et elle serait forte parmi les eilmétriques. La grande largeur du corps par rapport à sa longueur et surtout à sa hauteur totale la classe évidemment parmi les eumétriques a lignes raccourcies ou brévilignes.
Son ossature est fine relativement à son format ; le dos est long/ le cou et les pattes plutôt courts, les épaules écartées et saillantes, la poitrine carénée, de telle sorte que le plastron est large, haut, proéminent.
La tête est moyenne ; la crête est simple, portée droite chez le coq, pliée chez la poule ; elle est moyenne, mince, peu haute et non proéminente en avant; les joues rouges, garnies de petites plumes, les oreillons rouges, striés de blanc et de dimensions moyennes ; les barbillons longs et larges.
La patte d'un blanc rosé, à écailles lisses, munie de cinq doigts dont trois en avant et deux en arrière, est un des caractères essentiels de la race. Des deux doigts situés en arrière, Fun est le pouce, et ne diffère en rien de celui de toutes les riaces gallines; l'autre est situé au-dessus, en est nettement séparé à la base, est plus long, plus gros et dirigé d'avant en arrièredans une position légèrement inclinée et relevée vers la ligne médiane du corps, paraissant tordu sur lui-même par suite de l'ongle, qui est dans une position contraire à cellçde tous les autres. Ce doigt supplémentaire ne joue aucun rôle.
Le plumage, toujours épais et serré, a les colorjs suivants :
Variété argentée. — Le coq a les plumes de la tête, du camail, du dos ainsi que les lancettes et une grande partie des petites et moyennes tectrices de l'aile gris clair argenté, les pointes des nervures noires des plumes ne formant quç des filets à peine perceptibles.
. Les rémiges sont blanches et les grandes couvertures de l'aile, avec quelques-unes des moyennes et des petites sur le bord inférieur du pommeau de l'aile, forment une grande barre d'un noir à reflets verts, dont les limites paraissent indécises.
Le plastron, les cuisses, le ventre sont noirs; la queue, très développée, est noire, à reflets métalliques et les grandes faucilles forment dans leur premier tiers une ligne presque perpendiculaire à celle du dos.
La poule a les plumes de la tète blanches ; du camail, gris
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RACE DE DOHKING.
cendré bordé de blanc ; du dos et des ailes, gris cendré tigré de gris foncé, avec nervures gris marron formant des traits
Fig. 67. — Coq de Dorking, type à crête simple.
courts et réguliers ; du plastron, saumon passant insensiblement au gris cendré entre les cuisses; enfin, de la queue, gris tigré noirâtre.
Variété grise ou foncée (Grg^uft^t^sâlQgred Dorkings). — Son