DEUXIÈME GROUPE
BsLCes « Combattant du Nord » et « de Bruges ».
Les populations des Flandres française et belge ont toujours eu une grande passion pour les combats de coqs et, aujourd'hui encore, il y a, le dimanche, dans de nombreux villages, une salle, voisine de quelque estaminet, où les coquelewc se réunissent pour faire battre entre eux les élèves les mieux entraînés de leurs basses-coui*s.
Tandis qu'en Angleterre les amateurs de coqs de combat recherchaient les plus hauts, les plus élancés, les plus droits sur leurs pattes, à cuisses minces et nerveuses offrant peu de prise, les Flamands estimaient que les meilleurs n'étaient pas ceux construits pour donner des coups et éviter d'en recevoir, mais ceux qui, tout en étant les plus hauts, étaient les plus lourds, les plus massifs, qui, donnant les coups les plus forts, leurs blessures dussent-elles être nombreuses, étaient surtout capables de supporter la lutte très longtemps. Le vainqueur de tout combat en sort d'ailleurs toujoui*s fort éclopé et la résistance est assurément la meilleure des qualités.
Le Combattant du Nord proprement dit et le Combattant de Bruges sont en réalité deux variétés d'une même race. Car elles ne diffèrent que par leur plumage.
Le premier n'est sélectionné que depuis peu de temps ; les coqs ofit sensiblement le même coloris argenté ou doré que les Dorking, les Elberfeld, les Ardennais, qui est d'ailleurs celui des Combattants anglais Brown Red, Black Red, argentés et dorés. Le second, considéré dans son type primitif, c'est-àdire exempt de toute mésalliance, a le plumage soit uniformément bleu ardoisé, soit bleu à manteau rouge ou noir.
11 est regrettable que dans la fixation des caractères de la race « CiOmbattant du Nord », faite il y a une quinzaine d'années, les aviculteurs de la région aient cru devoir lui assigner le jaune comme couleur de la patte, car c'est évidemment l'indice d'un croisement avec une autre race, pro-