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RACE DE BRAHMA POOTRA

métis sa forte ossature, la qualité de sa chair, sa peau épaisse et ses pattes jaunes.

Son aptitude à la production des œufs est meilleure, sans être excellente toutefois; elle est bonne tout au plus. Ses œufs ont une coquille de couleur jaune rosé et contiennent relativement moins de blanc que ceux des autres races ; ils ont une fmesse dont on ne tient pas toujours compte dans le commerce, mais cependant bien reconnue des gourmets. Ces œufs ne pèsent que 55 grammes en moyenne et sont par conséquent très petits eu égard au volume des poules.

La ponte n*est que moyennement abondante, même lorsque les meilleures conditions se trouvent réunies, car elle est souvent entravée par un besoin de couver qu'on ne rencontre pas aussi grand dans aucune race d'origine européenne.

Les périodes de ponte se trouvent très modifiées par l'incubation et il en résulte que la production des œufs est mieux répartie pendant toute l'année. Elle a de plus une propension marquée à pondre à peine l'hiver terminé, dès que la température s'adoucit; ce sont là ses principales qualités.

Race de Brabma Pootra.

Introduite en Europe en 1853, cette race a pour origine trois couples de volailles achetés dans le port de New- York, à bord d'un navire marchand qui venait d'arriver des Indes, par un mécanicien du nom de Chamberlain. On ne sait rien autre chose sur son origine et il faut reconnaître que ce n'était vraiment pas suffisant pour lui attribuer ce nom de Brahma Pootra, qui est celui d'un fleuve de l'Inde de 2700 kilomètres de longueur sur les bords duquel il ne semble pas que ce type de volailles soit tout au moins fort répandu.

Sa proche parenté avec la Cochinchinoise est, du reste, évidente. Bien que ses formes eussent été modifiées par sélection et dans le même sens que celles des Cochins, la race de Brahma parait moins trapue, ou un peu plus élancée, c'est-àdire que, pour un corps aussi volumineux, le cou et les pattes sont relativement plus longs.

Ch. Voiteluer. — Aviculture. 14

RACES GALLINES SÉLECTIONNÉES.

Elle ne diffère de la Cochinchinoise que par sa crête frisée, sa queue un peu plus longue et relevée, ses ailes un peu moins courtes, sa poitrine un peu plus ronde et surtout son plumage.

Il n'est pas sans intérêt de rappeler, pour l'étude des croise-

Fig. 83. — Coq de Brahma, variété inverse.

ments et des races de formation plus ou moins nouvelle, que jusque vers 1885 la plupart des coqs et poules Brahma que l'on possédait en France avaient une petite crête simple et non une crête frisée formée de trois rangées de petits tubercules, des formes relativement élancées et un plumage dont

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RACE DE LANGSHAN. 243

le coloris était bien moins tranché que celui qu'on leur connaît aujourd'hui.

La race de Brahma comprend deux variétés, très distinctes par leur plumage : Vhei^minée ou claire et l'inverse ou foncée,

La variété herminée, qui est la plus répandue, paraît avoir toutes les plumes du corps blanches, à l'exception de celles du camail et de la queue. En réalité, toutes les plumes blanches ne le sont qu'à leur extrémité libre et sont plus ou moins grises dans leur première partie. Celles du camail sont noires largement frangées de blanc ; celles de la queue sont noires, les deuxgrandes faucilles étantlégèrementbordéesdeblanc. La répartition du noir et du blanc est la même chez le coq et la poule.

Dans la variété inverse (fig. 83), le coq et la poule ont un plumage identique au coq et àla poule Cochinchinoise perdrix, mais le pigment rouge est remplacé par le blanc chez Je coq et par du gris chez la poule.

La race de Brahma a aussi les mêmes qualités et défauts que la Cochinchinoise. Elle semble cependant devoir être préférée dans les opérations de croisement, tant à cause d'un peu plus de mérite au point de vue de la production de la chair que de celle des œufs.

Race de Langsban.

Cette race fut importée de Chine en Angleterre en 1872 par le major Croad, qui la propagea, ainsi que son neveu M. A.-C. Croad, avec une indiscutable habileté. Son origine était à peu près la môme que celle des premiers sujets Cochinchinois importés en 1843.

Elle est à la Brahma ce que celle-ci est à la Cochinchinoise. C'est encore une hypermétrique, mais plutôt élancée, qui, tout en étant encore volumineuse, a une taille plus élevée qu'elle doit à des pattes et à un cou relativement longs.

Sous prétexte qu'elle est haute, on en a, par mode, inconsidérément accru la taille dans ces dernières années, sans augmenter proportionnellement le volume du corps.

Elle a la crête simple de la Cochin et diffère cependant très nettement de celle-ci par une abondance moindre des plumes

RAGES GALLINES SÉLECTIONNÉES.

boufTantes sur les flancs et sur les cuisses, par une dimension plus grande de la queue qui est moyennement relevée, par une réduction considérable du nombre et de la longueur des plumes des tarses et aussi par la couleur de ces derniers qui est noire au lieu d'être jaune.

Fig. 84. — Coq de Langshan.

Le plumage est uniformément noir avec reflets métalliques très accentués, tant chez le coq que chez la poule.

La race de Langshan a la même rusticité que la Cochin et la Brahma, mais, au point de vue de la production de la chair, elle a la supériorité sur les marchés de ne pas renseignei* autant sur son origine par la couleur de ses pattes. Elle es

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