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RAGE DE MALINES

une bonne race pour la production de beaux poulets de consommation courante, à cause de sa précocité et de son volume, mais sa peau et sa chair manquent de finesse et de blancheur ; elle ne saurait lutter à ce point de vue avec les races de La Flèche, de Houdan et de Mantes, même soumise à l'engraissement, car celui-ci procure d'autant plus de bénéfices qu'il est pratiqué sur des volailles à chair ou à graisse plus blanches et à peau plus fine.

Au point de vue de la ponte et de l'incubation, la race de FaveroUes a tout à fait les caractères des races asiatiques ; ses œufs pèsent de 55 à 60 grammes, sont à coquille jaune rosé et d'excellente qualité.

Race de Malines.

Cette race existait, dit-on, en Belgique avant l'importation en Europe des races asiatiques. Si la présence dans les Flandres belge et française, il y a plus d'un demi- siècle, d'une volaille à plumage coucou, ayant beaucoup de ressemblance avec la race Coucou de Rennes, est en effet indiscutable, ce que l'on connaît aujourd'hui sous le nom de race de Malines, ou Coucou de Malines, n'en est pas moins une race très proche parente des races asiatiques.

Elle n'a guère conservé que sa livrée primitive : plumage coucou, bec et pattes de couleur rosée, et a acquis le volume et la conformation, les qualités etles défauts des races Cochinchinoise et de Brahma. Entre la Cochinchinoise coucou, variété évidemment obtenue en Europe par un croisement quelconque et non importée de Chine, et la Coucou de Malines il n'y a de différences que dans la dimension moindre des paquets de plumes bouffantes garnissant les cuisses et l'abdomen, dans la couleur noire du bec et des pattes et une moins grande abondance des plumes des tarses et des doigts.

La chair n'est ni plus fine ni plus blanche que celle des races asiatiques et ses aptitudes à la ponte et à l'incubation sont égales à celles de ces dernières.

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250 RAGES GALLINES SÉLECTIONNÉES.

Race (TOrpington,

Elle a été créée de toutes pièces vers 1885 à Orpington, comté de Kent, en Angleterre, par un éleveur habile, M. W. Cook.

M. Gook cite comme ayant participé à la constitution de cette race, la Langshan, la Plymouth Rock, la Minorque noire, la Java noire, la Dorking à crête plate, la Leghorn blanche, la Hambourg noire, là Hambourg dorée, la Dorking à crête simple, la Cochin fauve. Nous n'aurons garde d'oublier que, dans les opérations de croisements, les produits peuvent parfois ressembler complètement à l'une des deux races mises en présence.

En réalité, les premiers sujets présentés sous le nom d'Orpington ne différaient des Langshan que par une moindre longueur du cou et des pattes, l'absence de plumes aux tarses et aux doigts, une poitrine plus arrondie.

C'était, en conséquence, une volaille qui, au point de vue de la production, était mieux conformée que la Langshan.

Tous les croisements dont ce premier type a été l'objet dans le but évident de masquer cette trop proche parenté ont eu pour résultat la création de variétés tout d'abord fort dissemblables. On s'est avisé ensuite de leur donner de l'uniformité, et on y est, aujourd'hui, à peu près parvenu. La conformation que l'on a adoptée est celle de l'Orpington noir primitif (fig. 87), mais la mode a voulu que les parties postérieures fussent peu développées, que le dos fût court pour que la race n'ait pas l'apparence heurtée de la Cochinchinoise et soit ronde, comme le disent les sporstmen de l'aviculture. Dans les variétés blanche et fauve, on a cherché aussi à faire disparaître toute trace de parenté avec la Leghorn et avec la Cochinchinoise et on a exigé que les tarses et les doigts fussent rosés comme ceux de la Dorking.

La race d'Orpington n'est pas encore assez fixée, assez homogène et assez répandue pour qu'il soit possible de se prononcer catégoriquement sur ses qualités si vantées. Elle est assurément rustique et précoce, mais son squelette paraît plutôt grossier, sa peau et sa chair semblent manquer

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RACE DE WYANDOTTE.

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de finesse et cette conformation ronde si prisée ne convient certainement pas pour la production de beaux poulets de

Frg. 87. — Coq Orpington.

table, car la longueur du dos qui correspond à celle du sternum est un des points essentiels à rechercher.

Race de Wyandotte,

La race de Wyandotte résulte de croisements faits en Amérique entre la Hambourg argentée et la Brahma foncée, dans le but de réunir des caractères appartenant à ces deux races. Par d'autres croisements on en obtint de nombreuses variétés qu'on est parvenu à fixer par sélection. Ce sont, par ordre d'ancienneté : V argentée, la dorée, la blanche, la fauve, la per-^ clrix, la coucou, V inverse et la bleue.

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252 RACES GALLINES SÉLECTIONNÉES.

Comme la Faverolles, elle peut figurer parmi les hypermétriques, mais elle y est parmi les moins volumineuses. Sa conformation rappelle beaucoup celle de la Brahma.

La tête est assez forte, le cou court, le plastron bien arrondi, les ailes plutôt petites, les tarses forts et relativement courts.

La crête est plate, de dimensions moyennes et sa pointe terminale se recourbe un peu suivant la ligne du cou. Les barbillons sont moyens et ronds; les oreillons sont rouges ; les tarses et les doigts sont, ainsi que le bec, jaunes.

La queue est plus grande que celle de la Langshan, encore plus relevée, et les faucilles sont chez le coq fortement recourbées. Les plumes des cuisses, des reins et de Tabdomen sont très bouffantes comme dans les races asiatiques.

Le coloris des variétés argentée et dorée est très joli et rappelle beaucoup celui de la race de Hambourg.

Le coq Wyandot te argenté (fig. 88) n'a pas seulement, comme le Dorking argenté, les plumes du camail, du dos et des reins blanc argenté avec quelques traits noirs formés par l'extrémité du rachis des plumes, mais il a encore le plastron et la face antérieure des cuisses ornés d'une superbe cotte de mailles résultant de ce que chaque plume est blanche bordée de noir. Les petites et les moyennes tectrices des ailes sont légèrement maillées, les grandes tectrices forment deux bandes de mailles parallèles très larges et les rémiges sont également blanches bordées de noir.1

Le plumage du coq de la variété dorée n'en diffère qu'en ce que le rouge remplace le blanc dans chaque plume. Dans l'une et l'autre variété, les poules sont entièrement et très régulièrement maillées sur tout le corps, à l'exception du camail, des rectrices et des rémiges.

Dans les autres variétés, le coloris du plumage est identique à celui qui a été déjà décrit pour d'autres races.

S'il est bien évident que tous les efforts de la sélection ont eu pour but le perfectionnement de la parure de la Wyandotte, il faut reconnaître que lecroisementHambourg-Brlahmaaété, en la circonstance, fort heureux.

RACE DE WYANDOTTE.

LesMeux variétés les plus anciennes, Targentée et la dorée, sont peut-être supérieures aux autres et, aies considérer seules, car ce sont jusqu'à présent les plus répandues et ce sont les seules dont on ait vu des basse ?-cours entièrement composées,

Fig. 88. — Coq Wyandotte argenté.

elles permettent de dire que la Wyandotte est éminemment rustique, précoce et bonne pondeuse. Elle a hérité de l'aptitude de la Brahma à pondre plus tôt en hiver que nos races d'origine européenne, et de la Hambourg pour la quantité d œufs. Ceux-ci ont d'ailleurs, comme ceux de la première, une teinte saumonée, et un petit volume relativement à celui des poules.

En Amérique, cette race peut être fort estimée pour la production de la chair, mais en France elle manque, à ce point de vue, Ch. Voitellier. — Aviculture, 15

2î>4 RACES GALLINES SÉLECTIONNÉES.

de la finesse et de la blancheur qui font le succès des volailles de races françaises.

Race de Plymoutb Rock.

Cette race a été obtenue en Amérique par croisement, dit-on, du coq Cochinchinois avec la poule Dominique qui résulte de croisements entre Leghorn et Dorking à crête plate, cette dernière variété provenant, probablement, de l'union de la Hambourg avec la Dorking à crête simple.

La race de Plymouth Rock comprend plusieurs variétés : la coiicoUy la barrée, la blanche et la noire.

C'est une race de grand format, mais plutôt élancée que trapue, dont la conformation générale rappelle beaucoup celle de la race Cochinchinoise considérée dans son type primitif, avec les plumes aux pattes en moins, ainsi qu'un moindre développement des plumes molles des cuisses, des flancs et de l'abdomen. L'ossature est forte.

La crête est simple et de moyennes dimensions chez le coq comme chez la poule; les barbillons et les oreillons sont rouges ; les pattes sont lisses et jaunes.

La variété à plumage coucou est la première obtenue. La poule est uniformément coucou foncé, c'est-à-dire que chaque plume porte sur un fond blanc gris des bandes transversales plus noires que grises ; le coq aune teinte générale moins foncée parce que^ les plumes du camail, les petites et les moyennes tectrices des ailes et les lancettes sont criblées de traits gris foncé mélangé à un peu de jaune.

Par sélection, les Américains ont transformé le plumage coucou de la Plymouth Rock en un plumage crayonné, barré, disent-ils. Il leur a suffi d'éliminer les sujets chez lesquels le fond de chaque plume était gris plutôt que blanc et chez lesquels la répartition n'était pas régulière. Chaque plume, dans cette variété, est à présent blanche, traversée de bandes noires régulières.

La Plymouth Rock est très renommée comme volaille de ferme aux États-Unis et au Canada. Il est bien évident que la variété barrée n'a pas des qualités bien supérieures à la

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