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RACE BANTAM

souvent de chercher leur nourriture, se montrent relativement rustiques.

La Padoue n'a qu'une chair de très médiocre qualité et son aptitude à la ponte n'est pas très développée. Sa beauté fait tout son succès et Ton conçoit parfaitement qu'elle satisfasse au plus haut degré les personnes qui ne cherchent pas à avoir des volailles rapportant le plus possible et qui se contentent d'un certain nombre d'œufs.

Race de Bréda,

Originaire des environs de Bréda en Hollande, cette race a une forme très caractéristique. De grosseur à peine moyenne, elle a le cou et les pattes relativement longs, le corps porté en arrière, les épaules peu saillantes et peu écartées, les tarses légèrement emplumés.

La tète ressemble un peu à celle de la race de La Flèche ; la crête est un petit mamelon rudimentaire, creusé en son milieu, situé au-dessus du bec et prolongé par une petite touffe de plumes raides ; le bec est fort et noir en grande partie; les oreillons sont rouges, les joues nues. Le plumage de la variété la plus commune est bleu ardoisé. On en a obtenu trois autres variétés : la noire j la blanche et la coucou.

Sa conformation ne permet pas de la considérer comme ayant quelque aptitude à la production de la chair. Elle est, dit-on, moyenne pondeuse. Comme elle manque totalement d'élégance, elle est plutôt appelée à disparaître qu'à se propager.

Race Bantam.

S'il est indubitable que des volailles naines aient existé de Vout temps en Europe, puisque les auteurs romains les considéraient comme assez communes, il est assez croyable qu'elles avaient la forme allongée, la crête simple et le coloris où l'on trouve en mélange du noir, du blanc et du rouge, des Petits Combattants décrits précédemment à côté des Grands Combattants anglais. A défaut de preuves certaines, nous

268 RACES GALLINES SÉLECTIONNÉES.

sommes porté à croire que les Bantams, au corps relativement court, à crête plate, au coloris où le blanc, le noir et le rouge ont une répartition d'une régularité parfaite, ont une origine commune avec les Hambourg et ont été introduits en Europe par les Hollandais au moment de leur puissance maritime et coloniale, c'est-à-dire au xvi'* siècle.

Les Bantams étant surtout recherchés pour leur originalité, la beauté de leur plumage et n'ayant d'autre intérêt pratique que celui de fournir aux faisandiers des poules éminemment aptes à conduire les couvées de faisandeaux à travers les bois, nous ne les décrirons que très succinctement.

Ils sont toujours difficiles à élever, sont peu précoces, n'ont (ju'une chair de médiocre qualité, pondent peu et leurs œufs très petits pesant environ 25 grammes ne sont que rarement fécondés à raison de plus de 50 p. 100. Pour l'étude, on peut suivre le classement habituel des expositions et considérer comme races distinctes : la Bantam Sebright, la Bantam de Java, la barbue d'Anvers,

Bantam Sebright. — Cette race a été obtenue vers 1800 par John Sebright. Sa tête a beaucoup d'analogie avec celle de la Hambourg; son dos est court, le plastron est large, le corps est cambré, penché fortement en arrière ; les ailes sont longues et si peu soutenues que les rémiges primaires touchent presque la terre; enfin, les tarses sont gris cendré.

Le coq (fig. 98) n'a que des lancettes peu nombreuses et courtes, quelques petites faucilles courtes et rondes à leur extrémité, pas de grandes ni de moyennes faucilles, de telle sorte que la queue ressemble un peu à celle d'une poule, plus large et plus redressée cependant. La poule a la queue presque aussi longue, mais les plumes sont beaucoup plus resserrées les unes contre les autres.

Il y a trois variétés de Bantam Sebright : Vargentée, la dorée et la citronnée. Dans les trois, les deux sexes ont toutes les plumes, sans exception, blanches, rouges ou chamois bordées d'un liséré noir très fin,

Bantam de Java, — Cette race est une simple réduction au tiers de la Hambourg. La forme est exactement la même et il n'y a aucune modification dans le port des ailes et de la queue.

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