‹ Avis aux coquettes; ou, L'amant singulierChapitre 5 sur 28 · scène ni · texte numérisé non relu

scène ni

ALFRED, seul, s'approchant de la croisée qui donne sur le jardin. Ce pauvre M. Van-Book amoureux, et d'une coquette! ô ciel! qu'ai-je vu? c'est Caroline et sa tante... c'est elle qu'il ose calomnier ainsi... ah ! je ne le souffrirai pas... ah! mon Dieu , il l'aborde, il la salue , elle l'accueille de l'air le plus gracieux , ah ! c'en est trop! (Il veut courir vers la porte du fond et s'arrête.) Qu'allais-je faire ? une scène... un éclat qui me couvrirait de ridicule., et que peut-être elle ne me pardonnerait jamais... car après tout faut-il adopter sans examen tout ce qu'il a plu à M. Van-Brook de me débiter , un Hollandais qui ne comprend pas le français et qui aura pris pour des coquetteries ou des avances , de l'amabilité et des politesses , ils n'y sont pas habitués en Hollande et peuvent se tromper... mais cet autre petit jeune homme, je le saurai... j'examinerai... oui, cachons encore mon arrivée, ne nous montrons pas et d'ici à ce soir... (Regardant par le fond.) on vient... c'est elle... ah ! le numéro 9. (Il s'élance par le fond à gauche, au moment où Caroline parait arrivant du jardin.)

Page 1