‹ Avis spirituels et méditationsChapitre 72 sur 164 · HUITIEME LEÇON · texte numérisé non relu

HUITIEME LEÇON

Texte. — « Qui timetis Dominum, sperate in illum ; et in oblectationem veniet vobis misericordia. » Eccli. n, g.

Paraphrase. — Vous qui craignez le Seigneur, espérez fermement en lui, et sa miséricorde, se répandant sur vous, vous remplira de joie et de consolation.

Réflexions. — L'espérance doit être la compagne inséparable de la foi, et marcher d'un pas égal avec elle. S. Paul l'appelle une « ancre ferme et assurée pour l'âme l » : car c'est elle qui la retient et qui l'empêche d'être détachée et emportée par les flots de la tentation. Mais pour jouir de ces avantages, il faut la jeter dans le sein de Dieu même et avoir soin qu'elle soit toujours une véritable et sincère espérance. Si elle est véritable, elle doit dans la tentation s'augmenter plutôt que dimi-

1 Qui confugimus ad tenendam propositam spem, quam sicut anchoram habemus animae tutam ac firmam. Hebr. vi, 18, 19.

MÉDITATIONS SUR l'ÉTAT RELIGIZUX 3 I g

nuer : car d'ordinaire c'est la nécessité qui nous presse et nous engage à espérer.

La consolation succède à l'espérance, parce que c'est de celle-ci que nous attendons l'autre ; aussi notre Jésus, fils de Sirach, l'a tellement éprouvé par l'expérience, et il en est si assuré qu'il se donne comme caution que notre espérance ne sera jamais frustrée dans son attente.

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