‹ Avis spirituels et méditationsChapitre 74 sur 164 · DIXIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

DIXIÈME LEÇON

Texte. — « Respicite, filii, nationes hominum : et scitote quia nullus speravit in Domino, et confusus est. — Quis enim permansit in mandatis ejus, et derelictus est? Aut quis invocavit eum, et despexit illum? — Quoniam pius et misericors est Deus, et remittet in die tribulationis peccata : et protector est omnibus exquirentibus se in veritate. » Eccli. il, 1 1-1 3.

Paraphrase. — Regardez, mes enfants, toutes les nations des hommes, et tenez pour certain que pas un de ceux qui ont espéré en Dieu n'a reçu la confusion d'être trompé dans son attente.

Où trouver un seul homme qui étant demeuré ferme dans l'observance de ses commandements ait été abandonné de lui? Qui est celui qui l'a invoqué, qu'il ait dédaigné d'écouter et de secourir?

C'est ce qui ne se peut même penser, parce que Dieu est plein de bonté et de miséricorde. Il ne se contente pas de secourir les affligés ; mais il leur accorde au jour de la tribulation la rémission de leurs péchés : car leur lâcheté passée est en quelque façon réparée par le combat de leur fidélité présente, et il tient sous sa protection tous ceux qui le recherchent en vérité.

Réflexions. — Telle est la certitude de notre auteur sacré, certitude fondée sur une longue expérience, qu'il donne ici le défi d'aller chercher par toute la terre et d'y trouver un seul homme qui y puisse raisonnablement contredire; et ses

paroles sont si persuasives et si claires qu'il n'y a rien à ajouter.

Or ceux qui cherchent Dieu en vérité, ce sont ceux qui par une volonté bien ferme sont résolus à mourir plutôt que de commettre un seul péché mortel, qui travaillent aussi à s'approcher de Dieu de plus en plus, et qui sont fort éloignés d'imiter trois sortes de faux spirituels et de mauvais soldats, sur lesquels il va prononcer trois fois « malheur » dans les trois versets suivants, en leur prédisant la punition de leurs lâchetés.

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