‹ Avis spirituels et méditationsChapitre 93 sur 164 · TROISIÈME MOYEN '. L'ABANDON DE SOI-MEME AU BON PLAISIR DIVIN · texte numérisé non relu

TROISIÈME MOYEN '. L'ABANDON DE SOI-MEME AU BON PLAISIR DIVIN

Il n'y a rien de plus juste que cet abandon, car puisque Dieu est le Seigneur et le Maître, il a le

droit de disposer de tout ; mais de plus il n'y a rien de plus nécessaire pour nous : car si nous voulons que Dieu nous secoure, qu'il nous gouverne et qu'il nous délivre, il faut retrancher toute réserve et toute résistance volontaire de la raison, qui sont un obstacle aux grâces nécessaires pour être délivrés, secourus et gouvernés.

Enfin il n'y a rien de plus raisonnable : car cet abandon nous établit dans l'accord naturel qui doit exister entre la raison et son principe, et il fait convertir en vertu, en mérite et en bénédiction ce qui pour nous sera toujours une nécessité. En effet, Dieu étant le Maître souverain, il accomplira bien toujours sa volonté malgré la nôtre ; et alors il ne nous resterait de notre réserve ou de notre résistance que le chagrin et la confusion du péché.

Le défaut d'abandon au plaisir divin ne fait que réduire l'âme à une nécessité dure, ingrate et digne de châtiments : c'est pourquoi, si elle ne l'évite, elle pèche non seulement contre le respect qu'elle doit à l'amour de Dieu, mais aussi contre ellemême.

ARTICLE IV

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