CANTON DE SAINT-JAMES
Commune d'Argonges.
L’Argouges de l’Avranchin s'appelle Argouges sur Valène. Il y a aux archives de la Manche plusieurs chartes concernant Argouges. L'une d'elles, de Richard de Coutances, vers 4172, concède à Robert, petit-fils d'Alain de Bocé, la maison et l’aumône de l’église de Saint-Pierre d’Argouges : € Domum et ecclesiæ eleemosinam $. Petri de Argogia, » d'après la présentation des moines du Mont Saint-Michel et de Marmoutiers. Il y en a une autre de 1240, celle de Guillaume, évèque d’Avranches, qui accepte à la cure d’Argouzges le prêtre Gaudin, qui lui a été présenté par l’abbaye du Mont Saint-Michel ct de Marmoutiers. Dom Huynes a fait une grande méprise, deux ou trois fois répelée, en mettant Arzouges dans le diocèse de Coutances, sans doute par souvenir des d’Argouges de Gratot, près de cette dernière ville.
Conmune de Safîni-James.
Le manoir de Bois-Mainfray, près Saint-James, est un vieux logis, généralement du xvie siècle; la porte d'entrée a la date de la fin de ce siècle, composée d’une porte piétonne et d’une porte cavalière, couronnée d'un objet unique dans l'arrondisseiuent. C’est une ligne crénelée, mais dont le créneau n'est qu'un objet d'ornement, car il ne peut être ici d'aucun usage. On distingue les anciens fossés. La maison principale est joliment ornée.
(1) V. Avranchin hist. et mon., 11, 497. (2) V. Géog. des Guules.
RC ue
C’est dans la proportion de l'édification de la tour et de la réparation de la nef et de l’aile Notre-Dame, qu'il faut entendre l’inseniption, trop absolue, de l’église romane de Saint-James, sous la sablière du Nord : « Cette église de Saint-James a été réédifiée, aux frais des paroissiens, par les sains de M. N. Perrodin, P. de ce lieu, par M. Beguin, 4599. Maturin.'» £n 4263, l'illustre archevêque de Rouen, Eudes Rigaud, visita cette église : e Non. Mai celebravimus missam in ecel. S. Jacobi de Beuron et predicavimus in cemeterio dicti locti (4). » Ces prédications dans les cimeüières résultent de l'insuflisance des églises à contenir des multitudes; elles expliquent les chaires extérieures, comme celles de Saint-Lo et de Rauville dans la Manche. La maladrerie de Saint-Ermel ou de Beuvron, suivant un rapport de l'évèque D. Huet, ne put être réunie pour le temporel aux hôpitaux du diocèse d'Avranches, parce que ses biens étaient en Bretagne.
Pour ajouter aux récits des vendeltes seigneuriales dans le Saint-Jamais, que nous avons tirées du Ms. de Sacey (2), nous citerons René Le Rov, fils du sieur de Macey, tué d'un conp d'épée, près de Pontorson, par Jean de Guiton, de la Rochelle. Ces deux familles se haïssaient depuis que dom Jean Le Roy, moine jacobin, avait tué, en 1589, le commandeur de Constance, allié de la famille de Guiton (3).
En 1206, fut fait l'acte d’inf‘odation du château de Saint-James, par le roi, à Simon de Dammnartin : « Notum quod nos dilecto et fideli nostro.…. S. Jacobum de Bevron in fcodum et hominagium ligiuir. de nobis tenendum cum pertinenciis ad usus et consuctudines Normannie per ser-
(1) Reg. Visil., édit. Bonnin, p. 459.
(2) V. Avranchin monum. et hist., 11, 490.
(3) Piton, Etrennes coulunçaises, 1839, p. 44.
vitium quod feodum üillud debet sicut Gurlo de Toarcio castrum illud tenebat. Actum 1206 (1). »
En 1238, fut faite une charte de Jean, duc de Bretigne et comte de Lichemont, sur le château de Saint-lames : €. Ego karissimo Ludovico et heredibus ejus quitavi in perpetuum et quito castrum S. Jacobi de Peveronia quod ipse karissimo et domino palri meo, P.... tune comuti Britannie, etc. (2) »
A Vergoncey est né, en 1522, Delaunay Deslanides, directeur-général des glaces de Kaint-Gobain, anobli par Louis XVI, en 43175. Nous lui avons consacré une nolice, faite sur des papiers de famille, et c'est par erreur que la biographie universelle, dans un récit d'silleurs exact, Île fait naître à Avranches. Cest une tradition de farnille que c'était à la suite de démêlés avec quelques nobles de sa localité qu’il avait été obligé de la fuir.
CANTON DE SARTILLY.
Commune de Baciliy.
Le nom de la commune de Bacilly rappelle celui d’un écrivain qui en était peut-être originaire. Îl existe par de Bacilly, « un recueil des plus beaux vers qui ont esté mis en chants, avec le nom des autheurs, tant des airs que des paroles (3). » Parmi les auteurs cités, on remarque Benserade, des Marets, Dalibray, Quinault, Corneille, Molière, et beaucoup de ces pièces ne se trouvent que là (4).
Commune de Carolles.
Carolles est cité dans uue descriplion quelque peu fan-
tastique :