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(4) Cartul. norm., M. Delisle, Société des Ant. de Norm. (2) Ibid.
(5) Paris, de Sercy, 1651, 3 vol. in-12.
(4) Archives du Bibiiophile, p. 367.
Et En
Un romancier, P. Féval, met une historiette assez humoristique auprès d’un rocher de Carolles, qui pourrait bien être de son invention : « Ça me rappelle le bailli de Carolles et de son âne... ils se cherchaient tous deux dans le brouillard, autour de la pierre de Bebray, devant Champeaux... L’âne et le bailli firent soixante-dix-huit fois le tour de la pierre, jusqu’à ce que M. le bailli s’avisa de faire : hihan !.. Devinez ce que répondit l’âne ? (1) »
Le château de Carolles était au lieu dit le Manoir, assez loin de l’église. Un document ancien parle de ses « tours, tourelles, douves et fossés. » On ne voit plus que les trous des fossés.
Commune de Champeaux.
Un extrait du Livre-Noir ou Chartrier de l’abbaye de la Luzerne, que nous avons sous les yeux, renferme une charte de G. de Saint-Jean-le-Thomas, affirmant que : Rogerius de Campellis dedit abbatie de Lucerna presentationem ecclesie de Campellis (2). »
Une foire à tenir sur la lande de Beuvais, est citée dans une charte de Henri II, qui concède : « Domui leprosorum S. Blasii in landiis de Beveya et leprosis ibidem Deo degentibus de elemosina mea nundinas unius diei singulis annis habendas die exaltacionis S. Crucis (3). »
Commune dé Genêts.
Voici une charte de 1284, qui donne gain de cause aux moines du Mont Saint-Michel pour la pêche de l’esturgeon : « Philippus..…. contentio super eo quod dicti abbas et conventus conquerebantur quod gentes nostre impediebant eosdem quominus capere possent sturgionem in gravia
(1) La Fée des Grèves, t. nr.
(2) Communication de M. l'abbé Deschamps.
(3) V. Notice sur l'Hospice d’'Avranches, par M. Ch. de Beaurepaire, p. 101.
maris subtus rotam de Genetio..….. facta inquesta..…. visa eorum carta, per curie noslre judicium adjudicata fuit dictis abbati et conventui saisina capiendi sturgiones in loco predicto (1). »
Pour l’année 1394, on a une note sur le « service de lavendière des draps de l’abbaye du Mont Saint-Michel, à Genèts. » Vers 1400, à Genêts : « Johannes Grossim debet 2 sol. et lavare ornamenta ecclesie dicti loci de Tumba Helene. » — 1400, service de € ducere per arenam (la grève) deferentes ad Tumba Helene (2). »
Le beau prieuré de Genêts est maintenant presque entiérement demoli; c'était là que les moines prieurs rendaient la justice en plein air sous un orme, vers 1324: « Actum fuit in nostro prioratu de Genez foras domos sub ulmo que est in curia dicti prioratus (3). »
Commune de Salint-Jean-le-Thomas.
La tradition rattache le château de Saint-Jean-le-Thomas aux Montgommery; dans le pays on l’appelle toujours le chäleau de Montgommery, et on lit dans le Ms. de‘M. Desmons : « Cette famille de \ontgommery était très-puissante en Basse-Normandie. Elle était patronne de plusieurs paroisses, de deux entr’autres dans le diocèse de Coutances. Saint-Jean-le-Thomas, sur le bord des grèves, vis-à-vis de Tombelaine, lui appartenait... (4) »
Le nom de Corail, suflixe de deux paroisses de l’Avranchiu, signifie, dans le Mortainais, une terre rouge argileuse, en général un mauvais terrain, que l’on appelle encore Courai; c’est le français courroi.
On à, pour Saint-Jean-le-Thomas, un bail consenti par
(1) Copie à la Bibl. impériale. Hüst. de l'abbaye du M. St-M.
faite en 1746, No 9243 du fonds do St-Germain, p. 453. (2) Reg. de Tumba Helene.
(3) Cartul. Montis S. Michaëlis.
(4) Ms. du Grand-Séminaire de Coutances.
saint Louis : « 1265, bail a ferme de Saint-Jean-le-Thomas, moiennant 218 1. x. s. de rente annuelle : en ce comprins la moitié du bois de Loillande, par le roy Louys (1). »
Commune de Montviron.
La chapelle de la Colomberie, en Montviron, eut un chapelain jusqu’à l’époque de la Révolution. Aussi trouvet-on dans l'Etat des députés du bailliage d’Avranches, en 1789, un ecclésiastique « titulaire de la chapelle de la Colomberie, en Montviron. »
A Montviron, la croix donnée par la famille Le Conte porte sur sa face antérieure ce calembourg : « La fin fera le conte. »
Commune de Sartilly.
L'église de Sartilly, que nous avons décrite (2), vient d’être démolie, moins la tour ; on a eu le bon esprit d’en conserver le joli partail roman et de l’encastrer dans la nouvelle église, médiocre au-dehors, mais bonne à l’intérieur.
Situé au bord d’un étang, le château de Bréquigny, en Sartilly, est une imitation dégénérée de la Renaissance : avec des baies carrées, il a deux tourillons encorbellés aux angles de sa façade et deux pavillons carrés sur les angles de l’autre. Ce qu’il y a de plus artistique est la cheminée de la grande chambre, qui serait admirable, si elle n’était en plâtre. Ce château est du xvir siècle.