Beccles Men ofother days
AU PAYS d'exil de CHATEAUBRIAND 71
précisément par excès de mansuétude. Deux passions également impérieuses se partageaient son âme : le skating et le grec. C'était un helléniste distingué pour l'époque ^ II travaillait à une traduction des Odes de Pindare, la première, dit-on, qu'ait possédée TAngleterre*.
On sait le culte que Chateaubriand professait, dans le même temps, pour les lettres grecques'. 'L^Essaine^t qu'une perpétuelle confrontation des révolutigns d'Athènes ou de Sparte avec la Révolution française, et deux chapitres entiers sont consacrés à des rapprochements, d'ailleurs assez inattendus, entre Anacréon et Voltaire^ Simonide et Fontanes, Sapho et Parny, Solon et les deux Rousseau, Tyrtée et Rouget de Lisle, le chant d'Harmodius et l'épitaphe versifiée de Marat. On peut penser que l'amour du grec attendrit la dureté du vieux magister en faveur de son jeune émule, et que les lumières du traducteur de Pindare se mirent plus d'une fois au service de l'auteur de l'Essai. M. Girdlestone quitta, le 14 décembre 1813, la direction de la Fauconberge School, et mourut vicaire de Shevingham, près de Cromer, le 22 janvier 1825.
On se rappelle que Chateaubriand, en Angleterre comme en Amérique, avait substitué le nom de