‹ Ay pays d'exil de ChateaubriandChapitre 66 sur 138 · Mém. d^OrT.Xn. p. 134. \ ^"^''^^J} -^T · texte numérisé non relu

Mém. d^OrT.Xn. p. 134. \ ^"^''^^J} -^T

140 AU PATS d'exil de CHATEAUBRIAND

dépendamment des leçons quHl colportait ainsi dans les familles, soit en ville, soit à la campagne, il tenait ici, dans une chambre louée à cet effet, une véritable école où, deux, trois heures peutêtre par semaine, et tout en continuant ses fonctions de Beccles, il se faisait l'instituteur des enfants de Bungay. Or la tradition locale est formelle sur ce point. Et je ne parle pas seulement de la tradition orale, mais de la tradition écrite. Consultez l'ouvrage de William A. Dutt, intitulé Some literary Associations of East Anglia\ et vous serez édifié. Vous y verrez qu'il n'y avait pas jusqu'au surnom de « monsieur Shatterbrain » qui n'eût suivi le jeune maître parmi les écoliers de Bungay. Mais vous y relèverez surtout ce détail, de beaucoup le plus propre à nous intéresser, que la chambre dont Chateaubriand se servait comme de classe était située, où?... dans « la vieille maison en briques rouges de Bridge Street », c'est-àdire sous le même toit que les Ives.

Comment le /><?/? cA/eâJcAer de Beccles avait-il été amené à fonder dans la ville voisine cette manière de succursale, c'est ce que l'on s'expliquera peutêtre, si l'on n'a pas oublié que^ dans les derniers jours de 1794, M. Brightiey avait quitté la direction de la Brightley's School^ pour s'établir à Bungay comme imprimeur.

M. Brightiey avait vu à l'œuvre le protégé de Deboffe; il avait été à môme de contrôler les résultats de son enseignement, et peut-être n'avait-il

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