‹ Ay pays d'exil de ChateaubriandChapitre 93 sur 138 · Ibid., t. II, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. II, p

4. Chateaubriand va même jusqu'à ferler d* « une absence de soupçon, de précaution » {Mém, d'0,'T,^ t. II, p. 139).

5. « Cependant la solitude, la présence continuelle de Tobjet aimé, nos malheurs mêmes (car le malheur augmente les puis-

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AU PAYS d'exil de CHATEAUBRIAND 173

dans les Mémoires comment il les mit à profit. Mais c'est qu'il s'en était précédemment ouvert ailleurs. Nous avons, en effet, pour nous renseigner à cet égard, comme à beaucoup d'autres, le précieux fragment autobiographique, essentiellement consacré aux amours de Bungay, qui s'appelle Atala.

Ghactas est attaché au pied d'un arbre, comme Chateaubriand était cloué au lit ou à la chaise longue. Atala parait et dit au guerrier qui le veille : « Si tu veux poursuivre le chevreuil, je garderai le prisonnier. » Alors, que se passe-t-il entre « la fille étrangère » et le héros Natché?

Étrange contradiction du cœur de l'homme! Moi qui avois tant désiré de dire les choses du mystère à celle que j'aimois déjà comme le soleil, maintenant interdit et confus, je crois que j'eusse préféré d'être jeté aux crocodiles de la fontaine que de me trouver seul ainsi avec Atala. La gardienne de l'homme du désert étoit aussi troublée que son prisonnier; le silence fermoit notre bouche, les Génies de l'amour avoient dérobé nos paroles. Enfin, la fille du belliqueux Simaghan, faisant un effort, dit ceci : « Guerrier, vous êtes retenu bien foiblemeobt; vous pouvez aisément vous échapper. » — A ces mots, la hardiesse revint sur ma langue, je répondis : (( Foiblement retenu, ô femme I )> Je ne sus comment achever ^

N'entendez-vous pas, derrière le voile transpa-

sances de rame) redoubloient à chaque instant notre amour n {Atala, p. 81).

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