Essai, U I, p
2. Atala, p. 35-36. — René n'en use pat différemment avec «a jeune épouse indienne ; seulement, dans TinterTalle, Chateaubriand s'est fait une autre conception de son héros-type :
^« Quelle femme étoit plus belle que Célutal 11 Temmena au
178 AU PATS D*EX1L DE GHATEAUBRUND
Il n'est pas jusqu'à la description du « désert » qui ne reproduise, dirait-on, la campagne de Bungay, bien reconnaissable à ces « golfes de verdure » que les « promontoires » des collines découpent dans Tétendue des prairies.
Le dimanche, le jeune couple se rendait avec le « vieux ministre » à S^ Margaret Ilketshall^ ou, pour parler comme Chaclas, au « petit village de la Mission, situé au bord d' un lac charmant, au milieu d'une savane semée de fleurs^ ». Le lac n'est plus aujourd'hui — et n'a peut-être jamais été — qu'une mare profonde, à Torée du cimetière, voilée de ronces, d'osiers et de plantes aquatiques^ mais la « savane » n'a guère changé d'aspect. « On y arrivoit par une avenue de magnolias et de chênes verds^qui bordoient une de ces anciennes routes, que l'on trouve dans la solitude* »,. — la solitude européenne, naturellement, car cela ne serait plus vrai pour l'Amérique. — Et l'on a vu que c'est, en effet, la même route qui nous a conduits à S^ Margaret, hormis que les magnolias en étaient absents et que les chênes en étaient tout simplement des chênes. On se rappelle les
fond des forêts et promena son indépendance de solitude en solitude ; mais quand il avoit pressé sa jeune épouse contre son sein, au milieu des précipices; quand il Tavoit égarée dans la région des nuages, il ne rencontroit point les délices qu'il avoit rêvées , Le vide qui s'étoit formé au fond de son âme ne pouvoit plus être comblé». {Les Natchez^ t. I, p. 303- 804).