Le manuscrit donne for sist, faute évidente
2. On lit dans le manuscrit parra , leçon admissible à la rigueur si elle ne faussait le vers , liez ne comptant d'habitude que pour une syllabe.
i}2 Aye d'Avignon.
d'une écriture du temps, la correction que nous avons admise.
P.'i 3, v. 27 : lingnage. Le texte donne lingnague ou lingnagne {Yn et Yu se confondant fréquemment dans ce manuscrit). Nous avons supprimé cette lettre, qui n'est sans doute qu'un lapsus calami.
Auboïn[s] fiert Garnier
Nous rétablissons ici I'*, signe du sujet, pour éviter une confusion. Hors les cas exceptionnels, comme celui-ci, nous ne pensons pas qu'on doive généraliser ce genre de restitutions , surtout dans une édition princeps.
Auboyn vint à lui par mont grant fclonnic. Le manuscrit donne ce vers faux :
Et Auboyn vint
P. 16, v. 8: Quele la t'a paie. Manuscrit : paiée.
P. i6,v. 31 : Après ce vers, on lit dans notre manuscrit le vers ci-après qui a été rayé, nous ne savons pourquoi :
Et si .xxm. ov' eus de sa franche contrée.
Que le vous doie nus nullement reprovier. Manuscrit : Que nus le vous doie.
Miex vaut amis en voie, souvent est recordé , Que denier en corroie, ja vos sera provè.
11 est facile de dégager de ces deux vers un proverbe qu'on retrouve dans le poëme de Tristan de Nanteuil : Pour ce dit ung proverbe: Mieux vault avoir amis Que ne face en corroie or ne argent massis. (Bibl. imp., Ms.fr. 788, fol. 26$ r°.)
Notes. 133
Que [Reniers] a à rouie.
Manuscrit : Que Senson... ce qui fait contresens.
Et A char de Mcsines et Thiebaut de Chalon. Ces deux personnages sont nommés précédemment (p. 28, v. 20) Aquart de Niviers et Thiebaut d'Arquenchon. Nous ignorons quelle est lameilleure leçon pour le premier, et pour, le second, elles ne sont bonnes ni Tune ni l'autre; ce Thiebaut, qui figure dans plusieurs chansons de geste, et entre autres dans celle de Guide Nanteuil , est presque toujours nommé Thiebaut ou Thibaut d'Aspremont; et ici même telle était la leçon primitive, qui a été rayée pour être remplacée par de Chalon. Ailleurs, à la page 66 y vers 2, on retrouve le même personnage nommé aussi Tyebaut d'Aspremont.
Lor eschec emmenèrent y ne [lui] laissierent mie. Manuscrit: lor; ce lor est certainement une répétition fautive de celui qui commence le vers. Ce genre de faute est fréquent dans les manuscrits, et Ton en trouve une toute semblable dans Panse la Duchesse. (Voyez l'édition de MM. Guessard et Larchey, note sur le v. 27 de la page 28.)
P. 34, v. 19: Ne fraigne et ne pesoit. Le manuscrit porte en abrégé persoit, faute évidente, dont la correction est fournie par le vers. } de la page suivante : Ne brist ou ne pecist.
Et Berengiers defors sor les loriers foillus. Il est bien évident que le sens est sous, et non pas sur. Est-ce une faute du copiste, qui aura mis un r au lieu d'un z ? Comme cette faute, si c'en est une, est extrêmement fréquente, et qu'il se pourrait qu'ici sor
répondît à subter, et non à super, on s'est abstenu de corriger le texte. On trouvera des exemples de ce sor pour soi dans A) t d'Avignon, p. $4, v. 17 et 18; p. 56, v. 19; p. 59, v. 21 ; p. 74, v. 14, etc., etc.; dans Parise la Duchesse, p. 42, v. 30 (éd. Guessard et Larchey), et ailleurs encore. Notons toutefois, que, dans les derniers feuillets du poëme d'Aye, sor, chaque fois qu'il se rencontre au sens de sous, est surchargé par une main contemporaine et corrigé en soi.
P. 38, v. 3 1 : Mes bien le tenez prinse. Ce le se rapporte à Aye; comme le manuscrit n'est point en dialecte picard, et que l'on y trouve cette seule fois le pour la, il se pourrait bien que ce fût une faute du copiste.
P. 40, v. 2 1 : Et cope[ni] les vergies. Manuscrit : copes.
P. 43, v. 1 : Il est évident qu'ici le copiste a passé quelques vers; c'est sans doute un des neveux de Berenger qui parle, et non Berenger lui-même, puisque le discours se termine par le conseil , adressé à ce dernier, de prendre Aye pour femme.
// sachierent lor voiles [amont] à hautes cordes. Le manuscrit porte : a mit ; abréviation ordinaire de moult, ce qui ne présente ici aucun sens. Une faute toute pareille a été relevée dans Gaufrey. (Voyez la note sur le vers 24 de la page 1 52 de ce poëme.)
P. 46, v. 4: .1. an le servirons]. Manuscrit : serviront. Le sens indique la correction.
En la loi paiennie qui li Sarrasin ont. Le manuscrit porte bien qui, abrégé par suscription de Pi; comme c'est là un fait qui se reproduit souvent ici et ailleurs, nous n'avons pas voulu rétablir que.
Notes. 135
P. 52, v. 10 : Et Brunmamor [le sage]. Nous restituons le sage , d'après le vers 8 de la page suivante, qui est la répétition de celui-ci.
P. 52 , v. 23 : A ce mot s'en tornerent. Nous corrigeons ainsi le manuscrit, qui porte mof surmonté d'un signe d'abréviation.
Atant ez vos errant les messages d'Espengne. Manuscrit : messagents ; nous supprimons les lettres nt , répétition que le copiste a faite par distraction de la finale Serrant.
Le fil Marcillion mande par ire plaine. Manuscrit : mandent faute évidente; le singulier est ici nécessaire, comme le prouve le vers suivant : Qyc li rendez Ayen.
P. $6, v. $ : Et fenestré le chief. Manuscrit: Et le fenestre le chief. Sur le sens de ce mot fenestré , voyez Du Cange, fenestratus, 3, et Ph. Mouskes, il, p. XLVI.
Le sage pèlerin dont firent l[a]tinier.
Manuscrit : litimier. On trouve parfois latimier pour latinier, mais non litimier.
Quant A. faucons y vint volant de vers ma terre. Manuscrit : François , faute évidente, et dont le vers subséquent fournit la correction.
Desormes querre engien qu[e] elle soit ostee. Le manuscrit porte auerrei. Du reste, il s'en faut bien que ce passage soit d'une intelligence aisée , et il paraît corrompu.
Estes vos le cembel à la porte [bruijant.
\Brui]ant est une correction : le copiste a répété ici le mot luisant du vers précédent.
De la terre de France pris .11. chetis, l'autre [an].
Le mot an manque dans le manuscrit, comme aussi le mot estre du vers précédent.
P. 64, v. 8 : [Jes] deliverai dont. Manuscrit: h les, leçon qui fausse le vers.
P* 6$, v. 20 : A haute vo[is] escrie. Le manuscrit porte vous en abrégé.
Tôt li tranche le cucr, le foie et le pomon. Manuscrit : le cucr et le foie et le pomon. Nous supprimons le premier et, qui rompt la mesure.
Et l'yaume cler d'Arabe [eus] el sablon fichier. Manuscrit : et cel sablon fichier.
P. 67, v. 14: En la [cha]rtre Ganor. Le manuscrit porte : En lartre Ganor, faute du même genre que celle qui a été corrigée à la page 39, v. 11, de la présente édition : Qui noncent en [Esjpengne... A cet endroit le manuscrit porte : Enpengne.
Là fait li rois ses dons et départ ses dons grants. Il y a ici une répétition probablement fautive du mot ses dons; nous pensons qu'il faut dans le premier cas : Là fait li rois [justise].
P. 69, v. 3 : Est il costume et drois ; manuscrit: Et il costume est drois.
Notes. 137
P. 69, v. 16 : [A] Yamirant d'Aufrique. Manuscrit : Par l'amirant, ce qui n'a pas de sens.
Si que il dui ne sevent de Ga[rnier] 0 ne non. Le manuscrit porte Gautier; Garnier va bien mieux au sens.
P. 70, v. 31:^ l'un rendr[a]; nous corrigeons ainsi le manuscrit, qui porte rendre.
P. 71, v 26 : Ainz m'en irai] à pie... Ici, et dans quelques autres endroits, nous restituons Yi de la première personne, absent dans le manuscrit, non que nous considérions la forme ira comme fautive (en dialecte lorrain par exemple, a s'emploie constamment pour ai, et réciproquement), mais pour faciliter l'intelligence du texte.'
P. 72, v. 6 et 7:
Là n'en vandront [il mie] qu'il ne saichent les fors, Trestoute la vitaille por vivre enquerre lors. Nous comprenons ainsi ces deux vers : Ils ne viendront nulle part qu'ils ne sachent les usages et demander la nourriture pour vivre; mais le passage entier est probablement corrompu.
P. 81, v. 20 : Garniers l'a refermé; manuscrit : refermée, par erreur. Voyez le vers 30 de la même page, où cette faute n'a point été faite.
P. 82, v. 1 5 : Garniers ot .II. neveus; manuscrit : ncveueus.
P. 83, v. 2 : Por Vamorde l[or] oncle; manuscrit : de ronde.
P. 86, v. 1 : Miles l[i] ardenois ; manuscrit : Vardenois.
P. 88, v. 1 et 2 :
Et virent de Nentuel la grande tour Fregonde. Isnelement s'armèrent lez la bruille roonde. Aye d'Avignon. 9*
Il se pourrait bien que les rimes de ces deux vers eussent été interverties. Roonde va fort bien après tour, et fregonde après bruille , puisque fregon est le nom d'un arbrisseau, et que bruille n'est que la forme féminine de breuil (buisson, taillis, fourré). Comment expliquerFregonde, au contraire, après le mot tour? Est-ce un nom? la tour nommée Fregonde ou Fredegonde? Quant à bruille roonde, on peut l'expliquer par la nature des arbres. Voy. p. 92, v. 2 y. pin roont.
P. 89, v. 14 : As arme[z] commander; le manuscrit porte armer. Ici armes est animas, et non arma.
P. 89, v. 29 : Au gentil roi [paien] ; manuscrit: sarrazin, ce qui fausse le vers. On pourrait aussi corriger : Au gentil sarrazin , en supprimant roi.
Cil en vont [sanz) bataille.
Manuscrit : en , faute évidente. Ce vers est la répétition de celui qui termine la page précédente.
P. 94, v 11 : Prononcez comme s'il y avait quel quart en a terrée; c'est de même qu'on trouve quelquefois el pour elle , comme dans ce vers :
Et d'Aye la duchoisc criement qu'e\ ne se tut.
P. 9$, v. 13 : Et Gamiers les e[n]chauce; manuscrit : les eschauce} faute évidente.
P. 102, v. 21 : E li ren[s] son tréus ; manuscrit: rent.
P. 103, v. y. Netor ne eschafaus; manuscrit : eschaufaus ; faute produite par la consonnance de la dernière syllabe.
P. 103, v. 12 : Plus [tost] qu'il onques porrcn[i]'} manuscrit : Plus qu'il onques porres.
P. 109, v. y. S'ont le ter[t]re porpris. Le manu-
Note s. i 39
scrit porte l'abréviation qui signifie ordinairement terre; même observation pour le vers 7 de la même page.
P. 109, v. 31 : En plof e]nt plus de mil; manuscrit : En plorant.