II
ATESHA.
seirés, paraissail préparé à loiit et attendait ce qui allait arriver. Osmônd, comme un lion entouré de toutes parts, semblait défier les efforts réunis de ses ennemis.
Quand la rage des Turcs se fut un peu calmée et qu’ils commencèrent à songer au moyen de s’assurer de la personne d’Osmond, ils perdirent quelque chose de leur assurance. Sa conduite et ses discours avaient fait une forte impression sur eux; ils craignaient sa force et son courage, et ils n’étaient pas tout à fait sans appréhension sur les suites de celte affaire. Il y eut donc quelques minutes de silence. Enfin le pacha prit un ton plus doux et lui adressa quelques propos flatteurs pour qu’il ne soupçonnât pas ce qui lui était réservé ; mais, en même temps, il fit un signe à un de ses chokhadars qui sortit de l’appartement et qui rentra quelques instans après à la tète d’une troupe d’hommes armés auxquels le pacha ordonna d’arrêter le giaour. Osmond se leva sur le champ et lui dit avec un air de dignité : —■ Songez que c!est un Anglais que vous faites arrêter ainsi, et que votre tête en répondra. 11 suivit alors l’ofTlcier et sortit du kiosque avec Mustafa et Slasso.