‹ Aymé Verd (volume 2)Chapitre 47 sur 52 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

•}* Cejoiird'hui, 11 février 1582, a été iiiliumé dans notre cimetière maitreGenest, niarguillier de notre paroisse, intendant des domaines de Montmaur. Il avait épousé, en 1564, demoiselle Paschale, dont il a eu douze enfants, tant filles que garçons, tous bien portants à cette heure. L'aînée desdits enfants est allée s'établir à Saint-Chaffrey en Vercors, après avoir épousé un nommé Serpolet, qui a de grands troupeaux dans le pays, et qu'on suppose protégé par quelque fée ou sorcière, attendu que son père ne lui avait laissé pour héritage qu'une couple de chiens et un bâton ferré. Quant aux orphelins de maître Genest, ils n'ont pas à craindre la disette, car monseigneur le baron a promis de les marier, doter et établir convenablement

*î* Ce 13 octobre 1590 a été inhumé dans le cimetière de la paroisse maître Jérôme Gaschet , l'ancien escholier de la contrée, lequel vivait à Ladvieu, depuis assez longtemps, d'une rente que lui avait faite notre seigneur messire Aymé de Montmaur. Malgré ses soixante-dix ans, il allait

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enccue à pied, toutes les semaines, au château de Beauséjour, déjeuner et dîner cliez madame de Salvaing, autrefois Sigolène de Jarniost, Lujuelle avait épousé le sieur Salvaing, doyen des conseillers au parlement de Grenoble, qu'elle eut la douleur de perdre après dix années de bon ménage. C'est de maître Gaschet que nous avons appris que feu messire Josserand de Jarniost est mort de joie en serrant dans ses bras le premier-né de sa fille. Quant à mademoiselle Cunégonde, personne n'ignore qu'elle se retira dans la maison noble des chanoisesses de Leigneux en Forez. Quelques-uns affirment que ce fut par dépit de voir sa sœur cadette mariée avant elle; mais nous repoussons cette explication de la conduite de la noble demoiselle. Elle a été plus sage que sa sœur, elle a donné sa foi à un époux qui ne la laissera jamais veuve, et qu'elle est sure de posséder pendant l'éteinité^ à savoir Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Nota. 11 faut, pour entrer à Leigneux, faire preuve de douze quartiers, tant du côté paternel que du côté maternel, et madame l'abbesse actuelle, qui est une du Bouchage, se montre avec raison trèssévère sur ce point. Aussi a-t-elle refusé dernièrement de donner le ruban blanc et la croix pattée

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