COMMENCEMENT DE RÉFORME
Souvent une étincelle annonce un incendie; Le vent léger qui court sur la verte prairie Précède la tempête; adieu donc, au revoir!
Je crains que nous n’ayons de l'orage ce soir. SHAKSPEARE.
Comme on le pense bien, madame de Montmaur avait été un peu surprise de l’arrivée subite de Renaud, Elle avait même éprouvé une sorte d’effroi en apprenant que Peyrache n'avait pas rencontré le baron sur la route. Cependant lorsqu’elle vit entrer Gaspard donnant le bras à son frère, lorsqu’elle entendit le récit de leur entrevue, récit dans lequel le jeune archer oublia à dessein les provocations un peu vives qu’il avait adressées à Renaud, et le duel qui avait failli en être la suite; lorsqne madame de Montmaur fut témoin de la bonne intelligence qui s'était déja établie entre les deux frères, elle parut ressentir une grande joie. Le plaisir qu’elle éprouva fut cependant mêlé de quelque amertume, car le jeune baron
ne tarda pas à lui annoncer qu’il avait amené avec lui un ministre protestant qui ferait désormais sa résidence au château. La vue d’Enoch Barbantane, l’intention que le digne ministre manifesta tout d’abord d'entreprendre sa conversion, et d'introduire dans le manoir diverses réformes qu’il disait nécessaires, l’arrivée prochaine de la nombreuse famille du docteur, tout cela n'était pas fait pour dissiper les inquiétudes d’une mère catholique. La résolution qu'avait prise Renaud de recevoir sous son toit un pasteur calviniste, annonçait que le zèle du baron, loin de se ralentir comme l'avait espéré la douairière, ne faisait que prendre chaque jour de nouvelles forces. Quoi qu'il en soit, madame de Montmaur s’efforça de dissimuler ses craintes et ses regrets, de peur de troubler la bonne harmonie qui régnait entre ses enfants. Le souper se passa donc assez gaiement; Aymé Verd seul semblait préoccupé et faisait peu d'honneur au festin.
Par saint Hugon! lui dit Gaspard, qu’avez-vousdonc, Aymé? vous ne mangez plus. Ne trouveriez-vous pas ce quartier de chevreuil à votre goût? Etes-vous comme les grands chasseurs qui, à l’exemple de saint Hubert, leur patron , aiment mieux voir la bête au coin d’un bois, avec cent pas d'avance, que sur la nappe, les jambes en l'air? Par saint Leufroy ! vous ne faites l’effet d’un des chevaliers de la Belle au bois dormant. — Si notre hôte aime la chasse , dit Repaud, qui, à la grande surprise de ses gens, ne paraissait nullement choqué du langage de son frère, tandis que le ministre faisait un bond sur son escabeau,
AYMÉ VERD. 175 à chaque nouveau saint qu'il entendait invoquer ; si notre hôte aime la chasse, nous pourrons demain lui procurer ce plaisir. [l assistera même bientôt à notre grand chasse de novembre, car maitre Landry m'a annoncé que les chamois, gagnés par la neige, ne tarderaient pas à descendre dans le Vercors. — J'aimais autrefois cette chasseavec passion, dit Aymé, etquand j'habitais les hautes vallées, j'ai souvent passé la nuit en vedette, sur la pointe des rochers, afin de surprendre le troupeau au point du jour. — 1] parait, dit Renaud, qu’il y a de fiers chasseurs parmi les archers de la compagnie noire. Nous vous verrons demain à l’œuvre, messieurs. Landry, ajouta le baron en élevant la voix, tenez- vous prêt à cinq heures du matin. Nous battrons le pays avec les chiens courants. — La meute est harassée, dit Landry avec humeur et en regardant d’un œil Aymé Verd, tandis que de l'autre il regardait Gaspard. D'ailleurs, votre seigneurie n’a pas l'habitude de chasser les jours de jeûne, et vous savez... — Soyez prêt à cinq heures, répéta Renaud pour toute réponse. Le ministre, en entendant ces mots, hocha la tête en signe de mécontentement. Mais le baron n’y prit point garde, et Gaspard fut le seul qui s’en aperçu. Il se pencha à l'oreille de Blanche, et lui dit à voix basse : Regardez donc votre voisin, belle cousine, et tâchez de garder votre sérieux. Ne ressemble-t-il pas à cette vieille femme en robe noire, qui est peinte sur les vitraux de Saint-Hugues, et qu'on nomme dame Famine?
Gare à vous! depuis un quart d’heure il cherche le texte de son sermon.
Mademoiselle de Sassenage ne put s'empêcher de rire en écoutant son cousin et en jetant les yeux sur Barbantane; celui-ci, en effet, promenait ses regards autour de lui avec l'embarras d’un orateur qui ne trouve pas son exorde, mais il eut à peine entendu la voix de la jeune fille, qu’il s’écria avec aigreur : Le rire de l’insensé est comme le pétillement des ronces qui brülent sous la chaudière, et cela est vanité. C'est l'Ecclésiaste qui parle ainsi.
Blanche, surprise par celte apostrophe, qui évidemment s’adressait à elle, ne put s'empêcher de rire encore plus fort qu'auparavant, et Gaspard fut pris lui-même d’un accès d’hilarité semblable à celui des dieux, lorsqu'ils virent Vulcain entrer en boitant dans l’'Empyrée. Madame de Montmaur eut beau jeter sur les rieurs un regard suppliant, il eùt été aussi difficile de les arrêter, en ce moment, qu'il le serait de retenir les deux roues d’un char entrainé sur une pente rapide. Le ministre continua d’une voix glapissante : La vie, en effet, n’est pas comme la définit le docteur Grutséus dans son traité de la Béatitude céleste, imprimé à Cologne sur grand papier de Trèves; la vie n'est pas une joyeuse fête qui se termine tristement. Ce n’est que la veille d’une fête, et d’une fête à laquelle on n’admettra que les gens qui s’y seront préparés parle jeùne et les larmes. Oui, jeune homme, riez! ajouta Enoch en se tournant vers Gaspard qui donnait libre carrière à sa gaieté naturelle, riez! Soufflez comme la baleine quand elle vient respirer
un moment sur l’eau, et ouvrez la bouche comme si vous vouliez avaler cette table. Le rire est semblable
au son des grelots que les fous de cour suspendent à leur bonnet : c’est un vain bruit que nous faisons pour nous étourdir sur nos misères. Aussi Dieu n’a- L-il pas permis qu’on püt rire sans contorsions etsans grimaces. Voyez comme le rire décompose le visage, comme il dégrade ces traits que le Créateur, c’est la Genèse qui parle, avait formés à sa ressemblance!
En cet endroit, le ministre s’arrêta pour prendre haleine et peut-être aussi pour juger de l'effet que son éloquence produisait sur les auditeurs. Il regarda autour de lui, et n'eut pas lieu d’être fort satisfait de cet examen. A l'exception de Renaud, de madame de Montmaur et de Landry, qui, tousles trois, avaient l'air attentif, quoiqu’ils fussent sans doute préoccupés d'idées bien différentes, les autres convives sem blaient démangés d’une envie de rire que Île respect dû au maitre du logis suffisait à peine pour contenir. Ces dispositions ne firent qu’exciter la verve de Barbantane.
Qu’ y a-t-il de si plaisant en ce bas monde? reprit-il. Qu'est-ce que vous y voyez qui ne porte l’âme à une sainte tristesse? Christ, notre maîtreet notre modèle, a pleuré sur Lazare et sur Jérusalem; mais, comme le rapporte Pline le jeune, à la page 124 de l'édition de Leyde, on ne l’a jamais vu rire, La sagesse est comme un sceau posé sur les lèvres du fidèle. Mais la bouche dé celui qui rit me fait l’effet d’une porte qui n’a plus ni clef ni serrure. Que dit-on d’une maison qui se lézarde, d'une couture qui se défait, d'une semelle qui se déchire? On dit que le mur, l'habit et le
soulier rient. Entendez-vous? On dit qu'ils rient; et c’est là un signe de mauvais augure.
— Eh bien! mon compère, pleurez, si cela vous amuse, dit Gaspard, à qui la gaieté n’avait jamais paru une meilleure chose que depuis qu’on semblait vouloir la lui interdire. Moi, je suis comme le joyeux comte Ory. Vous savez la chanson?
Le comte Ory, châtelain redouté, Après la chasse N’aimait rien que la beauté Et la bombance, Les plaisirs et la gaieté.
Oui, morbleu! vive la gaieté! Je ne suis pas plus philosophe, moi, qu’une bohémienne qui passe sa vie à danser et à dire la bonne aventure. Si ce bas monde est une vilaine garnison, mon compère, ce n’est pas la faute du bon Dieu, mais bien celle des gens à humeur noire. Le bon Dieu a fait le jour comme il a fait la nuit, le printemps comme il a fait l'hiver, les pinsons comme les hiboux. Ne dites-vous pas que le paradis est un lieu de délices? Eh bien! compère, tâchons d’en prendre un avant-goùt ici-bas. Donnez-moi votre verre, que je le remplisse, et ne restez pas là à vous démener comme si vous étiez déjà à la table de messer Satanas, où l’on sert pour tout plat des fers rouges ct des charbons ardents, et où la soupe est tellement chaude, qu'elle vous brûle les"entrailles. Allous! je bois ce rouge bord à votre santé. — Malheureux! s’écria Barbantane; il sied bien au malade de parler de santé. — Par saint Hugon ! dit Gaspard,
il m'est avis que jamais personne ne s’est mieux porté que moi, et cela n’est pas étonnant. Il ny a que les joyeux compagnons qui se portent bien : la gaieté préserve de la goutte, des rhumatismes et des catarrhes. Par saint Luc! elle vaut mieux que toutes les herbes des apothicaires, et, sur ma foil elle se vend moins cher. On la trouve pour six blancs au fond d’une dame-jeanne, et pour rien au fond d’une bonne conscience.
Après avoir achevé ces mots, Gaspard se versa une rasade, tandis que le docteur se préparait à la réplique. Mais Aymé Verd ne laissa pas à ce dernier le temps d'ouvrir la bouche; il éleva la voix, adressa vivement une question à Renaud, une autre à Gaspard, et fit si bien qu’en peu d’instants la conversation devint générale. Le jeune archer, en agissant de la sorte, avait eu, nous devons le dire, plus d’un motif. Outre le peu de plaisir qu’il eût pris à entendre un sermon du ministre, il avait remarqué que le maître de la maison ne goütait guère, de son côté, les boutades joyeuses de son cadet et la façon irrévérencieuse dont ce dernier parlait au docteur. Il avait cru deviner aussi que madame de Montmaur ne serait pas fâchée de voir l'entretien rouler sur un autre sujet, et il fut confirmé dans cette idée par Pair de satisfaction qu’il remarqua sur le visage de la vieille dame, après l’heureux succès de sa manœuvre. Îl ne songea donc plus qu’à profiter du tumulte qui ne tarda pas à régner dans la salle, grâce à la liberté que prirent les serviteurs de traiter à leur tour les graves questions qui avaient divisé un moment les maitres.
L'aventure de Romans était encore trop présente à son esprit et l’intéressait trop vivement pour qu'il ne cherchât pas à interroger au plus tôt mademoiselle de Sassenage. Il n’était séparé de la jeune fille que par son ami Gaspard, et il pouvait espérer d’obtenir d'elle une réponse satisfaisante, tandis que l’archer discutait avec Renaud un plan de chasse pour le lendemain. Mais Blanche paraissait assez peu disposée à l’écouter. Elle évitait même de rencontrer ses regards, et semblait donner toute son attention au juge châtelain, qui, assis à côté d’elle, lui racontait par le menu l’histoire d’un procès qu’il avait gagné après quinze ans de plaidoiries. Ce sujet ne devait pourtant pas avoir beaucoup d’attraits pour une demoiselle qui n’était pas encore majeure, et dont les oreilles étaient mieux faites pour entendre les propos galants d’un jeune cavalier que pour recevoir les confidences d’un vieux procureur. Aymé ne put s'empêcher de faire tout bas cette réflexion; mais quel que füt son déplaisir, il se vit réduit au silence et forcé de remettre à un moment plus favorable une explication qu’il appelait de tous ses vœux.
Cependant Enoch Barbantane ne se tenait pas pour battu. Tout ce qu'il avait vu dans la maison dépuis son arrivée avait été pour lui un sujet de scandale. Il avait espéré d’abord, en voyant la figure grave et austère du jeune baron, de retrouver à Montwaur les mœurs de la primitive Eglise; mais quelque sévère que fût la discipline qui régnait dans le chàteau, quelques sobres que fussent ses hôtes, il y avait là encoré pour uu ministre zélé bien des abus
ST
AYMÉ VERD. 151 à combattre et un champ fertile dont il fallait écarter les ronces et les épines pour que le hon grain püt y fructifier en abondance. C'était à un bien et un mal tout à la fois; un mal, car une âme charitable est toujours contristée par les égarements du prochain ; un bien, car un ministre de l'Evangile n’est jamais fâché quand il peut exercer l’éloquence que Dieu lui a départie et déployer la sainte ardeur qui convient à un successeur des apôtres. Enoch se promit d'être digne de la mission qui lui était confiée, et d'opérer une révolution complète dans un lieu où, à son avis, tout respirait la mollesse et la volupté. Les tables, qui étaient pourtant assez frugales, lui avaient paru surchargées de viandes et de vins exquis; illusion facile pour un homme accoutumé comme lui à des jeûnes forcés et à un carême perpétuel. Mais une des choses qui l'avaient frappé le plus, était le costume de mademoiselle de Sassenage. Les grâces personnelles de la jeune fille contribuaient sans doute à rendre sa Loilette plus piquante, car ses vêtements n'étaient en eux-mêmes guère plus recherchés que ne devaient l'être ceux d’une personne de son rang et de son âge; mais le docteur n’était pas en état de faire la part des dons naturels et des artifices de la coquetterie, Il ne vit dans la nièce de madame de Montmaur qu’une papiste frivole tout occupée du soin de se parer, et ne put cacher longtemps son mécontentement. Il se pencha vers Renaud et lui demanda si la jeune personne assise en face d’eux était celle qu’il lui avait recommandée en chemin. Sur la réponse affirmative du baron, Enoch fit une grimace de dédain qui lui était familière.
Si ma fille Thamar s’habillait de la sorte, dit-il, elle recevrait un bon soufflet de sa mère sur chaque joue, et elle ne les aurait pas volés. Ne pourriez-vous pas imposer plus de décence et de gravité aux gens qui habitent votre maison ?
Renaud avait déjà remarqué avec étonnement la toilette de sa cousine, et en avait été d’autant plus frappé que, depuis longtemps, il obligeait la jeune fille à porter des habits sombres et une simple cornette noire. La question du ministre lui rappela la fâcheuse impression qu’il avait d’abord ressentie. Au lieu de lui répondre il se mordit les lèvres, et se contenta de porter alternativement sur Blanche et sur Aymé Verd un regard scrutateur. Mademoiselle de Sassenage, qui avait entendu les paroles du ministre, ne put soutenir cet examen sans éprouver quelque embarras. Elle rougit et baissa les yeux, comme si elle eût craint qu’on püt lire au fond de son âme le véritable motif pour lequel elle avait changé d’ajustements.
Cependant Enoch avait repris la parole et s'élevait avec véhémence contre le luxe de la parure et contre les modes variables qui faisaient tourner la tête aux jeunes filles. Aymé vit le moment où la sage tactique qu’il avait déjà employée allait de nouveau devenir nécessaire, car Gaspard n’était pas homme à manquer l'occasion de contredire le ministre.
— Par saint Hugon! dit-il sans s’apercevoir du coup d'œil expressif que lui jeta sa mère, vous nous la baillez belle! La mode est une reine à qui tout le monde obéit, et vous le premier, mon compère!
2 Tout le monde prêche de notre temps, et vous prêéà chez aussi! Vos amis portent des mines longues, et à vous aussi ! Ils marmotlent leurs prières en français, Let vous aussi, quoique ce soit une mode toute nou- D velle! Mais cela accommode assez certaines gens qui D n'ont jamais vu que de loin les portes de l’université Det qui ont fait toutes leurs études dans l’almanach. Laissez donc chacun suivre le chemin qui lui plaît. 1La mode en a mille dans son gai royaume. Laissez iles jeunes filles mettre des rubans, pourvu qu’elles Qne vous empêchent pas de mettre des lunettes pour Havoir l'air savant, et des guenilles pour avoir l'air Qd’un saint. — Dieu me juge, dit Enoch, et il jugera “les têtes folles qui tournent à tout vent. — Eh! par gsaint Eloi ! reprit Gaspard, avez-vous entrepris d’em- Apêcher les femmes de varier? Vous n’y réussirez pas,
Amon compère, car autant vaudrait régler le cours des
[vents! Laissez-les donc changer, puisque changer est
leur nature; et quand leurs pensées varient, n’em-
pêchez pas leurs robes de varier de même. D'ailleurs,
Je monde où nous sommes n’a-t-il pas ses modes hussi? Le ciel est blanc le matin, bleu à midi, et gris L. soir. La terre avait hier un manteau vert semé de Bleurs, elle aura demain un manteau plus blanc que d'hermine. Quel mal y a-t-il à cela? Allons! compère, Dyez un peu plus de charité : si vous empêchez les lames de changer de parures, vous mettrez sur le Davé les ouvriers de Venise, les orfévres de Paris, les Misserands de Tours et de Lyon! Ne faut-il pas que tout le monde vive?
® Leministre allait répondre d'une manière péremp-
toire, mais Renaud se leva en ce moment et donna à ses hôles le signal du départ. Enoch Barbantane espéra d’abord qu’il conserverait quelques auditeurs bé; névoles, mais son attente fut trompée, car il ne resta bientôt auprès de lui qu’un seul serviteur : c’était maitre Landry. Il annonça au ministre qu’il était prêt à le conduire dans la chambre qui lui était réservée.
— Nous remédierons à tout cela, dit Enoch en s’installant dans un des larges fauteuils qui garnissaient son appartement; j'ai touché des cœurs plus endurcis que ceux dont la conduite vous scandalise, maitre Landry. Mais, ajouta-t-il en regardant autour de lui, où donc va loger Bethsabé avec ses enfants? où mettra-t-elle Thamar, Jeanne et Lia? — Il y a ici près deux autres pièces qui vous sont destinées, saint docteur, répliqua Landry. C'est moi qui les at préparées pour vous.—Ce n’est pas que je m'inquiète de ces détails, reprit Enoch ; nous avons été à l’aise dans des gites plus étroits. Mais Bethsabé ne sera pas fâchée de se reposer un peu dans ce fauteuil de vélours ; nous avons fait deux cents lieues à pied, et quoi qu'elle en dise, elle doit être fatiguée du voyage: J'espère qu’elle arrivera bientôt. — Dieu soit louél dit le veneur. Elle pourra donner de bons exemples aux femmes de cette maison; car ici, comme partout, les femmes ne sont guère que des occasions de scan= dale et des pierres d’achoppement, — Je vois, dit le ministre, que vous êles un saint homme, maitre Landry, et que nous nous entendrons à merveille: Je vous souhaite une bonne nuit,
AYMÉ VERD. 185 D Quelques instants après, Enoch Barbantane dor- B mait dans le meilleur lit qu’il eùt eu depuis quinze
Hans.