‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 111 sur 235 · INFLUENCE DBS RELATIONS AVEC L ORIENT CLI · texte numérisé non relu

INFLUENCE DBS RELATIONS AVEC L ORIENT CLI

LtL chanson du Pèlerinage de Charlemagne décrit aussi des automates non moins surprenants que l'on admirait dans le somptueux palais de Tempereur de Constantinople. Ce ne sont plus des oiseaux aux chants mélodieux, mais des enfants en bronze qui avaient chacun en leur bouche un cor dUvoire dont ils sonnaient doucement « Tun haut et Taucre clair >, lorsque la brise de la mer venait les animer ^

Ces merveilles n'ont pas été, comme on pourrait le croire^ imaginées à plaisir par les poètes pour embellir leurs récits. Elles étaient, dit M. G. Paris, « en certains points, au-dessous des magnificences puériles qui s'étalaient réellement dans le palais de Constantinople *• » Les historiens nous en ont laissé des descriptions assez conformes à celles que nous trou-

luceant in nocte > (Ann, archéologiques, l. cit., p. 220). On peut citer également les vert suivants dt Baudoin de Sebourc :

Une riche etcarboncle le mantel ataqoa.

Qui par la nait oscure moult grant clarté geta,

Comme fait li solaus que Diex nous envoia

(Bartsch, Chrestomathie dt l'ancien français, col. 399.)

Ce trait se retrouve enfin sous une forme identique dtns Tancienne littérature espagnole :

Entre almena y almenaeata una piedra çafira ; Tanto relumbra de noche como el sol a média dia.

(J. Grimm, Silva de romances viejos.)

(Cf. la chanson de Roland, éd. L. Gautier, v. a633, et la chanson du Pèlerinage de Charlemagne, citée par M. G. Paris, Romania, t. IX, p. II ; Girart de Roussillon^ trad. de M. Meyer, p. xcix et a 3. — Voy. aussi les exemples donnés par M. Pio Rajna, Le origini delV epopea francese, p. 446.)

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