‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 12 sur 235 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

sagers le bois dont ils ont besoin pour leur cuisine. Ces derniers répondent en faisant annoncer partout qu'ils désirent acheter des noix et des hanaps, à n^importe quel prix. Les bourgeois viennent à Tenvi leur apporter des hanaps cachés sous leurs manteaux; on leur amène aussi des mulets chargés de noix. Us amassent le tout en un énorme monceau et y mettent le feu, si bien qu'ils manquent d'incendier la ville (LXV). Puis ils font cuire leurs vivres et en distribuent généreusement à tous ceux qui veulent en profiter.

Boniface est forcé de s'avouer vaincu ; il va trouver les barons français et leur présente des excuses. En même temps, il s^informe du but de leur mission (LXVI.LXVIII).icSire »,dit Hugues de Barcelonne, « nous sommes envoyés par le preux comte Aymeri de Narbonne, le meilleur prince qui soit au monde, pour vous demander votre sœur Hermengarde. Si vous nous raccordez, elle sera comtesse dMci à un mois; elle aura un riche douaire, et vous-même, vous verrez votre puissance s'accroître. Sinon, Aymeri de Narbonne sera à jamais votre ennemi (LXIX-LXX). — Seigneurs, » répond Boniface, « je vous donnerai volontiers Hermengarde, mais à la condition qu'elle y consente, car c'est folie que de vouloir épouser une femme contre sa volonté. » Il se rend donc sans tarder près de la jeune fille. « Ma belle sœur, » lui dit-il, € vous allez être mariée, si vous voulez, au plus haut baron qu'il y ait sur terre. — Frère, je ne veux pas d'autre époux qu'Aymeri, le noble comte qui a pris

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