ATMERI DE NARBONNE XV
Narbonne^ tandis que les autres seigneurs Tont refusée, par crainte des Sarrasins. — Dieu soit loué ! C'est précisément le mari que je vous destine, » s*écrie Boniface, transporté de joie en entendant cette réponse (LXXI- LXXIV).
Les Lombards, qui redoutaient fort les menaces des messagers français, s^empressent alors de les informer de Taccueil favorable fait à leur demande, et le roi lui-même va les présenter à sa sœur. Celle-cii ornée de vêtements somptueux et toute resplendissante de beauté, s*avance vers les chevaliers et les salue avec courtoisie. <c Où est, « dit-elle, « le comte Aymeri de Narbonne. à qui je suis fiancée? ^ Dame, » répond Hugues, c quand il viendra vous chercher en ce pays, vous le reconnaîtrez facilement à son air noble, à son fier regard, et il amènera avec lui une telle suite que la ville entière en sera effrayée. — Dieu soit béni d'un si haut mariage! » reprend Hermengarde (LXXV- LXXVI). Les barons se félicitent des bonnes dispositions de la jeune fille. Ils ôtent leurs riches manteaux de fourrure, les plient et s'asseyent sur eux, puis l'entretien se poursuit d'une manière fort amicale. Sur Tavis d'Hermengarde, on décide que dix d'entre les messagers retourneront au plus tôt à Narbonne pour y chercher Aymeri, tandis que les cinquante autres resteront près de la sœur de Boniface pour la garder et la défendre^ si par aventure quelque duc, comte ou marquis voulait Tenlever (LXXVII-LXXVIII). Les dix chevaliers désignés pour partir font aussitôt leurs préparatifs; en quittant la salle, ils laissent leurs man-