‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 122 sur 235 · CLXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CLXIV INTRODUCTION

(v. 5o2 et 3682) de Tune de ses portes principales, la Porte Aiguière. Cette porte, désignée dans les textes latins sous le nom de Porta Aquaria, était ainsi appelée parcequ'elle était située dans la partie basse de Narbonne, au bord de la rivière d'Aude. Elle s*ouvrait en face d^un pont monumental, de construction romaine, nommé dans les andens documents Pons vêtus ou Pons civitatis^ qui était jeté sur le lit du fleuve, et se prolongeait en un immense viaduc à travers les lagunes voisines ^

Bertrand est bien renseigné aussi sur la position respective d'Orange et de Nîmes (v. ioo5-6). Enfin, il fait suivre un itinéraire très exact à Aymeri, lorsque celui-ci revient de Pavie en ramenant Hermengarde. Le comte, informé de la reprise de Narbonne par les Sarrasins, envoie alors sa fiancée à Vienne près de Girart, puis il continue son voyage et vient s'arrêter à Lunel (v. 38 16). Ce bourg est bien effectivement sur le chemin de Narbonne.

La géographie des pays d'outre-mer est beaucoup plus vague. Ainsi, lorsque les deux rois païens Des-

I. La Porte Aiguière était flanquée de deux tours qui paraissent avoir servi plus tard de base et de point de départ à l'ancien palais de la Vicomte, dont faisait partie une vieille tour appelée la Tour mauresque. Les fondations de cette dernière tour subsistaient encore en 1639 (HisU générale de Languedoc, nouvelle éd., t. L p. 121, note de M. E. Barry; cf. p. 126). — Il y avait également à Saintes une porte nommée Porte d^Aiguères, Porta Aquaria, pardessus laquelle un aqueduc antique pénétrait dans la ville. Elle devait son nom à cette particularité (De Caumont, Abécédaire d'archéologie. Ère gaUo-romaine^ p. i33).

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