ÉPISODE DES NOIX ET DES HÀNAPS BRÛLÉS CXQ
•oniuigo purement imaginaire cetie histoire que nous aTona vu mettre jusqu^id sur le compte de divers personnages historiques. Il rapporte qu'Àndalosia, un des fils de Fortunatui| k trouvant à Londres, invita à un somptueux repas le roi, la reine et sa fille. Le souverain, mécontent du faste déployé par cet étranger, résolut de l'humilier un peu : il fit défendre dans la ville, sous des peines sévères, de lui vendre du bols brut ou travaillé. Alors Andalosia fit acheter des clous de girofle^ des noix muscades et autres épices; on y mit le feu, et Ton s'en servit pour faire cuire le repas ^ On voit combien les différentes versions de Ce conte
y Mut toiiteiiu«if peoM qa*il a du être composé originairement ett Bretagne, fera Tannée 1440. Il aurait été ensuite imité ou traduit en Eépagne* et €*eat de la veraion eapegnole que dériverait le texte allemand. Quant à la source du taxte primitif, Goerres croit la trouver dans \9êG€SiM RomanQ9*um; il suppose auui que les récits de voyagea de MandeviUe n*ont pas été sans i nfluence (Dit Uutseken Volksbûcher, Haidelberg, iSoy^ p. 73*82). Grssse rapproche Thistoire de Fortunatus de plusieurs contes orientaux; il en conclut que ce ro- ■san a dû être écrit sous Tinfluence d*idées introduites en Europe à la suite des croisadea, mais U le regarde d*autre part comme assez récent, car la chevalerie y est représentée à son dernier degré de décadence. D*aceord avec Gcsrrea, il en fixe la date à Tannée 1440 environ. La source lut paraît être, soit Tun des chapitres des Gttta Rommianm imité par le poète anglais Ghaucer, soit un ancien fabliau franfaia cité par Sinner {Cat. cod. nus. BiH. Bern», t. III, p. Vk^y, n seftihle donner la préférence à ce dernier texte {Dit grosun SsgtitkrHse éti MiiUlaltêrêt p. 191-5).
1. G. Paris, /. €ii., p. S45. *-* Cet épisode est à la p. t3 de Tédit. française de VHisêêirê des JUs de ForiunatuSf publiée dans la Bi* hliothèque bleue tn 1775.