‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 44 sur 235 · I. Au V. 2a · texte numérisé non relu

I. Au V. 2a

Tait li domage en soient retorné S08 Bonifaoe,... .

il> et B* ont en commun la mauvaise leçon : TuWli mesafê. Le copiste de C avait aussi écrit tout d*abord mesage, puis, trouvant probablement ce mot dénué de sens, il Ta effiicé et remplacé par domage. A* a mis ce dernier mot uns hésiter. Nous pensons que la leçon fautive mesage existait dans la source commune de tous nos mu. ; la leçon domage est due vraisemblablement à une cor* rsction intelligente des mu. A* et C. Cette correction était si naturelle et si bien appelée par le contexte qu*elle a pu venir sépament à Tesprit de deux copistes qui n'avaient entre eux aucun rapport.

De même au v. 100 on a :

Al B2 Nel pot guérir chastel ne tor eotle.

Ai Ne pot durer.

C Nel pot durer.

L'accord des manuscrits paraît être ici au premier abord en

éTABUSSBMENT DU TEXTE LXUl

Nous devou maintenant, après avoir déterminé les relations qui existent entre nos divers manusaits, résumer brièvement leurs caractères et leurs traits particuliers ^

Cest la famille A qui nous offre le texte le plus exaa et le plus correct, celui dont les leçons méritent en général la préférence.

Le ms. A^ est incontestablement le meilleur de tous les manuscrits, surtout depuis la tirade XIX. Mais pour les 5oo premiers vers où il se rapproche de la famille C, A^ nous paraît remporter sur lui, car cette famille C est celle dont la correction laisse le plus â désirer.

Le ms. A^ est Tceuvre d^un copiste qui a eu un bon texte sous les yeux, mais qui trop souvent a fait preuve de distraction et de négligence. Nous avons déjà remarqué qu'il a omis beaucoup de vers. En d'autres endroits, au contraire, il a forgé des vers inutiles. En effet, il a fréquemment une tendance à délayer en deux vers, d'une façon très maladroite, les pensées exprimées par un seul vers dans le texte original.

contradiction avec noire cltiaernent. liait dans ce Tert les ezpreationt guérir et durer ont pu être employées indiffiéreimnent par les copistes, sans que ce fait tire aucunement à conséquence.

I. M. Couraye du Parc est arrivé à peu près aux mimes résultats que nous pour le classement des manuscrits de la Mort Aymeri deNarbonne, (Introd., p. xxin-XLviii.) Ces mu. sont au nom* bre de quatre (nos mss. il>. A», B'. B>}. Mais les rapports de il* et de A* ne sont pas tout i fait les mimes que pour Aymeri de Narbonne; on y obsenre des différences beaucoup plus tranchées; TO]r. p. XXX1Z et suir.

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