‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 47 sur 235 · LXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXVIII INTRODUCTION

Dans les 5oo premiers vers où /4^ se rapproche de C, tandis que A^ s*accorde le plus souvent avec B, nous adoptons plutôt les leçons A^ B, B étant constamment meilleur que C.

Par le même motif, lorsque A^ttA^ ont une mauvaise leçon et que le choix est restreint entre deux leçons également acceptables, offertes par jBet C, nous préférons celle de B, qui nous présente plus de garantie d^exactitude.

Telles sont les règles que nous avons suivies pour rétablissement de notre texte. Grâce à elles, nous avons pu reconstituer avec une presque entière certitude le manuscrit X*, d'où dérivent tous les manuscrits actuellement connus. Or ce manuscrit était très voisin de l'original ; peut-être même était-il directement copié sur lui; en tous cas, il devait être d'une date peu postérieure. Nous nous trouvons donc dans des conditions extrêmement favorables pour donner une bonne édition de notre poème.

La langue et Torthographe nWrent pas non plus de sérieuses difficultés. Aymeri de Narbonne, ainsi que nous le démontrerons plus loin, a été composé vers le commencement du xiu^ siècle par un trouvère de la Champagne méridionale. Les manuscrits A^ et A^, qui remontent environ- au milieu du xm^ siècle, ont pu être écrits du vivant de cet auteur. Ils Tont été du moins à une époque où sa langue n'avait pas encore eu le temps de subir de notables transformations. D*autre part, ils sont Tœuvre de copistes dont le dialecte ne semble pas différer de celui de notre trouvère,

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