LXXII INTRODUCTION
En effet, en étudiant les rimes, on reconnaît que Fauteur du poème tenait compte au contraire de 1*5 de flexion, sinon rigoureusement, du moins d'une manière habituelle. Il nous a donc fallu nous conformer sur ce point aux règles qu*il a suivies.
Sauf ces quelques exceptions, nous avons reproduit fidèlement, et jusque dans toutes ses variations, l'orthographe du ms. A^^. Nous n'avons pas cherché à y établir une unité qui eût été trop arbitraire. L'orthographe n'étant pas encore fixée au moyen âge, on ne doit pas lui donner une régularité et une correction qu^elle n'avait pas alors. Ainsi, dans notre manuscrit, an et en sont confondus et pris souvent Tun pour l'autre ; le copiste écrit tout aussi bien antandre qu'entendre. Ce fait a son intérêt pour l'étude de la prononciation, et nous avons dû le laisser subsister. Nous avons donc écrit tantôt an et tantôt en, suivant que le ms. nous donnait Tune ou l'autre forme. Il y a certains cas, d'autre part, où Torthographe des mss. ne répondait plus à la prononciation usitée au temps de leur rédaction, par exemple dans les formes telles que chevalchier^ molt, valt. Il est bien évident que dans ces mots 1'/ n'avait plus au xm« siècle la valeur d'une consonne; on prononçait sans nul doute chevauchier, moût, vaut. Mais puisque la lettre / était encore en usage, nous avons cru devoir la respecter.
I. Lorsque nous aront emprunté des leçons aux autres manuscrits, nous les avons ramenées à Forthographe de Ak — C'est aussi ce ms. A^ que M. Couraye du Parc a suivi pour le choix des formes dans son édition de la Mort AymerL (Voy. p. xlviii.)