‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 53 sur 235 · LXXVI . INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXXVI . INTRODUCTION

t. XXII, p. 460) y voit simplement Tœuvre « d*un copiste ou du jongleur pour lequel la copie avait été faite. » A la vérité, ces sortes de couplets, placés à la fin des chansons de geste pour y rappeler certains héros ou annoncer d autres chansons racontant leurs exploits, manquent souvent d*authenticité et sont dûs aux jongleurs qui les récitaient ou aux compilateurs des manuscrits. Mais notre tirade de Girart de Vienne se rattache fort bien à ce qui précède-, elle est du même style que le reste, et de plus, elle se trouve dans tous les manuscrits que nous avons consultés^ . Nous

I. Le manuscrit du Mut. Brit. Roy. 20. D. XI ajoute encore à la fin de Girart de Vienne un autre couplet fort insignifiant qui a pour but de ménager la transition avec Âymeri de Narbonne :

Challes repaire qui moult ot enduré, Perdu ses homes» souffert mainte durté, Sovent em pleure, s'a du cuer souspiré.

Dus Naimes l'a bonnement conforté Et li a dit : • Sire, pur Tamour Dé, € Lessiez ester, pins n'i ait duel mené, « Car il n'affiert en tous ait tel pensé ; « On doit lessier ne puet estre amendé. > Et dist li rois : « Vous dites vérité, < Mais par ce Dieu per cui sommes sauvé, « 11 nlert jamais de par moi oublié.

« Ains l'avront Turc et païen comparé, « N'avront repos en trestout mon aé « Li glouton de put aire. • (Fol. 6a V* col. IIL — Ward, Catalogue, t I, p. 636.)

A la différence du couplet précédemment cité, celui-ci paraît bien être une addition plus récente. Il arrive assez mal à propos et ofiTre un caractère fort banal; son style aussi se distingue nettement de celui du poème. Ce morceau, du reste, né se trouve à notre connaissance dans aucun autre manuKrit; il nous semble n*étre qu*une

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