‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 54 sur 235 · AUTEUR DU POÈME LXXVII · texte numérisé non relu

AUTEUR DU POÈME LXXVII

croyons donc qu'elle doit être attribuée à Tauteur du poème. Celui-ci a pu fort bien en terminant avertir ses leaeurs ou ses auditeurs qu'il allait donner une suite à son récit, en composant une autre chanson pour continuer en quelque sorte la première. Rien de plus naturel et de plus conforme aux habitudes des trouvères du xm® siècle.

Nous nUnsistons pas sur les ressemblances de style qui existent entre Girart de Vienne et Aymeri de Narbonne. En effet, le style des chansons de geste est assez impersonnel, et il est souvent difficile d y démêler ce qui appartient en propre à chaque auteur. Nous ne pouvons cependant nous empêcher de signaler l'analogie frappante qui paraît dans le choix de ceruines expressions. Ainsi, on lit dans Girart de Vienne :

Rolians la prist fort bien a esgarder^ Dedans son cuer forment a goloser.

(Éd. Tarbé, p. 90.)

et dans Aymeri de Narbonne :

La cité prent li rois a esgarder^

Dedanx son cuer forment a goloser. (V. 1 90- 1 9 1 .)

Ces ressemblances viennent à Tappui des autres preuves que nous avons déjà produites, et confirment entièrement Tattribution que nous avons faite des deux chansons à un même poète ^

tniuTtîte paraphrase des vers 129 a 149 d^Aywuri de Narbonne, et a sans doute été fabriqué par le copiste du ms. 30. 0. XI.

I. Dans la thèse que nous avons présentée à PÉcole des Chartes sur Aymeri de Narbonne, nous avons soutenu que cette attribution

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