‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 78 sur 235 · CXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CXII INTRODUCTION

et A. Kressner », ont successivement défendu ce système, ou tout au moins l'ont accepté sans nulle contestation.

Lorsque nous avons abordé pour la première fois rétude d'Aymeri de Narbonne, il y a quelques années *, nous n'avons pas tardé à reconnaître que cette thèse était impossible à soutenir. M. G. Paris, de son côté, dans un article publié en 1880 dans la Romania ^ est arrivé aux mêmes conclusions que nous, et a démontré par des arguments décisifs combien la théorie de Fauriel, assez séduisante au premier abord, était au fond peu solide. Il n'est personne maintenant qui ne partage cet avis, et les droits d'Aymeri II au titre de héros légendaire sont universellement contestés. M. L. Gautier, dans la seconde édition de ses Épopées *, a renoncé à Topinion qu'il avait primitivement admise, et s'est rallié à celle de M. G. Paris, M. Nyrop suit également cette dernière doctrine dans son Histoire de V ancienne épopée française ^.

C'est avec beaucoup de raison que ces érudits se sont prononcés contre l'identification d'Aymeri II et

1. Nachrichten ûber dos altfran^œsische EposAymeri de Noirbonne, dans VArchiv de Herrig, t. LVI (1876}, p. i3.

2. Voy. let Positions des thèses présentées à l'École des Chartes par les élèves de la promotion de jSjô, p. 11.

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