‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 79 sur 235 · T. IX, p · texte numérisé non relu

T. IX, p

4. T. IV, p. 91, 234, 237. — M. L. Gautier, dans sa r« éd., semblait déjà faire quelques réserves et n'admettait le système de Fauriel que comme une simple hypothèse (voy. t. Ill, p. 75).

5. Den oldfranske Heltedigtning, p. i35 ; trad. ital., p. i32. — Cf. P. Meyer, Girart de Roussillon, p. 137, note 8.

ATMERl ET HERMENOARDB Cllll

du conquérant légendaire de Narbonne; nous allons Yoir en effet que ce rapprochement présente de sérieuses difficultés.

Examinons d^abord les points de ressemblance qu^on a prétendu constater entre les deux personnages. Nos chansons de geste sont pleines du récit des luttes qu^Aymeri eut i soutenir contre les Sarrasins. Or le vicomte de Narbonne fit aussi deux expéditions contre les infidèles : la première de 1 1 14 à 1116 avec son frère Raymond Bérenger III, marquis de Barcelone et comte de Provence, contre les îles dlviça et de Majorque ^ ; la seconde en 1 1 34 pour porter secours au roi d^ Aragon, Alphonse I, qui assiégeait la ville de Fraga défendue par les Sarrasins. Il fut tué devant cette place le 17 juillet de la même année *• Enfin, de même que notre héros, il eut une femme du nom d'Hermengarde '.

Ce sont là les seuls traits communs entre Thistoire

1. Voy. les Gtsta triumphalia ptr Pisanos facta^ dans le Rec. des historiens de la France, t. XII, p. 349.

2. Voy. Orderic Vital, Rec. des hist, de la France, t. XII, p. 349.

3. Art de vérifier les dates, 3« éd., t. U, p. 3i6. — On t dit qu'Aymeri H, ayait eu, comme TAymeri épique, un filt nommé Aimer {Hist. littéraire de la France, t. XXII, p. 467). Cet Aimer aurait trouvé la mort en combatunt les Sarraûnt ; ce serait même lui, et non son père, qui aurait été tué à Fraga. Ces assertions sont inexactes; on a la preuve en effet qu'il mourut avant son père (Hist, gén, de Languedoc, i** éd., t. II, p. 414), et d'ailleurs, il ne s'appelait pas Aimer, mais Aymeri. U est mentionné sous le nom d'Aymericus, dans un acte de ii3o (ibid.^ preuves, col. 4^4*^)* Voici donc un prétendu trait de ressemblance qu'il convient d'écarter (cf. G. Paris, Romania, t. IX, p. 43).

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