CLXXIV INTRODUCTION
« Seignor vallet, o dist Guiz de Monpancier, « Or soient vostre, bien vos avront mestier, « Car n'afiert pas a nul franc chevalier « N'a duc n'a conte qui terre ait a baillier, « Que il enport son siège. »
Cet épisode, dont les divers traits se retrouvent dans un assez grand nombre de textes du moyen âge, a fait l'objet d'une dissertation très complète et très approfondie que M. G. Paris a publiée dans la Romania en 1880 ^ Nous ne pouvons entrer ici dans tous les détails de ce savant mémoire, mais il nous semble utile d'en donner au moins les éléments principaux et d'en reproduire les conclusions.
On a depuis longtemps remarqué les rapports frappants qui existent entre le passage ôiAymeri que nous venons d'analyser et certains récits d'un caractère légendaire qui se sont introduits dans différentes sources historiques. Fauriel, en son Histoire de la poésie provençale ^, a signalé à ce point de vue une curieuse anecdote que Geoffroi, prieur du Vigeois, dans sa chronique ^, a mise sur le compte de Guillaume IX, duc d'Aquitaine ^. Cette anecdote contient l'un des
1. T. IX, p. 515-546. — Les matériaux de cet article ont été réunis en partie par M. Reinhold Kœhler, qui avait annoncé depuis longtemps la publication dans la Romania d'une étude sur ce sujet.