ÉPISODE DES NOIX ET DES HANAPS BRÛLÉS CLXXXIX
par leur duc Frédéric II (i 230-1246), furent réduits à faire du feu avec des noix : « Nuces, aedificia coquinis crcmantur ^ »
Enfin, la même anecdote, avec une légère variante, est appliquée par Hermann de Lerbeke, dans sa Chronica comitum de Schoivenborg-, au duc de Holstein Geert (m. en 1341). Celui-ci aurait, dans une fête, brûlé de la vaisselle de bois pour les besoins de sa cuisine : « .... lignis pro coquina deficientibus, vasa mensalia pro focalibus comburit ^. »
Ce conte se retrouve également en Angleterre, dans le poème de Richard Cœur de Lion, dû en partie à un remanieur anglais du xiv'^ ou du xv^ siècle ^. On y voit Richard soumis par le roi d'Allemagne Modart ^ aux mêmes épreuves que les héros des récits précédents. Informé de la venue du prince anglais dans ses États, Modart fait défendre aux autorités de Cologne de lui vendre du combustible à n'importe quel prix-, mais Richard ordonne à son sénéchal d'acheter toute la vaisselle de bois qu'il pourra se procurer et de préparer un festin où seront invités tous les pauvres de la ville :
a And thc porc mcn al, so God you spedc,