Ibid., p
ALLUSIONS A DIVERSES CHANSONS DE GESTE CCXIll
Ces allusions nous expliquent la double qualification d'Aymer de Venise et d'Aymer le Chétif, sous laquelle ce personnage est connu dans l'épopée. L'auteur de la chanson d'Elie de Saint-Gille le cite également, mais les exploits qu'il lui attribue paraissent être en dehors de la tradition habituelle K II est question enfin d'Aymer dans le Siège de Narbonne ^ et dans la Mort Aymeri ^. Quant au vœu qu'on lui attribue dans Aymeri de Narbonne de ne pas se coucher
En tor entie ne en pales votiz.
avant d'avoir vaincu les païens, il se trouve rappelé dans la deuxième rédaction du Département des enfants d'Aymeri, contenue dans le ms. de la Bibl. nat. fr. 24369 (fol. b2 v°-53 r° i).
1. Dans cette chanson Aymar est représenté comme ayant tué un guerrier païen appelé Anséis de Carthage, nom qui appartient toujours dans l'ancienne épopée à un héros chrétien (éd. de la Soc. des anciens textes, v. 67, introd., p. xxi; cf. v. 2496).
2. Quar Aymers a l'aduré talant S'en est râlez en Venise la grant; La guerroia paicns en son vivant.
(Ms. de la Bibl. nat. fr. 24369, fol. -jb r"; L. Gautier, l.p. françaises, 2" éd., t. IV, p. 5.)
3. Ed. de la Soc. des anciens textes, v. 547-8, Sgi-S, 1384-7. Ce poème rapporte qu'Aymer le Chétif fut tué en Espagne, « a Porpaillart sor mer » ;cf. introd., p. ix). — On trouve aussi sur Aymer des récits très développés dans la compilation italienne du xiv* siècle connue sous le nom de Ncvbonesi (voy. Ep. françaises ^ 2« éd., t. IV, p. 37, 38, 42).