‹ Aymeri de NarbonneChapitre 192 sur 244 · CCLXXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CCLXXVIII INTRODUCTION

s'interrompt brusquement pour reprendre l'histoire de Galien (voy. ci-dessus).

L'analyse que nous venons de donner des versions de nos mss. 1497 et 335 1 nous montre aussi qu'il existe entre elles une parfaite ressemblance. Elles ont exactement le même fond et les différences communes qu'elles présentent vis-à-vis du poème ne permettent pas de supposer qu'elles soient dérivées chacune séparément de cette dernière source. Ainsi les quatre rois sarrasins qui gouvernent Narbonne sont appelés dans les deux textes, avec de légères variantes, Abel, Balaam, Rodouan et Esclamart, tandis que la chanson les nomme Baufumé, Desramé, Agolant et Dromon (v. 3o2-3). Dans tous deux, on voit après la prise de Narbonne Balaam se réfugier dans le château et prolonger la résistance jusqu'au moment où, forcé de se rendre, il est pendu par ordre de Charlemagne. Rien de semblable dans Toriginal. Nous remarquerons de plus dans nos deux romans en prose la similitude des noms des conseillers laissés par Charlemagne auprès d'Aymeri (Girart de Roussillon, Hugues de Berry, Amaury de Melans, Guion de Pierrelée), enfin l'analogie des détails de la délivrance de Narbonne par les efforts combinés d'Aymeri et de Girart de Vienne. On retrouve jusque dans le style des relations frappantes, et les phrases sont parfois à peu près les mêmes. Il nous suffira de citer en regard des morceaux tirés de chacune de nos versions; on y verra la preuve évidente que Tune des deux est calquée sur l'autre. Nous y joindrons également le passage corres-

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