La fi lie de Roland, acte 'j«, se. IV
Maudit soit le premier soldat qui fut arclier; C'était un lâche au fond : il n'osait approcher !
Ces vers sont de Girart de Vienne :
.C. dehais ait qui archiers fu premiers I
Il fu coars, il u'osoit aprochicr. (l'"d. TarlK'. p. 7.)
IV INTRODUCTION
jet de divers travaux. Mais le second de ces poèmes est resté jusqu'à présent inédit, et l'on s'est borné à en publier quelques fragments, d'après des manuscrits isolés et d'une façon trop souvent fautive.
Ainsi M. de Reiffenberg, dans son introduction à Philippe Mousket ', a édité 144 vers, pris au commencement de la chanson, d'après le ms. fr. 24369 de la Bibliothèque nationale. Or ce manuscrit, ainsi que nous le verrons , est l'un des moins anciens , n'étant pas antérieur au xiv^ siècle; de plus, son premier feuillet, fatigué par un long usage, offre en plusieurs endroits une écriture très effacée et peu lisible. 11 en résulte que la transcription de M. de Reiffenberg est remplie de lacunes et de fautes qui nuisent à l'intelligence du texte ^.
C'est aussi au ms. 24369 que M. A. Kressner a emprunté un fragment assez long d'A/me7^i de Narbonnc c^M^W a publié en 1876 dans VArchiv de Herrig ". Une édition faite ainsi d'après un seul manuscrit ne répond nullement aux exigences de la critique; mais au point de vue paléographique même, ce travail est médiocre et présente un bon nombre de lectures défectueuses^. De plus, Taiiteur a essayé de