ETABLISSEMENT DU TEXTE U
dre ; de plus, leurs textes sont semblables, en général. En un mot les mss. A^ et A- ont une parenté qui ne peut s'expliquer qu'en leur supposant un mcme modèle K
2° Nous arriverons à la même conclusion en comparant entre eux les mss. B^ et B^. Nous avons montré ci-dessus leur absolue identité. Ils ont à peu de chose près les mêmes leçons, et presque toujours les mêmes lacunes. Ainsi les vers SSyô-yy, très nécessaires au sens, leur font défaut à tous deux.
Néanmoins, ils ne dérivent pas Tun de Fautre.
B^ ne peut être une copie de i5^, car celui-ci présente après le v. 1859 un long passage interpolé que B^ n'a pas reproduit :
Fouques qui tint de Poitiers la contrée Fiert l'Alemant, que n'i fist arrestée,
Mort l'abati tout envers en la prée.
Lors 7' eu força le cri et la huée.
Bien a ce cop nostre gent confortée Et Alemans en ont douleur menée; Et le bon conte a la chiere membrée Descent a pie san:( plus de demourée.
Tel armeure com cil ot aportée Li a li quens despoilliée et ostée.
I. Il est difiicile de dire s'ils sont copies directemeni sur un même manuscrit ou s'ils s'y raiiachcnt par des intcimcdiaircs. Mais, en tous cas, leurs textes sont si semblables que ces intermédiaires ne peuvent qu'être fort peu nombreux. — Nous verrons plus loin que notre classement ne s'applique pas aux 3oo premiers vers du poème, pour lesquels /l' s'écarte sensiblement de /!'-.
L[i INTRODUCTION
Tant fu sa force d'Alemans redoutée Conques par euîs ne li fu devaée Sa volente\ c'est vérité prouvée^ Si con celui en fist la recordée Qui fu présent en icele meslée^ Et qui bien sot con la chose iert alée Et con li quens ot a cil desdossée La bone broigne a la maille serrée.
L'armure toute que cil ot aportée A le bon conte son escuier livre'e.
Le ms. B^^ d'accord avec les autres, réduit ce passage aux trois vers :
Mort l'abati tout envers en la prée.
Tel armeure com cil ot aportée A le bon conte son escuier livrée.
Le développement qu'offre ici le ms. B^ est sûrement l'œuvre du copiste. Il est en effet aussi inutile qu'insignifiant, et de plus, le vers
Tel armeure com cil ot aportée
s'y trouve répété avec une légère variante.
Quant au ms. jB\ son accord avec les autres en cet endroit serait inexplicable, si l'on supposait qu'il descend directement du ms. B^.
De même au v. 3740, B^ donne une leçon à peu près conforme à celle de A^ et A^ et surtout de C, tandis que B^ s'en écarte davantage.
A' A' Ainz cers ne dains ne prist saut de ramier, Ne corut mieuz, qant en le fet chacier.
C ne chavriex de ramier
Ne corut mais