P. XXXV
LIV INTRODUCTION
Seul li lorain qui estoient doré Valoient bien tôt l'or d'une cité,
les mss. B et C ont la leçon fautive et inintelligible : selles lorrain, au lieu de la leçon correcte fournie par
Le V. 1 592 que donnent A^ et A^ :
Et li .XX. autre furent assez puisné,
est omis par B et C. Or il est absolument indispensable au sens. En effet, il s'agit dans ce passage des messagers qu'Aymeri a envoyés à Pavie au nombre de soixante. Le poète vient de nous dire qu'on les avait répartis en trois catégories d'après leurs âges. ^ et C ne nous parlant ici que des vingt plus vieux et des vingt « jovencels aloses », sont évidemment incomplets, et ont tous deux une lacune en cet endroit.
Au V. 1966 :
Jusq'a Verziaus ne finent de brochier,
^ et C remplacent a Veriiaus par an Auvergne, La première de ces leçons est seule correcte. Il s'agit de Savari et de ses Allemands, qui sont mis en déroute et cherchent un refuge dans les murs de Verceil. La mention de cette ville est ici toute naturelle, puisque la scène se passe en Lombardie. Il est au contraire absurde de les faire fuir jusqu'en Auvergne.
Au V. 35o5 :
Et l'amirant lor fîst ses jeus mostrer,