AYMERI ET HERMENGARDE CXI
« sans ressemblance avec l'Hermcngarde de la légende. Lorsque son fils a besoin de secours, celle-ci s'ccric :
« Et je meismcs i seré chevauchant,
« L'auberc vestu, lacié riaiimc luisant,
« L'escu au col et au costé le branc,
« La lance el poing, el premier chief devant.
« Por ce que j'ai le poil chenu et blanc,
« S'ai je le cuer hardi et combatant;
« S'aideré je, se Deu plest, mon enfant '. »
L'histoire nous raconte que lorsque Raymond Bcrenger IV, comte de Barcelone, entreprit en 1148 le siège de Tortose sur les Sarrasins, il fut secouru dans cette expédition par Hevmengarde, vicomtesse de Narbonne, à la tctc des troupes de sa vicomte. » [L. cit.^ p. 1G6.)
MM. P. Paris et Jonckbloet ne sont pas les seuls, du reste, qui aient prêté leur appui à Topinion de Fauriel. Tous les érudits ont été longtemps d'accord pour reconnaître dans TAymeri des chansons de geste le vicomte de Narbonnc Aymeri IL M. L. Gautier dans la première édition de ses Epopées françaises -, MM. Milâ y Fontanals '^ G. Hofmann \ San-Marte •',