MANUSCRITS XXVII
manuscrit en 1736 dans une notice insérée dans les Mémoires de l'Académie des inscriptions et consacrée à l'étude de quelques anciens romans, alors en la possession de Foucault. Il indique entre autres « le roman de Roland ou de Charlemagne et du comte Aimcri, sur vélin, en vers de dix syllabes, imparfait au commencement ^ » Ce signalement se rapporte exactement à notre ms. du Mus. Brit., auquel il manque effectivement le premier feuillet.
Ce ms. présente une grande ressemblance avec le précédent (20. B. XIX). Son format, son écriture, son exécution et sa composition sont tout à fait identiques, et on peut le rapporter sûrement à une date absolument contemporaine ^. Comme lui, il est fort
cette ville, ci ayant appartenu originairement à Foucault. — Sur la dispersion de sa riche bibliothèque, voy. L. Delisle, Le Cabinet des vianuscriis, t. I, p. 378-379, III, p. 370, 378; Romania, t. VI, p. 628; le Débat des Hérauts d'armes (Société des anciens textes), Introd., p. XXXVI.
1. Discours sur quelques anciens poètes et sur quelques romans gaulois peu connus. Mém. de l'Acad. des iuscr. et belleslettres, t. II, 1730, p. 682. — M. Gautier a vu à tort dans le manuscrit mentionné par Galland « un de ces rifacimenti de la Chanson de Roland où l'on avait l'ait entrer l'épisode de la prise de Narbonne. » {Epop. franc., 2* éd., t. 111, p. 5 18.) — Le ms. Harl. i32i a été décrit par M. Fr. Michel dans son Rapport (p. ii3- 117), mais d'une manière insufiisante. M. Gautier en a fait connaître exactement le contenu dans sa 2* éd. des Epop. franc, (t. IV. p. 23). Voy. aussi Ward, Catalogue, t. I, p. 6Go-G63; Courayedu Parc, La Mort Aymeri, Introd. p. xxxi-xxxii.
2. M. Couraye du Parc (l. cit.) le croit plus récent et l'attiibue à la fin du xiii' siècle, mais nous n'y voyons aucun caractère qui justilie cette diflérence de date.
XXVIII JNTRODUCTION
peu orné, et il offre seulement trois miniatures. Les chansons qu'il contient sont les mêmes et sont données dans le même ordre. En un mot, nous avons affaire, si nous pouvons nous exprimer ainsi, à deux exemplaires d'une même édition. Voici l'analyse de notre ms. 1 32 1 :
Fol. I r°col. I (en réalité fol. 2, le premier feuillet faisant défaut). Girart de Vienne, ^viciai d'un titre ajouté postérieurement :
« Roman de Girard de Vienne et Estoire dou vaillant conte Aimery. »
Fol. 35 v° col. II. Aymeri de Nar bonne, précédé de la rubrique suivante :
« Si coumense l'estoire dou vaillan conte Aimery qui tant de bien fist en sa vie et tantes proeses. »
En tête du poème se trouve une miniature représentant Gharlemagne assis ; près de lui, Aymeri reçoit à genoux Tinvestiture du comté de Narbonne ; Hernaut de Beaulande se tient debout à côté de son fils.
Fol. 65 v° col. I. Département des enfants d^ Aymeri ^ (à la suite de la chanson d'Aymeri, sans aucune séparation.)
Fol. 89 ro col. I. Siège de Narbon7ie.
Fol. 118 r° col. I. Siège de Barbastre (précédé d'une miniature.)
Fol. 134 r° col. I. Guibert d' Andrenas (précédé d'une miniature.)