‹ Aymeri de NarbonneChapitre 9 sur 244 · MANUSCRITS XXIX · texte numérisé non relu

MANUSCRITS XXIX

Fol. 149 v° col. II. Mort d'Aymeri.

A partir du fol. i33, il y a de nombreuses interversions de feuillets qui rendent les recherches très difficiles ^ En outre, quelques feuillets, ont disparu.

3° Mus. Brit., Roy. 20. D. XL — Manuscrit du xiv^ siècle déjà mentionné dans le catalogue de David Casley ^, C'est un grand in-foL, sur vélin, de 69 centimètres de hauteur, comprenant Siy feuillets écrits sur trois colonnes. Il est exécuté avec beaucoup de luxe ; le premier feuillet, richement encadré, offre une grande miniature à six compartiments d^une assez bonne exécution; il y a en outre dans le cours du ms. 31 miniatures plus petites, et un bon nombre de lettres ornées. Les chansons quMl contient sont les suivantes :

Fol. I r° col. I. Garin de Mont glane.

Fol. 41 r° col. I. Giy^art de Vienne.

Fol. 63 r° col. 1. Aymei^i de Narbonne, précédé d'une miniature représentant Charlemagne devant les portes de Narbonne, avec la rubrique suivante :

« Ci comence Testoire d'Aymeri, comment il ot Nerbone et Hermengart a moullier. »

1. L'ordre régulier de la pagination a été dernièrement rétabli. Guibert cV Andvenas commence aujourd'hui au fol. lyS r°ctla Mort d'Aymeri au fol. 188 v».

2. P. 3o6. — M. Fr. Michel en a donné la description et en a publié les rubriques dans son Rapport (p. 80-84). — ^f- L- Gautier, Ep. franc., 2' éd., t. IV, p. 23; Ward, CataloguCy t. I, p. (33^- G54.

XXX INTRODUCTION

Fol. 77 r° col. III. Gommencement du Département des enfants d'Aymeri (environ 5oo vers) ^, con-

I. Ce morceau, qui se trouve également, ainsi que nous allons le voir, dans le ms. fr. 24369 de la Bibl. nat., correspond au passage compris du fol. 66 r" col. 1 au fol. 68 v" col II dans le ms. 20 .B. XIX. Il semble faire corps avec la chanson d'Aymeri, et lui sert en quelque sorte d'appendice. On y remarque trois tirades (une au commencement et deux à la fin), qui manquent au texte complet. Elles sont probablement l'œuvre d'un compilateur ou d'un copiste de manuscrit qui a composé la première pour faire la transition entre le poème d'Aymeri et le fragment en question, et pour annoncer celui-ci dans une espèce de sommaire :

En son paies fu Aymeri le frans.

N'estoit pas vieulz, mes chenu fu et blans. Il en apele la contesse vaillant, Puis li dist : c Dame, ne vous serai celans, « Il nous couvient partir de nos enfans. « Si m'ait Diex, que je en sui dolans. « Miex les amasse ci endroit demourans, « Mes avoec nous perderoient leur tans. « Si vient trop miex que chescun soit servans « Roy, conte ou duc qui a euls soit donnans « Tant que chescun soit riches et manans. « Je ne di mie Guibers en soit alans : « Ce est le mendre et le mains soufisans, « Cestui doit estre a nostre avoir partans. — En non Dieu, sire, » dist la dame sachans, « S'ainssi le faites, com estes devisans, « Ge me dout trop n'en soiez repentans, « Avant que past l'année. »

(Ms. 20. D. XI, fol. 77 r° col. III; ms. 24369, fol. 27 1° col. I.) Les deux dernières tirades ont pour objet de préparer les Enfances Guillaume qui viennent immédiatement après dans les mss. 20 .D. XI et 24369. L'auteur, en effet, semble avoir voulu y concentrer tout l'intérêt sur Guillaume et faire l'annonce de ses futurs exploits :

Aymeri fu tout droit en son estant,

Guillaume esgarde par moult fier mautalant :

« Biau fiiz, .) dist il, « pour quoi m'alez moquant ?

Page 1