‹ Aymeri de NarbonneChapitre 93 sur 244 · INFLUENCE DES RELATIONS AVEC L ORIENT CLI · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES RELATIONS AVEC L ORIENT CLI

La chanson du Pèlerinage de Charlemagnc décrit aussi des automates non moins surprenants que l'on admirait dans le somptueux palais de Tempereur de Constantinople. Ce ne sont plus des oiseaux aux chants mélodieux, mais des enfants en bronze qui avaient chacun en leur bouche un cor d'ivoire dont ils sonnaient doucement « l'un haut et l'autre clair )), lorsque la brise de la mer venait les animer ^

Ces merveilles n'ont pas été, comme on pourrait le croire^, imaginées à plaisir par les poètes pour embellir leurs récits. Elles étaient, dit M. G. Paris, « en certains points, au-dessous des magnificences puériles qui s^étalaient réellement dans le palais de Constantinople ^. )) Les historiens nous en ont laissé des descriptions assez conformes à celles que nous trou-

luceant in nocic » {Ann. archéologiques, l. cit., p. 220). On peut citer également les vers suivants dQ Baudoin de Scbourc :

LJnc riche cscarboiiclc le inantcl ataqua,

Qui par la nuit oscure moult grant clarté gcta,

Comme fait li solaus que Uiex nous cnvoia

(Bartsch, Chrestomathie de l'ancien français, col. 3y(j.)

Ce trait se retrouve enfin sous une forme identique dans l'ancienne littérature espagnole :

Entre alnicna y almcnacsta una picdraçafira ; Tanto rcluuibra de nochc conio cl sol a média dia.

iJ. Giimm, Silva de romances vicjos.)

(Cf. la chanson Je Roland, éd. L. Gautier, v. 2(j33, et la chanson du Pèlerinage de Charlemagnc, citée par M. G. Paris, Romania, t. IX, p. II ; Girart de Roussillon, iiwd. de M. Meyer, p. xcix et 23. — \'oy. aussi les exemples donnés par M. Fio Rajna, Le origini delV epopea franccsc, p. 44Ô.)

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