SEIGNEURS ET CHEVALIERS FRANCAIS TUES
La liste suivante a été dressée sur tous les manuscrits de la chronique de Monstrelet qui existent à la Bibliothèque impériale et dont voici la désignation :
Ne ?680 (ancien n° 8344). — Un volume in-folio, vélin, reliure moderne en maroquin rouge, au chiffre de Louis-Philippe.— Les listes fournies par ce manuscrit sont très-courtes et très-incomplètes.
Ne 5016 (ancien n° 9662). — Petit in-folio, papier, relié en maroquin au chiffre de Charles IX. — Les listes des noms sont aussi incomplètes que celles du manuscrit qui précède.
Ne 2684 (ancien n° 8347). — În-folio, vélin, maroquin vert ; longues listes. — C'est le manuscrit qu'a publié M. Douët-d’Arcq pour la Société de l'Histoire de France.
Nes 2682-2683 (ancien n° 8345). — Deux volumes in-folio, papier, reliure du xvine siècle, en maroquin rouge fleurdelisé. — Ce manuscrit,
qui contient des listes longues et complètes, offre dans l'ortographe des noms de curieuses variantes.
Nos 2678-2679 (ancien n° 8299). — Deux volumes grand in-folio, reliure en
I] veau fauve au chiffre de Louis-Philippe.
N° 2683 (ancien n° 8347). — Ce manuscrit est intitulé : Histoire du règne du roi Charles VI. — Papier, à deux colonnes, in-folio, reliure du xviie siècle, aux armes de Béthune. — I] ne contient pas la courte liste de ceux qui ne furent « ne mors ne prins. »
N° 32 (Fonds La Vallière). — Trois volumes in-folio, écriture du xv° siècle, vignettes du xvi*, ébauchées à la plume en noir et en or ; vélin, reliure du xvue siècle en maroquin rouge.
No 6486 (ancien 98, Suppl. fr.) — Manuscrit du xv° siècle, papier, relié en veau au chiffre de Louis-Philippe.
L'auteur s'est servi également des non moins précieuses chroniques de Le Fèvre de Saint-Rémy, de Wavrin, de Pierre de Fénin, de Juvénal des Ursins, de Guillaume Gruel, etc... Aux noms puisés à ces sources dont l'authenticité n’est pas contestable, et dont l’auteur indique les diverses variantes d'après chacun des manuscrits consultés, il a cru pouvoir en ajouter quelques-uns que Monstrelet et les contemporains n’ont pas enregistrés, mais seulement sur le témoignage d'écrivains dont la probité historique ne peut être révoquée en doute. Il serait au surplus trop long d'énumérer ici les historiens et les documents imprimés et inédits consultés pour ce travail. On en trouvera le détail dans les pages qui suivent.
ALBON (Auwkoke D').-— La mort de ce personnage à Azincourt est attestée par le Père Anselme, dans son Hist. des Grands-Offciers (t. VIT, p. 204.)
Amédée d’Ausox, chevalier, seigneur de Baignols et de Châtilion-d’Azergues, était fils unique de Thibaut d’Albon, seigneur des mêmes lieux, et de Catherine de Varey. De sa femme, dont le nom est inconnu, il eut un fils qui fut le dernier de cette branche !.
Quelques généalogies font descendre cette famille des comtes souverains d’AIbon et de Grésivaudan, dont la filiation authentique s'établit depuis Guigues 1, mort en 940 ; et pourtant il n'y a même aucune conformité dans les armoiries. Les premiers comtes d’Albon portaient : d'azur au dauphin pamé d’or, langué, barbé et crété de queules, et ceux-ci : de sable à la croix d’or. Quoiqu'il en soit, le premier personnage connu de la famille d’Albon, André d’Albon, était chevalier croisé en {190 » [1 y a apparence qu’il était l’aïeul d'André d’Albon, seigneur de Curis au Mont-d’Or, vivant encore en 1990, par qui le Père Anselme et La Chesnaye-des-Bois font commencer la filiation suivie.
ALBRET (Le ConNÉTaBLE D’). — Charles de Labret (Fénin) ; Labreth Saint-Rémy, Monstrelet, n° 5016); Albreth (Monstrelet, 32, fonds La Vallière, 2680 et 2684) ; Lebret (Monstrelet, n° 2683.)
Charles I, sire d’Acsnet, comte de Dreux, vicomte de Tartas, Connétable de France : il était fils d'Arnaud-Amanieu, sire d’Albret, grand-chambellan de
1 P. Anselme, t. VII, p. 194 et suiv.
8 Annuaire de M. Borel d'Hauterive, année 1847.
France, mort en 1401, et de Marguerite de Bourbon, fille de Pierre, duc de Bourbon, et d’Isabeau de Valois, et sœur de Jeanne de Bourbon, femme du roi Charles V, dont Charles d’Albret était par conséquent neveu. En souvenir de cette alliance et par autorisation de Charles VI à Charles d’Albret, en 1389, ce-
lui-ci et ses descendants écartelèrent leurs armes qui étaient de gueules plein des pleines armes de France. — Charles d'Albret suivit Louis, duc de Bourbon, en
Afrique, en 1390. Créé Connétable le 7 février 140%, il combattit les Anglais en Gascogne en 1404 et 1405. En 1413 il fut nommé capitaine de Melun et il mourut à Azincourt, où il commandait l’armée française !.
Le premier sire d’Albret connu élait Amanieu, vivant en 1050, mais la filiation suivie de la famille ne s’établit clairement qu’à partir d'Amanieu IV, qui fit son testament le 2 août 1209.
ALÉGRE-EN-AUVERGNE (LE SEIGNEUR D). — La Liègre (Monstrelet, n°* 2678, 2683, 32, fonds La Vallière) ; ce nom ne se trouve pas dans les autres manuscrits de Monstrelet.
Il s'agit ici de Pierre ne TounzeL, dit D’ALÈGRe, seigneur de Précy, fils de Morin de Tourzel, dit Morinot, baron d’Alègre, et de Smaragde de Vichy. Il accompagna le roi en Picardie, en 1413, sous le duc de Bourbon, avec 20 écuyers. Il avait épousé Isabeau de La Trémoille, dont il n’eut qu’une seule fille, et il fut inhumé dans le même tombeau que son père, dans l’église de Notre-Dame de Clermont.
Séguin, sire de Tourzel, vivant en 1135, est le premier membre connu de la famille, dont la filiation suivie commence avec Assaillit de Tourzel, chevalier, vivant en 1275 *. — Les armes sont : de gueules à la tour d'argent maçonnée de sable, accompagnée de 6 fleurs de lys d’or posées en pal, trois de chaque côté, Les fleurs de lys paraissent avoir été ajoutées depuis le xv° siècle, car sur un sceau du # avril 1413 on ne voit qu’une tour seule : supports, deux lions : cimier, une
tour entre deux fanons de baleine ».
ALENCON (Le Duc n°). — On ne trouve pas ce nom dans Fénin ni dans les manuscrits de Monstrelet, n°* 2684 et 2680.
1 P. Anselme, t. VI, p. 205. | 2 Ibid. t. VI, p. 705 et suiv.
3 Titres scellés de Clairembault, au Cab. des Titres, Bibl. imp.
Jean, dit le Sage, duc d'Alençon, pair de France, comte du Perche, vicomte de Beaumont, seigneur de Verneuil, Fougères, Domfront et La Guerche, naquit au château d’Essay, le 9 mai 1385, de Pierre IT, comte d'Alençon, et de Marie Chamaillart, vicomtesse de Beaumont-au-Maine. Il servit dans l’armée du roi en 1404. Il tint le parti d'Orléans contre celui de Bourgogne, fit le 14 janvier 1409 alliance offensive et défensive avec son cousin le comte de Clermont envers et contre tous excepté le roi et le duc de Guyenne, et assista au siége de Compiègne en 1414. Le premier janvier de ladite année son comté d'Alençon avait été érigé en duché-pairie. Le duc commandait la seconde division de l’armée à Azincourt ; il y fit des prodiges de valeur, tua le duc de Glocestre, frère du roi d'Angleterre, abattit Henri lui-même d’un coup de hache sur son heaume et fut aussitôt massacré, bien qu’il eût relevé la visière de son casque en s’écriant : a Je me rends! Je suis Alençon! ! »
IFavait épousé, le 20 juin 1386, Marie de Bretagne, dame de La Guerche?. Il fut enterré dans l’abbaye de Saint-Martin de Séez.
Armes : De France à la bordure de queules chargée de hu besants d’argent.
ALOYER (PIERRE). — Ce nom n'est cité ni par Saint-Rémy, ni par les manuscrits de Monstrelet, n°° 5016, 2684 et 2680. °
Nous n’avons pu réunir aucun document sur ce personnage. Tout ce que l’on sait c’est qu’un gentilhomme du même nom, Aloyer, était en 1421 du parti du duc de Bourgogne, et que sous les ordres de Jean de Luxembourg il assistait au mois de juillet de la même année au siége du château de Pont-Remy ». Peut-être élait-il le fils de celui qui fut tué à Azincourt?
AMBRINES (Eusrace et ANTOINE D’). — Ambrive (Monstrelet 2684); Anbrunes (Monstrelet, n° 32, fonds La Vallière) ; Aubrumes (Monstrelet, n° 6486); ce sont les seuls manuecrits dans lesquels on trouve ces deux noms.
1 Journal d'un bourgeois de Paris, année 1415. — Elmbham, Vita et gesta Henrici V. — The battle of Agincourt, by Harris Nicholas, p. 258. — Hist. d'Angleterre par Lingard, t. VI, p. 82.
3 P. Anselme, t. I, p. 273.
3 Voir dans notre Grande Guerre, p. 408, le récit de la rude lecon de discipline qui Jui fut donnée par Jean de Luxembourg.
dr mms 2 +
Un pense‘ que cefte famille était artésiènne, maïs on n’a pu réanir #ecun dcument sur elle.
AMIENS [LE vioame D’). — On trouve ce nom dans les huit manuscrits de Monstrelet, dans Wavrin, Saint-Rémy et Fénin.
Baudouin d'Ailly, chevalier, dit Baugeois, sire de Picquigny, vidame d’Amiens, conseiller et chambellan du roi, plus connu dans les chroniques sous le nom de vidame d'Amiens. — Il était fils aîné et héritier de Robert d’Ailly, chevalier, seigneur dudit lieu, Fontaines et Boubers-sur-Canche, et de Marguerite, dame et héritière de Picquigny. Il épousa en 1387 Jeanne de Rayneval de laquellé il eut des enfants. — En qualité de vidame d'Amiens et de « sires hérifier » de Picquignv, il donna, le 30 juillet 1384, quittance d’une somme de 60 francs d’or que le roi lui donnait pour le soin qu’il avait eu de conduire les habitants du diocèse d'Amiens payer au roi certaine somme « par manière de composicion, » quand ce prince fit sa dernière chevauchée de Flandres. (Le sceau porte un écusson écartelé d’Ailly et de Picquigny ‘.) — Le duc de Bourgogne lui donna 500 livres de pension par lettres du 10 juillet 1405 *. Par lettres du décembre 1409, le roi lui accorda une pension de 1000 livres tournois : ceci est attesté par la quittance que donne Baudoin d’Ailly d’un terme de cette pension, le 26 mars 1411 ?. (Le sceau porte un écu à un chef échiqueté, qui est d’Ailly; cimier : un vase rempli de fleurs ; supports : deux lions.) Le duc d'Orléans le signala, en 1411, comme étant l’un des conseillers du roi qui lui étaient hostiles +. Le vidame d'Amiens assista à la bataille de Saint-Remy-au-Plais , en 1419. Il alla rejoindre le roi devant Bourges assiégée et lui apporta, avec l'amiral de France, « grant planté de finanse pour paier les souldoiers du siége 5. »
La famille d’Ailly, éteinte au xvut siècle, fut l’une des plus illustres de la Picardie. Ses armoiries étaient : de gueules à deux branches d'alisier d'argent passées
1 Dossier original au cab. des titres, Bibl. Imp.
# Collect. de Bourgogne, t. xx1v, Mss. Bibl. imp. et Documents pour servir à l'hist. de France et de Bourgogne, par La Barre, t. 11, p. 120.
* Dossier origin. au cab. des Titres, Bibl. imp.
& Chron de Monstrelet, ch. 69.
5 lbidem, ch. 89 et 93.
en double sautoir, au chef échiqueté d'argent et d'azur de trois traits 1. Avec ces armes, Baudoin écartela d’abord celles de Picquigny, fascé d'argent et d'azur de siz pièces à la bordure de gueules. Lorsqu'il fut tué à Azincourt il ne portait plus que les pleines armes d’Ailly.
ANGENNES (Jean D'). — Ce nom est fourni par le P. Anselme, dans sa généalogie d'Angennes, Hist. des Grands Officiers, t. 1, p. 421.
Jean d’Angennes était fils de Hugues d'Angennes, échanson du, duc de Touraine, et de Jeanne de Brouillard, dame de Marconville et du parc-Maintenon. Il n’était pas marié, ou, du moins, On ignore son alliance et il ne laissa pas de postérité. — Famille connue depuis Renaut d’Angennes, écuyer, en 1304, mais dont la généalogie suivie ne commence qu'avec Robert d'Angennes, aïeul de Jean ?. — Armes : de sable au sautoir d'argent.
ANVIN DE HARDENTHUN (Onaxczois D’}. — Ce personnage ne figure dans aucune des chroniques du temps, à l'exception de celle dite de Ruisseauville. On le trouve encore cité comme ayant été tué à Azincourt dans une généalogie autographe de Duchesne, parmi le recueil manuserit de ce savant historien, à la Bibliothèque impériale.
Guillaume d’Anvin de Hardenthun, dit Oranglois, était fils puiné de Guillaume d’Anvin de Hardenthun, écuyer, seigneur de Maison-Ponthieu, et d'Yolande d’Auxy. Ïl n'eut que deux filles 5. — Il appartenait à une ancienne maison du Boulonnais, connue dans cette prevince dès le commencement du xue siècle, et dont la généalogie suivie est établie depuis Philippe d'Anvin, chevalier, seigneur de Hardenthun et de Sarriquier, grand fauconnier de France de 1338 à 1353 +.
4 Nebiliaire de Ponthieu et de Vimau. — La Chesnaye des Rois, et Ea Morlière, recueil des plus illustres maisons de Picardie.
3 P. Anselme, t. 11, p. 491. — La Chesnaye des Bois et Moréri, dernière édition.
3 Recueil de Duchesne, aux Mss. de la Bibl. Imp.
+ Le P. Anselme. -— La Chesnay des Bois. — Duchesne, ut suprà, — et titres de la famille.
Cetle famiile, encore existante, porte : de sable à la bande d’or accompagnée de sir bullettes de même.
ANVIN DE HARDENTHUN (Jean). — Mème observation que pour le précédent.
Jean d’Anvin de Hardenthun, chevalier, était le frère puiné d’Oranglois qui précéde. Il n’était pas marié.
APPLAINCOURT ET SON FILS MESSIRE JACQUES (LE SEIGNEUR D’). — Haplaincourt (Monstrelet, n° 2684) ; Saint-Remy ne cite que le père, mais le nom du fils se trouve dans les différents manuscrits de Monstrelet qui ont été consultés.
Le seigneur d’Applaincourt s’appelait Jean et il était chevalier. Jacques d’Applaincourt, son fils, tué avec lui, et dont on ignore l’alliance, pourrait avoir éti le père d’un Jean d’Applaincourt, qui fut fait chevalier à la prise de Ponteaudemer, en 1449. Tous deux étaient issus de Hugues, sire d’Applaincourt, chevalier, vivant en 1165. C’est avec Jacques que commence la généalogie suivie de cette famille dont la branche aînée s’éteignit, le 10 février 1578, par le mariage de Sarah, dame d’Applaincourt, Fresnoy, Cerisy et Hamelaincourt, fille unique et héritière de Jean, seigneur d’Applaincourt, et de Barbe d'Ongnies, avec Jean d'Etampes, seigneur de Valençay, à qui elle apporta le beau château de ses ancêtres situé auprès de Péronne 1. — Famille éteinte. — Armes : d'azur à la croix d'argent chargée de cinq croissants de gueules.
ARCHERIES [Jean D'). — On ne trouve son nom dans aucune chronique : la Chesnaye-Desbois seul dit qu'il fut tué à Azincourt.
Jean d’Archeries, chevalier, gouverneur d'Alençon, fils de Jean d’Archeries, chevalier, seigneur dudit lieu, gouverneur de Pont-de-l'Arche, et d’Ide de Broches. Le roi Charles VI lui fit don en 1390 de 1000 livres tournois pour la belle défense qu’il fit au siége d'Alençon. Il avait épousé le 8 janvier 1381 Pérette de Stainville, dame de Liville-Stainville, dont il eut des enfants. — Cette ancienne famille normande, de l'élection d'Alençon, était connue depuis Philippe
1 Papiers de D. Grenier, à La Bibl. imp. et Mémoires généal. Mss. d'Haudicquer de Blancourt, t vi, p. 808, au cab. des Titres. — La Chesnaye des Bois.
d'Archeries, chevalier, qui accompagna Robert Il, duc de Normandie en Palestine, en 1036 1. — Armes inconnues.
ARGIES (MESSiRE PiERRE D'). — On trouve ce nom dans tous les manuscrits de Monstrelet, excepté dans ceux qui portent les numéros 5046 et 2680.
La généalogie de cette famille, l’une des plus anciennes du Beauvoisis, commence avec Hugues d’Argies, connétable de France sous Louis-le-Gros en 1109; la branche aînée s’éteignit en 1334, dans les maisons de Nesle, de Clermont et de Châtillon-Saint-Pol ; la seconde, dite des seigneurs de Lagny, au commencement du xve siècle, et la troisième, dite des vicomtes de Villers-Hellon, en 1562. — La Morlière 3 fait mention de Charles d’Argies, seigneur dudit lieu, duc et connétable de France, en 821, mais on ne cite ce fait, que rien ne justifie, que pour prouver jusqu'où peut conduire l’amour excessif des généalogies fabuleuses. — Ârmes : d'or à l’orle de merlettes de gueules.
ASSE (LE seicnEuR D’). — Les seuls manuscrits qui n'enregistrent pas ce nom sont ceux de Monstrelet, n° 5016 et 2680, et la chronique de Saint-Rémy.
C'est Foulques Riboulle, chevalier, seigneur d’Asse et de Laverdin, chambellan du roi, fils de Foulques-Riboulle, chevalier, seigneur des mêmes lieux, et de Jeanne de Montejan, en 1360 *. Il servait avec 29 écuyers en Normandie, sous les ordres du connétable, et donna quittance de ses gages, le 11 mai 1378. En qualité de chambellan du roi il donna quittance, le 16 janvier 1391, d'un terme de la pension de 200 francs que le roi lui avait accordée 5. (Sceau : écusson émanché de... et de... — Supports : un lion et un griffon.) Cette ancienne famille du Maine était issue de Foulque-Riboulle, chevalier, seigneur d’Asse et de Lavardin, vivant avec Emme, sa femme, en 1188 ‘. Les armes étaient : Eman-
1 La Chesnaye des Bois.
* Dossier original, au cab. des titres de la Bibl. imp.
3 Recueil des plus illustres familles de Picardie, p. 3825.
+ P. Anselme, généal. de Montejan.
5 Titres scellés de Clairambault, t. xcv, au cab. des Titres de la Bibl. imp. ‘ Hist. de la maison d'Harcourt, per La Roque, t. 11, p. 1484 et 1485,
ché d'argent et de sable; aliàs : émanché d’or et d'azur ! ; mais la première version est la meilleure.
ASSONVILLE (messine MaiLLarT D’). — Azmonville (Momnstrelet, fonds la Vallière, 32); Azinouville {Ibid. n° 2678); messire Baudrain d’Assonnerville (Tbid. n° 2684); rien aux n°° 5016, 2680, et dans Saint-Rémy. °
fl y a eu plusieurs familles de ce nom en Flandre et en Artois. Le Carpentier* prétend que celle à laquelle appartenait Maillart portait : d'ezw au chevron d’or accompagné de trois étoiles de même.
AUDREGNIES (Annouio D’). — Cité par Le Carpentier, dans son histoire du Cambresis.
Fils de Jean d’Audregnies, chevalier, seigneur de La Motte et d’Isabeau de Lannoy. Il épousa Marie de La Hamaïde. La généalogie suivie commence avec Jean d'Audregnies en 1202. Armes : d’or à cing cotices de gueules ?.
AUMONT (LE SEIGNEUR D’). — Cité dans toutes les chroniques, excepté celle de Saint-Rémy, et les n° 5016 et 2680 de Monstrelet.
Jean d’Aumont, dit Hutin, chevalier, seigneur dudit lieu, Chars, Chapes, Cléry et Méru, échanson du roi. Né en 1385 et fils aîné de Pierre d'Aumont, dit Hutin, porte-oriflamme de France, et de Jeanne de Mello, dame de Cléry, sa troisième femme. À l’âge de vingt ans il épousa, le 28 mai 1405, Iolande de Chateauvillain, de laquelle il eut trois fils et une fille. Il s’attacha à Jean-sans- Peur et le servit au siége de Bourges, en 141%, avec neuf écuyers. [Il n’avait que 30 ans quand il fut tué à Azincourt *. — Cette illustre famille, qui ne compte plus aujourd'hui qu’un seul représentant, était connue depuis Philippe d’Aumont, l’un des chevaliers qui assistèrent au tournoi d’Anchin, en 1076 5. Sa gé-
1 Suppl. Fr., n° 5225. Bibl. Imp.
8 Hist. du Cambrésis.
3 Le Carpentier, hist. du Cambrésis.
* Le P. Anselme, hist. des Grands-Officiers de la Couronue. 5 La Chesnaye des Bois.
néælogie suivie commence à Jean d'Aumont, sire dudit lieu, en 1248 !. —
Armes : d'argent au cheoron de gueules accompagné de sept merlelles de mème, quatre
en chef et irois en pointe.
AUSNE (uessire GuicHarT D’). — On ne trouve ce nom que dans les manuscrits de Monstrelet qui portent les n° 2681, 2678, 2683, 6:86 el fands La Vallière, 32. |
On n’a rien ‘trouvé sur cette famille dont le nom a dù évidemment être mal orthographié par le chroniqueur.
AUTEUX (ue pes). — On le trouve dans les mêmes manuscrits de Monstrelet que le précédent, et nulle part ailleurs. L'un d'eux (n° 3683) l'écrit Haultex.
En fait de personnage de ce nom on ne trouve que Jean des Auteux, chevalier, qui combattait squs les ordres du comte de Saint-Pol, :en 141%. Son #cean portait deux bandes ?.
AUTHIEULLE, SEIGNEUR DE WAVRANS (JEAN D’). — Autheville, seigneur de Waurins (Monstrelet, édit. Buchon); Wallerans (Ibid. n° 2683). Rien aux n°’ 2680, 5046, :2684 de Monstrelet, ni dans Saint-Rémy et Wavrin. |
[1 s’agit ici de Jean de Mailly, chevalier, seigneur d’Authieulle et de‘Wavrans, fils alné de Gilles de Mailly, chevalier, seigneur d’Authieulle et de Wawrans, et de Jeanne de Maizière. Il était allié à Marguerite de Fiennes, dont il-eut un fils La Morlière (p. 247) prétend que ce n’est pas lui qui fut tué à Azincourt, mais
bien son fils Louis de Maïlly, seigneur d’Authieulle et de Wavrans, allié à Marguerite de Gaasbeck. — Pour les armes et la notice, voir au mot Mailly.
AUXY (Le sElGNEUR D’). — Aussy (Monstrelei, n° 2678 et 2683). Deux manuscrits seulement, Monstrelet 2680 et Pierre de Fénin
dont les listes sont très-incomplètes d'ailleurs, ne rapportent pas ce nom. |
1 P. Anselme, — La Chesnaye des Bois, — Moréri, édit. de 4740. 3 Titres scellés de Clairambault, t. vi, au cab. des Titres de la Bibl. imp.
C'est David, sire et ber d’Auxy, chevalier, fils de Jean III, sire d’Auxy, Fontaines et Bulles, et de Catherine de Melun. Il accompagna le roi dans le second voyage qu'il fit en 1383 pour aller au secours du comte de Flandres. Il assista Pierre de Lully, son cousin, gentilhomme du Beauvoisis, quand celui-ci enleva Marguerite de Lenglantier, dame de Fransures, et il obtint du roi pour ce fait des lettres de rémission. [1 accompagna le duc de Bourgogne dans son expédition contre les Liégeois, en 1408, et assista à la bataille de Tongres !. Il fut armé chevalier la veille de la bataille d’Azincourt. De Marguerite de La Trémoille, sa femme, David eut des enfants. — La maison d’Auxy tire son origine, par généalogie suivie, de Hugues, ber ou baron d’Auxy en 1197. La branche aînée s’éteignit dans la personne de Jean, sire d’Auxy, grand maître des arbalétriers de France, sénéchal et gouverneur de Ponthieu, capitaine d'Abbeville, Oudenarde et Cour-
tray, chevalier de la Toison d'Or, mort après 1470; la branche cadette, dite de Monceaux et d'Hanvoiles, s’éteignit au milieu du xvue siècle et eut pour dernier
représentant Jacques, marquis d’Auxy, seigneur d'Hanvoile, Saint-Sanson et Martincourt, chevalier des ordres du roi, colonel du régiment Royal-Comtois, mort le ® mai 1745 à l’âge de 72 ans, dont la fille unique, Anne-Madeleine- Françoise avait épousé le 16 juin 1736 le duc de Fleury *. — Armes : échiqueté d’or et de gueules.
AUXY, SEIGNEUR DE DOMPIERRE, BAILLI D'ÂMIENS, ET SON FRÈRE (MESSIRE Paipre D’). — Toutes les chroniques enregistrent ce personnage, mais toutes ont reproduit la mème erreur, en disant que son fils fut tué avec lui : ce ne fut pas son fils mais bien son frère, comme on va le prouver.
Philippe d'Auxy, chevalier, seigneur de Dompierre, Ecouys, Bosc-Roger et Manneville, sénéchal de Ponthieu et capitaine d’Abbeville, puis bailli d'Amiens, était fils d'Enguerran d’Auxy et d’Isabeau de Goulons. Il se trouva héritier des biens de la maison de Marigny comme étant petit-fils d'Isabelle de Marigny, fille d'Enguerran de Marigny, m° du nom, comte de Longueville, laquelle avait épousé Hugues d’Auxy, seigneur de Dompierre, fils puiné de Jean I, sire et ber d’Auxy, de Fontaines et de Hangest-sur-Somme ; Hugues avait eu deux fils
i Monastrelet, ch. 47.
3 P, Anselme, t. vil, p. 106, et Nobil. de Ponthieu et de Vimeu.
d'Isabelle de Marigny ; l’ainé, Pierre, était mort sans alliance, et le second fut Enguerran, père de celui qui nous occupe. Philippe d’Auxy fut créé sénéchal de Ponthieu et capitaine d’Abbeville par lettres du 24 mars 1402 ‘. En 1404 il servait en Picardie sous le comte de Ligny avec une compagnie de quinze écuyers. Le 29 octobre 1411 il donna quittance de ses gages comme banneret servant avec quatre chevaliers bacheliers, dix-neuf tcuyers et vingt-quatre archers sous les ordres du duc de Bourgogne, pour chasser les ennemis du royaume ?. (Sceau : écartelé au 1 et 4 d'Auxy, au 2 et 3 de Marigny. Supports : deux lions. Cimier : une tête d'homme de profil). En qualité de bailli d'Amiens il reçut 30 livres à valoir sur ses gages, le 19 mai 1414 *. (Même sceau.) De Jeanne d’Estouteville, sa femme, il n’eut pas d'enfants. Il portait : écartelé au 1er et 4e échiqueté d’or et de gueules, qui est d’Auxy, au 2e el 3e d’azur à deux fasces d'argent qui est de Marigny.
Jean d’Auxy, frère juiné du précédent, fut tué avec lui. Il était sans alliance. Tous deux étaient beaux-frères de David de Rambures et oncles de Jean, Hugues et Philippe de Rambures, ses fils, tous tués à Azincourt. — Mémes armes que Philippe d’Auxy.
AUXY (RÉGiNazD, GuILBERT ET ALAIN D’). — Ils ne figurent que dans une chronique manuscrite, dite de Ruisseauville, citée par M. Roger qui y a fait quelques emprunts pour son livre intitulé Noblesse et chevalerie de Flandres, de Picardie et d’Arlois, p. 192 et suiv., ouvrage consciencieux et estimé.
On ne trouve dans la généalogie d’Auxy dressée par le P. Anselme, ni nulle part ailleurs, trace de ces trois personnages. Peut-être appartenaient-ils à une famille de Haussi, du Cambrésis, qui portait : de gueules au lion d’or, et dont Le Carpentier donne un fragment de généalogie *.
À VERHOULT (GuiLaumE D’). — Rien dans les chroniqueurs, mais
! Le P. Anselme, t. vit, p. 106. — Nobil. de Ponthieu et de Vimeu, t. 11. — Mss, généal. de l'abbé Buteux.
3 Titres scellés de Clairambault, au cab. des titres de la Bibl. imp.
# Ibidem.
* Hist du Cambrésis, t. 11.
mentionné dans La Chesnaye-Desbois et dans une généalogie dressée par d'Hozier pour la recherche de la noblesse de Champagne, par Caumartin.
Guillaume d'Averhoult, chevalier, seigneur dudit lieu et d’Helfaut, était fils unique de Guillaume d’Averhoult, chevalier, seigneur desdits lieux, et de Marguerite de Crésecques. [1 épousa Catherine de Névelin, dont il eut des enfants. Son cadavre, reconnu et recueilli sur le champ-de bataille d'Azincourt, échappa aux fosses communes du champ de la Gacogne et fut enseveli dans le caveau d’une chapelle de l’église de Saint-Denis, à Saint-Omer, où l’on retrouva son cercueil en 1808 !. — La Chesnaye-des-Bois, qui a donné une généalogie de cette famille, la prétend issue de Charles, duc de Bretagne, en 1192, dont le troisième fils, Jean de Bretagne, sire d'Averhoult, aurait adopté le nom de sa seigneurie et pris de nouvelles armes en conservant en franc-quartier celles de ses ancêtres ?. Dans la généalogie dressée par d'Hozier en 1670, un siècle auparavant, il parle de cette origine bretonne comme d’une tradition de famille recueillie par les hérauts des Pays-Bas, mais sans aucun fondement ou du moins sans aucune preuve, ce qui d’ailleurs n’était pas nécessaire pour justifier de l’ancienne noblesse de cette famille. Il déduit la filiation suivie depuis Jean d’Averhoull, seigneur dudit lieu, et Marie d'Havrech, sa femme, en 1275 *. — Armes : Fascé d’or et de sable de six pièces, au fran:-quartier d’hermines.
AZINCOURT er so rics. (LE SEIGNEUR DuDIT LIEU D’). — Deux manuscrits de Monstrelet seuls n'enregistrent pas ces deux noms; ce sont les n°’ 2680 et 5016 dont les listes sont les moins complètes.
Le seigneur d'Azincourt était Renaud d’Azincourt, chevalier, seigneur dudit lieu, Aubigny et Fontenay, échanson et chambellan du roi et baïlli de Gisors. 11 accompagna le duc de Bourgogne dans son expédition contre les Liégeois et assista à la bataille de Tongres, en 1408 *. Au mois de décembre 1409 il fut mandé à
1 Puits artésien, aunée 1837.
3 La Chesnaye-des-Bois, Dictionnaire de la noblesse.
3 Généal. dressée par d’'Hozier et produite devant M. de Caumartin, intendant de Champagne, en mai 1670. — Dossier original, au cab. des titres de la Bibl. imp.
& Chron. de Monstrelet, ch. 47.
Paris avec quelques autres officiers par le duc de Bourgogne pour l'y accompagner et pour y veiller à sa sûreté. Il accompagna, avec quelques aütres gentilshommes, le duc de Brabant envoyé par le duc ‘de Bourgogne à Paris et à Gien, lieu choisi poar terminer les différents qui existaient entre les ducs de Bretagne et de Ponthieu relativement à leurs seigneuries, te ®0 avril 4410 1. Il fut fit chevalier par le connétabe avant la bataille de Saint-Rémy-au-Plain, èn 1412 2. En qualité de seigneur d'Aubigny-en-Santerre, de chambellan du roi et de bah de Gisors, àl donne quittance d’un trimestre de ses gages, le 2 avril 1412 ?. — On ignore de qui Renaud était fils, car ka généalogie suivie de cette famille a’existe dans La Chesnaye-des-Bois que pour quelques degrés seulement et à partir -de la fin du xv' sièc'e. On sa qu’il épousa vers 1395 Péronelte Maïet de Villepèche, de la maison de Graville, dont il eut Valeran qui suit *.
Valeran d’Azincourt, tué avec son père à Afincourt, était sans alKance. — Cette ancienne familke, éteinte depuis longtemps, reconnaissait pour auteur ‘Renaud d’Azincourt, chevalier, sire dudit lieu, vivant avec Indeburge, sa femme, en 1198 5. — Armes : d'argent à l'aigle à deux tètrs éployée de gueules, becquée et membrée d'asur.
BACQUEVILLE Er s0N FILS MESSIRE JEAN MARTEL. (LE SEIGNEUR DE). — Le manuscrit de Monstrelet n° 2684 ne mentionne que le père. Aucun des deux ne se trouve ni dans SaintRémy ni dans les manuscrits de Monstrelet n° 2680 et 5016.
Guillaume Martel, chevalier, seigneur de Bacqueville et de Saint-Vigor, conseiller et chambellan du duc de Guyenne puis du roi, capitaine du Château-
1 Collection de Bourgogne, t. XXIV, aux mss, de la Bibl. Imp.
3 Cbron. de Monstrelet, ch. 89.
3 Dossier original au cab. des titres, Bibl. Imp.
* Dictionnaire de la noblesse par La Chesnaye des Bois.-— Généal. de du Haïhel, par Saint-Allais.
possier original au cab. des titres de la Bibl. imp.
Gaillard et porte-oriflamme de France. — Il était fils de Léonard Martel, chevalier, seigneur de Saint-Vigor, et petit-fils de Raoul Martel, chevalier, seigneur de Bacqueville, en 1288, avec qui commence la généalogie suivie de cette famille ! qui reconnaissait pour auteur Guillaume Martel, seigneur de Bacqueville en 1133. — Guillaume servait en qualité d’écuyer dans la compagnie de son compatriote Robert d’Esneval, sire de Pavilly, le 29 juin 1364. On le trouve au nombre des chevaliers de la compagnie de Mouton de Blainville, maréchal de France, selon la montre faite à Tours, le 5 septembre 1371 ?. Il était capitaine et châtelain du Château-Gaillard, le 28 juillet 1381, et fut témoin de l'hommage rendu au roi par le duc de Bretagne le 7 janvier 1403 *. En 1410 il était chambellan du duc de Guyenne *, et en 1413 du service du prince il était passé en la mênre qualité dans la maison du roi, mais on ignore la date des lettres-patentes qui lui conférèrent cette nouvelle dignité. Le roi l’investit, le 28 mars 1414, des fonctions de porteoriflamme de France vacantes depuis le 13 mars 1413 par la mort de Pierre d'Aumont, dit Hutin. Guillaume s'étant excusé sur son grand âge, le roi lui donna pour coadjuteurs son fils Jean Martel, et Jean Bétas, seigneur de Saint-Cler. Il fut nommé pour la seconde fois, et cette circonstance est digne de remarque, capilaine du Château-Gaillard, le 7 octobre 1415, et fut tué à Azincourt. — De Mahaut d’Estouteville, dame de Rames, sa femme, il eut pour fils aîné le suivant :
Jean Martel, chevalier, seigneur de Bacqueville, chambellan du roi après l'avoir été du duc d'Orléans, fut tué avec son père. Il avait épousé le 18 juin 1403 Guillemette de La Roche-Guyon, dont il eut une fille et un fils nommé Jean comme lui, qui continua la postérité. ‘
Sur des sceaux de 1377, 1378 et 1387, Guillaume porte pour armes trois marteaux, ? ct 1, et une bordure semée de besants : sur un sceau de 1401 la bordure a disparu et on ne voit que les pleines armes de Martel 5 qui sont : d’or à trois marteaux de gueules.
BAILLEUL (messinx JEAN DE). — Bailloel (Monstrelet, n° 2684);
{ P. Anselme,t. VII, p. 206 et suiv.
? Dossier de Blainville, au cab. des titres de la Bibl. imp.
3 P. Anselme, t. VIIL, p. 206 et suiv.
* Mss. fonds français, n° 7853, fo 4130, Bibl. Imp.
5 Titres scellés de Clairambault, au cab. des titres de la Bibl. imp.
— Ai —
Baleul (Ibid., n°* 2678 et fonds La Vallière, 32) ; le n° 2680 est le seul où l’on ne trouve pas ce nom.
Il y eut au moyen-âge tant de familles du même nom en Normandie, Ponthieu, Flandre, Brabant, Artois et Cambrésis, qu’il est difficile de se reconnaître au milieu d’un si vaste chaos : il y a tout lieu de croire pourlant que Jean de Bailleul appartenait à la famille flamande dont l’écusson était : de gueules au sautoir de vair. — Ce Jean de Bailleul accompagna le duc de Bourgogne contre les Liégeois en 1408 et assista à la bataille de Tongres 1.
BAR (Le puc DE). — Toutes les sources, à l'exception du n° 2684 de Monstrelet.
Edouard [If, duc de Bar, marquis du Pont, seigneur de Cassel était le troisième fils de Robert, duc de Bar, et de Marie de France. Il reçut du roi, le 12 novembre 1408, 1,500 livres à cause d’un certain nombre de gens d'armes qu’il avait entretenus le mois précédent. Il reçut encore et pour des motifs analogues 2,000 livres le 14 octobre 1410 et 1,000 francs le 8 mars 1411. A ces pièces pendent troissce aux identiques aux armes de Bar brisées d’une bordure engrélée : supports : une levrette et un lion; cimier : un arbre entre deux fanons de baleine *. — Edouard était encore sans alliance quand il fut tué à Azincourt où il commandait la seconde division de l’armée. — Cette illustre famille était issue de Louis, comte de Montbelliard, de Mouzon et de Férette, et de Sophie, comtesse de Bar, en 1044 ?. — Armes : d'azur semé de croit recroiselées au pied fiché d’or, à deux bars adossés, de méme.
BAR, SEIGNEUR DE PUISAYE (JEAN De). — Toutes les chroniques le désignent ainsi : Jehan, frère au duc de Bar : une seule, (Monstrelet, n° 2683) ajoute : et comte de Blaimont : Ce qui est une grave erreur, comme on le démontrera au chapitre concernant le comte de Blamont. Non seulement ils n'étaient pas une seule et
1 Chron. de Monstrelet, ch. 47.
2 Titres scellés de Clairambault, au cab. des titres de la Bibl. Imp.
3 Le P. Anselme, t. V, p. 506 et suiv. et t. VIII, p. 666. — Hist. généal. de la maison royale de Dreux, par À. du Chesne, p. 68.
même personme, mais ils n'appartenaient pas à la mème famille.
Jean de Bar, seigneur de Puisaye, Alluye, Brou et Mentmirail, était le sixième fils de Robert, duc de Bar, et de Marie de France, et le frère puiné du duc de Bar qui précède. Comme lui, il mourut à Azincourt sans alliance !. — Mémes armes.
BAR, comTE DE Mare (RoBent DE). — Toutes sources. — Robert de Marle, comte de Marle (Monstrelet, n° 2684); le comte de Marle (Fénin) ; Robert de Bar, comte de Melun (n° 2683).
Robert de Bar, comte de Marle et de Soissons, vicomte de Meaux, seigneur d'Oisy, Dunkerque, Warneton, Bourbourg, Burnehem, Roodes et Gravelines, grand-bouteiller de France et premier président lai de la chambre des comptes, le 6 octobre 1418. I] était fils de Henri de Bar, seigneur d’Oisy, frère aîné d'Edouard, duc de Bar, et de Jean, seigneur de Puisaye, qui précèdent, et de Marie de Coucy, comtesse de Soissons. Le roi avait réuni et érigé pour lui et ses descendants en comté sous le nom de Marle les chatellenies de Marle, de La Fère et de Montcornet, au mois d'août 1413. Robert commandait à Azincourt, où il fut tué avec ses deux oncles, le troisième corps d'armée composé des communaux de Picardie, de Normandie, d'Artois et de Champagne. — De Jeanne de Béthune, vicomtesse de Meaux, sa femme, il n'avait eu qu’une seule fille qui porta tous ses biens dans la maison de Luxembourg. En lui s’éteignit la maison de Bar *.
BAUFFREMONT EN CHAMPAGNE (LE SEIGNEUR DE). —Cité partout, sauf dans les manuscrits de Monstrelet, n°’ 2680 et 5046.
Jean, baron de Bauffremont et de Jonvelle, seigneur de Charnay, Vauvry et Margilley, était fils aîné et héritier de Philibert, baron de Bauffremont, et d’Agnès de Jonvelle. Il accompagna en 1409 le duc de Bourgogne à Paris *. En 1410 il servait sous le même prince avec un chevalier, trente-neuf écuyers et neuf
1 Le P. Anselme, t. V, p. 505 et suiv. ett. VITE, p. 566.— Hist. généal. de la maison royale de Dreux, par À. Du Chesne, p. 58 et suiv.
3 Ibidem.
# Hist. des Pairs de France, par Courcelles, t. VI.